‹ Modifications du liquide céphalo-rachidien chez 100 malades internes pour troubles mentaux alcooliquesChapitre 9 sur 35 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La guerre est venue hâter la fin de nos études à la Faculté. On comprendra que notre premier témoignage de reconnaissance s'adresse à ceux qui ont déjà donné leur vie, à ceux qui combattent et qui souffrent, actuellement, pour la défense de notre civilisation.

Nous aurions aimé pouvoir consacrer notre activité, si modeste soit-elle, à ces derniers. Puisque cela nous est impossible, qu’ils trouvent au moins ici, l'hommage de notre fidèle souvenir et de notre admiration.

Nos parents ont consenti à de lourds sacrifices afin de nous permettre de continuer nos études. Nous leur en gardons une très profonde et très affectueuse reconnaissance.

Mais trop de noms se présentent à nous lorsque nous envisageons quelles bienveillances, quels dévouements, quelles affections ont aidé nos études. Il est difficile de les citer tous, plus difficile encore de les rejeter.

Nous voulons dire pourtant quelle dette de gratitude nous avons, à divers titres, contractée envers Madame BourcarT, Monsieur et Madame GERDOLLE, Madame et Mademoiselle SUEUR. Ils mériteraient beaucoup plus qu’une simple citation.

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Nous ne saurions nous borner dans l’appel nominal de nos parents et de nos amis, et leur affection s’effaroucherait d’ailleurs de la publicité de formules impuissantes à exprimer notre pensée et que nous voulons croire inutile, C’est pourquoi nous dirions immédiatement les Maîtres qui ont guidé le long et jamais clos apprentissage de notre métier, si nous n’avions un impérieux devoir à remplir auparavant. Certains de nos Maîtres se sont penchés sur nous afin de nous apporter le secours de leur science et de leurs soins dévoués. C’est à ce titre que nous gardons à l'égard de M. le Professeur BEZANÇON, M. le Docteur J. BERGER, M. le Docteur J. PÉRARD et M. le Docteur J. SALLET, une particulière reconnaissance.

M. le Professeur LaAIGNEL-LAVASTINE a bien voulu nous faire l’honneur de présider cette thèse. Nous le prions de trouver ici l'hommage de notre très vive gratitude.

Notre première année de stage se partagea entre les services de M. le Professeur BEZANÇON et M. le Professeur OMBRÉDANNE. C’est dans l'orbite de ces Maîtres que nous apprîimes le rudiment médical. Nous fimes ensuite un assez long séjour dans le service de M. le Professeur agrégé CHABROL. Nous avons beaucoup acquis tant du médecin que de l’humaniste qui s’allient si heureusement en lui.

Vinrent nos années d’externat : nous eûmes le bonheur de débuter chez M. le Professeur agrégé

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PETiT-DuraiLLis. Nous pûmes ainsi nous initier aux disciplines fécondes de la neuro-chirurgie qui apporte chaque jour de nouvelles acquisitions à la neurologie, et même à la psychiâtrie. Le souvenir des qualités de probité scientifique et d'humanité qui complètent cette grande figure de chirurgien et de la bienveillance constante que ce Maître nous a personnellement témoignée nous est très précieux. Qu'il veuille bien trouver ici l’expression de notre plus respectueux attachement.

Nous orientant dès cette époque vers la psychiàtrie, nous trouvâmes, au cours de notre seconde année d’externat, dans la personne de M. le Docteur HEUYER, le Maître le plus apte à nous encourager dans cette voie. Son enseignement, d’une clarté et d’une solidité sans égales, tant à la clinique de Neuro-Psychiâtrie Infantile qu’à l’Infirmerie Spéciale, nous a fourni les bases de notre formation psychiatrique.

Nous avons la plus grande reconnaissance envers ce Maître, non seulement pour les leçons qu’il nous a données, maïs encore pour la sollicitude qu’il nous a toujours manifestée.

C’est avec un vif intérêt que nous suivions les visites de M. le Professeur LÉVY-VALENSI qui fut notre dernier Maître d’externat. Sa culture inépuisable lui suggérait à propos de chaque malade un souvenir historique ou littéraire et laissait ses auditeurs sous le charme d’une évocation si vivante. Nous regrettons que nôtre nomination à l’Internat des Hôpitaux psy-

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chiatriques ait interrompu notre séjour dans le service de ce Maître à l’égard duquel nous avons une

profonde gratitude.

Nous avons trouvé auprès de M. le Docteur DUBLi- NEAU, dont nous avons été l’interne, un accueil qui nous a vivement touché. Il a bien voulu nous associer à ses travaux et nous instruire quotidiennement au cours de conversations qui nous étaient précieuses par les aperçus très originaux qu’elles ouvraient sur tous les sujets.

La meilleure part de cet ouvrage lui revient. Nous permettra-t-il de lui dire que les sentiments de très profonde reconnaissance que nous avons à son égard s’adressent, autant qu’au Maître qui nous enseignaïit, à l’homme si bienveillant et si délicat qui nous admit dans son intimité et pour lequel nous gardons un très profond et très respectueux attachement.

Au cours de l’année que nous venons de passer à Ville-Evrard et plus spécialement au cours des perturbations apportées dans le fonctionnement des services par la mobilisation, nous avons eu l’occasion d'apprécier l’enseignement et la bienveillance de MM. les Docteurs MiGNoT, CHANÈS, RONDEPIERRE et ME- NUAU. Qu'ils veuillent bien trouver ici l'expression de notre gratitude.

On sait l’importance qu'ont prise les conférences d’externat et d’internat dans les études médicales. Nous devons les connaissances médicales générales

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que nous possédons, notre nomination à l’externat, puis à l’Internat des Hôpitaux psychiatriques à l’enseignement de nos conférenciers : MM. les Docteurs J. SALLET, J. MALLARMÉ, G. ROUSSEAU, M. LECONTE.

Enfin nous remercions Mlle le Docteur LACASSAGNE qui, remplaçant M. le Docteur DUBLINEAU, nous a grandement facilité l'achèvement de ce travail.

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