‹ Moelle Osseuse Des Tuberculeux Et Histogénèse Du TuberculeChapitre 13 sur 59 · SET · texte numérisé non relu

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interfibrillaires. Cependant, dans quelques coupes, on trouve des capillaires nets. Il n'existe pas de vaisseaux danse la moelle des os. FE Dans la zone corticale, les fibrilles sont beaucoup plus serrées. Elles circonscrivent de petites logettes, par leurs anastomoses multiples et dirigées en tous sens. Les aréoles graisseuses sont beaucoup moins volumineuses. Les logettes renferment, les unes de la matière amorphe, les autres des cellules au nombre de une ou deux. | | a, Les nerfs de la moelle des os ont été étudiés par Variot et

Rémy (1) chez divers animaux et chez l'homme a l’aide de 2 imprégnation fe le chlorure d’or. Ges auteurs ont montré que

les nerfs suivent le trajet des vaisseaux et se divisent avec eux; ils sont appliqués à leur surface. Il existe des fibres à ayôlide et sans myéline, ces dernières plus nombreuses chez le lapin. On n’a pas trouvé de terminaisons nerveuses.

Ces notions d'anatomie topographique de la moelle osseuse une fois posées, il nous faut étudier rapidement les cellules médullaires. Nous nous bornerons à décrire ce que nous avons vu dans nos coupes, sans discuter les opinions des auteurs.

I existe dans la moelle des os trois grandes variétés des cellules : des globules blancs, des éléments contenant de l’'hémo- :

globine, catin, des cellules géantes. A

On trouve dans la moelle toutes les variétés de globules blancs, variétés qui ont été délimitées d’une part d’après les caractères du noyau et du protoplasma, d'autre part d’après les réactions colorantes des granulations répandues dans le pe otoplasma d’un certain nombre d’entre eux. |

On constate facilement dans les coupes colorées par l'éosine et l'hématéine des leucocytes mononucléaires nombreux. Leur. noyau est rond ou ovalaire, quelquefois de forme irrégulière. Il est limité par une fine membrane nucléaire représentée sur la coupe par une ligne très déliée ; la substance du noyau se colore

(4) G. VanioT et Rémy. Sur les nerfs de la moelle des os. Jour nal de l'anatomie el de La physiologie, 1880, vol. 16, p 273.

en violet clair par l'hématéine, elle est parcourue par un fin.

réseau chromatique présentant quelques points nodaux de coloration foncée. Le diamètre de ces éléments varie entre 8 u et 1155, dans la moelle normale. Quelquefois, mais plus rarement, le noyau à la forme d'un fer à cheval, dans ce cas il se colore en

violet plus foncé et présente un réseau analogue au précédent.

Le protoplasma se colore en rose par l'éosine. n présente le plus souvent un contour un peu irrégulier ; le noyau a souvent une situalion excentrique. de les limites de la substance du protoplasma n’est pas nette. Dans certains cas ce dernier présente des granulations sur lesquelles nous reviendrons.

Les leucocytes polynucléaires sont moins nombreux que les précédents. Ils présentent une forme arrondie, en général plus régulière que celle des mononueléaires. Ils contiennent de deux à quatre noyaux souvent fort petits, se colorant bien en violet par l’hématéine, mais présentant un réseau chromatique moins net que les mononucléaires. Tantôt le protoplasma se colore en rose par l’éosine; tantôt il ne prend pas ce réactif colorant. Leur volume varie entre 8 pet 40 y.

Les lymphocytes, quoique peu nombreux dans la moelle normale, sont faciles à déceler mème à un faible grossissement. Leur aspect est en effet très caractéristique. Ce sont de très

petites cellules à noyau très fortement coloré en violet entouré.

d'une mince couche de protoplasma. Dans certains lymphocytes la couche protoplasmique est si mince qu’elle passe facilement inaperçue et que tout l'élément semble constitué par un noyau

sans protoplasma. Dans certains lymphocytes le protoplasma est.

plus abondant et forme autour du noyau qui présente toujours les mêmes caractères une couche peu épaisse facile à distinguer: Pour étudier les granulations il faut avoir recours à d’autres réactifs: On sait que Ehrlich a distingué dans les leucocytes plusieurs variétés de granulations suivant leurs réactions colorantes :

ce sont des granulations éosinophiles qui prennent fociloment

les couleurs acides d’aniline notamment l’éosine ; des granulaions basiophiles qui se colorent par les couleurs basiques ; des granulations amphiphiles qui prennent indifféremment les

couleurs acides et les couleurs basiques ; enfin les granulations neutrophiles qui, n'ayant d’affinité ni pour les couleurs basiques, ni pour les couleurs acides, se colorent par un mélange de couleurs basiques et de couleurs acides. Ehrlich soutient qu’une mème cellule ne contient qu'une seule sariété de granulations. Mais Arnold (1) admet d’une part que la réaction colorante des granulations peut varier suivant le degré de concentration du liquide colorant, d'autre part, qu'un même élément peut renfermer diverses variétés de granulations. Cet auteur se demande si les cellules amphiphiles ne sont pas des cellules contenant à la

fois des granulations acidophiles et basiophiles, les unes ou les

autres étant mises en évidence suivant le réactif employé. En tout cas cette hypothèse est très vraisemblable, et les arguments de cet auteur sont fort difficiles à réfuter.

Les granulations éosinophiles se distinguent aisément sur:

des préparations colorées par l'éosine et l'hématéine. Sur des coupes colorées par le liquide composé d'Ehrlieh les noyaux des

ceilules apparaissent en vert plus ou moins foncé, les granulations éosinophilés en gris sale, les granulations ile en

violet foncé; enfin l’ bi be na une belle couleur jaune

orange ; ce réactif donne des colorations très nettes et très dif- PRES Les granulations basisphiles se colorent bien avec

une solution de ie Dans la moelle normale les granulations éosinophiles sont

nombreuses, elles sont contenues dans des leucocytes mono-

nucléaires ou dans des polynucléaires.

Les granulations neutrophiles encore plus nombreuses que les précédentes se trouvent dans les mêmes espèces de cellules. Les granulations basiophiles sont extrèmement rares; et peutêtre s'agit-il dans les cellules où nous les avons vues êe granu- lations none. maïs il est difficile de préciser ce point.

Les globules rouges nucléés découverts par Bizzozero et Neumanon sont caractérisés par ce fait que le protoplasma chargé

{D Fabius à ARNOLD, Zur morphologie und Biologie der Zellen der Knochenmarks. Virchou's Archiv., 1895, vol. 140, p. 411.

us

d'hémoglobine se colore en rouge cuivre ou rouge brique par l'éosine, en jaune orange par le liquide composé d'Ehrlich ; en faisant varier le point il donne des reflets cuivrés et comme métalliques quand il est coloré par l’éosine. Le noyau ne présente pas de contour net, il est comme diffusé dans la masse proloplasmique ; tantôt il se colore en violet foncé, tantôt en violet plus clair. La forme et le volume de ces éléments sont variables. Tantôt nettement arrondis, du volume d’un globule rouge ordinaire, ou plus grands, ils présentent quelquefois des bourgeons latéraux ii aux globules rouges. Malassez fait jouer un rôle important à ces Mr dans la formation des globules rouges. Enfin on trouve répandus au milieu des he cellules un’certain nombre de globules rouges typiques.

Ajoutons encore qu'à côté des éléments nettement différenciés, ‘il existe certaines formes intermédiaires qui établissent des transitions entre ces différents types de cellules.

Il nous faut maintenant décrire des cellules très curieusés que l’on trouve dans la moelle normale, mais qui sont particu- | . lièrement abondantes et volumineuses dans certaines moelles modifiées, nous voulons parler des cellules géantes. Mais avant. | d'aller plus loin, il faut nous entendre sur les termes que nous emploierons pour éviter toute confusion. Nous savons en effet qu'il existe dans le tubereule des cellules particuhères que l’on appelle aussi cellules géantes. Or nous aurons à les décrire longuement et à discuter leur nature dans le cours de ce travail. Si nous conservions le nom de cellule géante à la fois aux grandes cellules de la moelle et aux cellules du tubereule, cela nuirait certainement à la clarté de nos descriptions. Pour qu'il n’y ait pas d'erreur possible, nous désignerons les cellules géantes de la moelle des os sous le nom de myéloplaxes en forcant un peu et en élendant le sens que Robin donnait à ce mot. Il ne décrivait en effet sous ce nom que les cellules à noyaux multiples et non celles à noyau-bourgeonnant qui ont été étudiées par Bizzozero; nous nous croyons cependant autorisé à cette légère incorrection de langage dans l’intérèt de la précision de nos descriptions.

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