‹ Modifications du liquide céphalo-rachidien chez 100 malades internes pour troubles mentaux alcooliquesChapitre 21 sur 35 · C.-R..: Albumine : 0 gr. 30. — Leuco · texte numérisé non relu

C.-R..: Albumine : 0 gr. 30. — Leuco

— Benjoin : 00000-22222-10000. —— B.-W. et Meinicke négatifs dans le sang.

— 6-Pr-Psychose hallucinatoire chronique. — B.- W. négatif dans le sang. — L. C. R. : Albumine : 0 gr. 30. — Leuco. : 0. — Benjoin :

00000-00210-00000. — B.-W. et Meinicke négatifs.

— 7-Pu-Psychose hallucinatoire chronique. — B.-

W. négatif dans le sang. — L. C.-R. : Alb. :

0 gr. 30. — Leuco. : 0,2. — Benjoin : 00000- 02210-00000. — B.-W. et Meinicke négatifs.

— 8-Ar-Bouffée délirante. — Syphilis ancienne traitée. — B.-W. négatif dans le sang. — L.

C.-R. : Alb. : 0 gr. 30. Leuco. : 0,2. — Benjoin : 00000-02210-00000. —— B.-W. et Meinicke négatifs.

— 9-Be-Délire polymorphe. — B.-W. négatif dans le sang. — E. C. R: : Alb: : 0 gr. 18. — Leuco: : 0,2. — Benjoin : 00000-22221-00000.

B.-W. et Meinicke négatifs.

— 10-Pa-Délire de persécution sur fonds de débilité mentale. — B.-W. positif dans le sang.

— L. C.-R. : AÏb. : 0 gr. 30. — Leuco. : 3. — Benjoin : 00000-0221-00000. — B.-W. et Meinicke négatifs.

De ces dix cas d’affections psychiatriques diverses, exemptes d’alcoolisme, dans lesquelles les examens

de liquide céphalo-rachidien ont été pratiqués au mê-

me laboratoire et dans les mêmes conditions que ceux

de nos cent observations, nous retiendrons :

1° L'absence d’hyperalbuminose (malgré trois cas de syphilis certaine et un cas douteux).

2° La précipitation du benjoin colloïdal dans deux des tubes médians dans un cas, dans trois de ces tubes dans quatre cas, dans quatre tubes dans un cas, soit une précipitation dans quatre ou moins de quatre tubes médians dans 60 % des cas contre 25 % dans nos observations.

3° La précipitation du benjoin colloïdal dans le onzième tube une seule fois, soit dans 10 % des cas contre 30 % de cas de précipitation dans la zone méningitique, allant jusqu’au treizième tube dans nos observations.

Ce n’est donc pas à une qualité spéciale de benjoin, ainsi qu’on peut le constater parfois (24), qu'est due la fréquence de la précipitation dans les cinq tubes médians ou dans la zone méningitique. Toutefois, nous ne nous croyons pas en droit de conclure en attribuant un caractère pathologique à la précipitation dans les cinq tubes médians.

Par contre, la précipitation dans les premiers tubes de la zone méningitique a un caractère pathologique indéniable. Nous rappellerons après les travaux de l’article de Courtois et Pichard (25) qui trouvent cette

(24) GUILLAIN, LAROCHE, LÉCHELLE. « La réaction du benjoin colloïdal », p. 124.

(25) Voir page 14.

Mate

modification dans 25 % des cas d’alcoolisme subaigu, les recherches de P. Abély, Royer et Durand (26), reprises dans la thèse de Royer (27) sur la fréquence de l'extension de la précipitation dans les premiers tubes de la zone méningitique dans divers types de psychoses et particulièrement dans les psychoses hallucinatoires chroniques, dans lesquelles ils retrouvent cette modification dans 23 cas sur 60, soit plus du tiers des cas. C’est sur cette analogie entre les pourcentages trouvés dans les psychoses hallucinatoires chroniques chez l’homme, et dans l’alcoolisme chronique que Courtois et Beley (28) se basent pour établir un rapport étiologique entre ces deux affections chez l’homme.

En réalité, Dublineau et Tarbouriech (29), reprenant l’étude de cette question sur 290 examens de liquide céphalo-rachidien dans lesquels la précipitation à droite du dixième tube se retrouvait 47 fois, montrèrent qu’une grande diversité de facteurs s’observait dans les antécédents de ces 47 malades et conclurent : « Cette diversité enlève à l’extension à droite de la précipitation, une signification étiologique précise ».

« La réaction du benjoin colloïdal ne présente pas de rapports avec l’hyperalbuminose globale du liquide céphalo-rachidien », écrivaient déjà Guillain, La-

(26) Ann. Méd. Psych. 1935, t. I, p. 311.

(27) Thèse Paris 1935.

(28) Ann. Méd. Psych. 1935, t. II, p. 109.

(29) C. R. du Congrès des Méd. Al. et Neur. de Bruxelles, 1935.

mnt Nues

roche et Léchelle dans leurs premiers travaux (#0), et les travaux ultérieurs n’ont fait que confirmer cette assertion (31). Par contre, ces auteurs signalaient sa fréquente coexistence avec la globulinose (30). Avec la réserve qu’ils avaient en vue, les cas de syphilis du névraxe et la réaction de Weichbrodt surtout, avec précipitation dans la zone syphilitique, nous noterons dans nos observations, la coexistence, dans 8 cas sur 10 de réaction de Pandy subpositive à la première ponction et d’une extension à droite de la précipitation du benjoin.

3°. — La tension rachidienne

L’élévation de la tension rachidienne chez les alcooliques chroniques était rarement signalée dans les travaux que nous avons consultés. Sans doute cette modification est-elle trop peu marquée, en général, pour avoir attiré l'attention. Nous l’avons retrouvée pourtant avec une fréquence qui nous a paru digne d’être notée.

Nous soulignerons d’abord les précautions qui ont présidé à la mesure de cette tension rachidienne, précautions d'autant plus indispensables que la variation au-dessus de la normale est le plus souvent minime.

(30) « La réaction du benjoin colloïdal », p. 108. (31) RaBEAu, Thèse Paris 1921. P. ABéLy, ROYER et DURAND, loc. cit., etc. etc.

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