EL ELU
__ Deux fois une augmentation de 0 gr. 15 à O0 gr. 20 est suivie, à une troisième ponction, d’une diminution de 0 gr. 15 et 0 gr. 25 (Obs. N°* 66 et 98).
— Enfin dans l’observation n° 93, on observe deux mois après la première ponction une augmentation de 0 gr. 35, l’albuminose passant de 0 gr. 40 à O gr. 75.
On voit donc que 15 fois sur 29 cas d’hyperalbuminose, celle-ci persiste au même taux ou est en augmentation deux à six mois après l'entrée et que si l’on y joint les cas dans lesquels le taux de l’albumine en diminution, n’est pourtant pas revenu à la normale, on arrive à un total de 23 cas sur 29 dans lesquels il persiste une hyperalbuminose au bout de deux à six
mois.
5) LA GLOBULINOSE.
Nous rattacherons à ce chapitre d’examen des hyperalbuminoses la question de la globulinose. Sur nos cent Cas, la réaction de Pandy fut trouvée neuf fois subpositive et une fois franchement positive à la première ponction. Dans tous ces cas, il y avait une augmentation du taux de l’albuminose au-dessus de 0 gr. 30. En particulier, dans les trois cas où l’albuminose dépassait 0 gr. 70 (Obs. N°*° 89, 90, 99), il existait une réaction de Pandy subpositive. Huit fois sur les dix cas de réaction subpositive à la première ponction, existait également une extension de la précipitation du benjoin colloïdal dans la zone méningitique.
Sur huit cas dans lesquels des examens ultérieurs
furent pratiqués, on notait la persistance d’une réaction subpositive à un deuxième examen dans cinq cas. À un troisième examen (les ponctions étant pratiquées en moyenne à deux mois d'intervalle), la réaction avait disparu dans un cas (Obs. N° 90), mais avec apparition d’une réaction de Meinicke subpositive ; elle se retrouvait dans deux autres cas (Obs. N°° 89 et 99).
Deux fois une réaction de Pandy subpositive à un premier examen ne se retrouvait pas à un deuxième (Obs. N°" 18 et 43). Enfin, dans un dernier cas, la réaction subpositive disparue à un deuxième examen se retrouvait positive à un troisième examen à l’occasion d’une rechute (Obs. N° 7). Dans cinq cas, il apparut une réaction de Pandy subpositive à un deuxième ou un (roisième examen seulement. Dans deux cas elle était en rapport avec la présence de sang dans l’un (Obs. N° 28), avec une réactivation dans l’autre (Obs. N° 46). Dans un troisième cas, il apparut à un deuxième examen une réaction de Pandy subpositive avec augmentation de l’albumine de 0 gr. 45 à 0 gr. 50 et extension de la précipitation du benjoin dans le onzième tube (Obs. N° 15). Dans les deux derniers cas, la réaction de Pandy subpositive s’observa à la troisième ponction seulement (Obs. N°° 97 et 98).
En résumé, la globulinose existait dix fois dans le liquide de première ponction, cinq fois elle apparut dans celui des deuxième et troisième ponctions. Il s’agit de réactions de Pandy subpositives, sauf dans deux cas (Obs. N°° 7 et 99).
On sait d’ailleurs, que Guillain et Gardin attribuent une importance toute spéciale dans la recherche des globulines à la réaction de Weichbrodt (22) qui ne s’est jamais montrée positive dans nos observations. (Nous ne tenons pas compte de la deuxième ponction de l’obs. N° 29, dans laquelle la présence de sang fausse les résultats).
2°, — Les réactions du benjoin colloïdal
Nous ne pouvons retenir que 90 observations pour l'étude de la réaction de Guillain, Laroche, Léchelle, dans le liquide de première ponclion.
En effet, nous éliminons un cas (Obs. N° 92), pour lequel nous ne possédons pas les résultats de cette réaction, et les neuf cas dans lesquels quelques hématies ont été signalées. Il est généralement admis que la présence de sang trouble les résultats de la réaction du benjoin colloïdal (23) —— ainsi que nous l’avons déjà dit il ne s’agit pas à proprement parler de présence de sang dans ces neuf cas (ce qui est confirmé par le fait que la réaction du benjoin colloïdal n’est modifiée par extension de la précipitation dans le onzième tube que trois fois sur les neuf cas). Toutefois, nous avons préféré ne pas tenir compte de ces cas litigieux.
(22) GuiLLain et GARDIN. C. R. Soc, Biol., 25 juin 1921, p. 143. (23) GUILLAIN, LAROCHE, LÉCHELLE. « La réaction du benjoin colloïdal », p. 65.