‹ Moelle Osseuse Des Tuberculeux Et Histogénèse Du TuberculeChapitre 29 sur 59 · VAT · texte numérisé non relu

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reste libre ; le contour du myéloplaxe est souvent plus régulier, le prétoplds hs de la ‘cellule géante tuberculeuse a souvent subi un commencement de dégénérescence caséeuse. Tous ces carac- tères réunis, le premier étant plus important que les autres,

… donnent à la cellule géante tuberculeuse un aspect très particulier

qui ne permet pas de la confondre avec les myéloplaxes. Autour des cellules géantes on trouve des cellules épithélioïdes avec leurs caractères habituels. Leur forme est irrégulière. Certaines ont un protoplasma gomme gonflé, ee granu- Jeux, leur volume est beaucoup plus able que es des Se normaux de la moelle. Leur contour est souvent polyédrique ou irrégulier avec des prolongements anguleux. Les

. noyaux de ces cellules sont un peu plus pâles, un peu moins

bien colorés que ceux des cellules normales ; certains d’entre eux rappellent cependant assez exactement les noyaux des leucocytes mononueléaires ; on y trouve la même membrane nucléaire mince, le même réseau chromatique délié avec ses points nodaux; mais le tout estmoins net, moins bien différencié. que dans les leucocy tes mononucléaires. Enfin d’autres cellules épithélioïdes ressemblent plus par leur noyau à des cellules fixes du tissu conjonctif dont elles ont conservé le noyau plus ou moins allongé. Au milieu de toutes ces cellules gonflées la trame de la moelle est conservée; on reconnaît encore vaguement les aréoles du tissu; par places même on trouve nettement Ja trace de la graisse des cellules graisseuses qui a été dissoute par les réactifs. La présence de ces dernières donné même au tubereule

de Ja moelle des 6s un aspect très particulier. Au milieu des

cellules épithélioïdes il y a des trous rappelant la présence des vésicules adipeuses ; le tubercule de la moelle est comme perforé ;

. mais faisons remarquer de suite que cette apparence est la con-

séquence d’un artifice de préparation, puisque les trous sont dus : à ce que la substance graisseuse qui les remplissait a été entraînée par les réactifs. De plus, les cellules épithélioïdes se colorant moins bien que les autres éléments, les tubercules paraissent

plus clairs, d’une texture plus lâche que les parties avoisinantes.

Enfin au milieu des cellules épithélioïdes on trouve un certain

nous avons vu qu'une partie de ces éléments pénètrent dans 1,

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nombre de leucocytes qui ont pénétré dans le petit nodule.

Quelques cellules migratiles sont mème situées en plein proto- | plasma des cellules géantes. Ajoutons que l’on voit en certaines

régions plusieurs cellules épithélioïdes à protoplasma gonflé, coloré en gris bleuté par la thionine, qui se réunissent par leurs bords; ils forment de la sorte des masses à protoplasma granuleux avec plusieurs noyaux TERRES de pti tes cellules géantes.

Enfin à la périphérie du tubereule on trouve un grand sa

bre de lymphocytes mélangés de leucocytes mononucléaires ;

l'épaisseur même du tubercule.

Les bacilles sont très rares et difficiles à ‘déceler dans les tubercules de la moelle osseuse. Surun grand nombre de coupes

nous n'avons pu en rencontrer que deux fois. Et encore, nous.

n'avons trouvé chaque fois qu’un seul bacille; l’un était contenu

dans une cellule épithélioïde, l'autre dans une cellule géante. ÿ Cette rareté des bacilles dans les tubercules à forme granulique ee ‘a été souvent signalée ; si nous ajoutons que la moelle des

os est un mauvais terrain pour l'infection tuberculeuse et

qu’elle en triomphe souvent, on ne s’étonnera pas du petit

nombre des bacilles contenus dans les tubercules médullaires. Le tubercule de la moelle des os présente: done la structure

des tubercules-des autres tissus avec quelques différences et

quelques particularités liées à la nature du terrain sur lequel

évolue l’infection ; caractères que nous avons signalés en passant. Nous avons montré l'importance du diagnostic entre la cellule géante tubereuleuse et le myéloplaxe, nous avons insisté : sur les propriétés qui permettent de les distinguer. D'autre part nous avons décrit ces cellules graisseuses à peu près intactes

que l’on trouve au milieu du nodule et qui, débarrassées par les

réactifs de leur contenu adipeux, donnent au tubercule de la moelle l’aspect d’un tubercule perforé ; aspect très caractéristi-

que et tout à fait spécial. Ajoutons que la néoformation tuberculeuse ne se produit pas sans amener des réactions dé voisinage très marquées.

Si la moelle des os prolifère quand il se produit une ééioi tuberculeuse à distance, à plus forte raison ses éléments doiventils se multiplier quand le tubercule siège dans la moelle des os mème. C’est en effet ce que nous avons observé.

La moelle où nous avons trouvé des tubereules présente une * prolifération énorme des cellules. Les travées ont un volume beaucoup plus considérable que les aréoles graisseuses qui sont très réduites. Les myéioplaxes sont augmentés de nombre. Par | places on voit de grands sinus gorgés de sang. Les artères présentent leur épaisseur normale et ne sont pas allaréés. Les fibrilles du tissu conjonctif ne sont pas épaissies et ont leur aspect grèle normal. Cependant sur d’autres coupes l'infiltration sanguine est plus marquée et il y a peut-être un peu d'épaississement des fibrilles avec formation de reticulum de fibrilles secondaires ne contenant que de rares cellules dans leurs mailles; en même temps

on cConslale une mince gangue conjonctive autour des artères.

La prolifération porte surtout sur les leucocytes mononueléaires ; les lymphocytes et les globules rouges nucléés sont assez nom-

breux également par contre les ou polynucléaires sont

beaucoup moins abondants. Les myéloplaxes sont nombreux, les cellules graisseuses à peu près normales. En somme la pro-

lifération cellulaire est identique à celle quise produit dans les

cas d’altérations tuberculeuses éloignées de la moelle. Nous venons de décrire le tubercule de la moelle osseuse tel

qu'on le voit à un moment de son évolution. II s'agissait de

tubercules jeunes et tout à fait au début de leur formation. Il est impossible d’après ce seul fait de fixer l histogénèse de cette

lésion et de se rendre compte de la manière dont se constitue le.

nodule tuberculeux dans le tissu médullaire. Cette étude histologique nous a permis de mettre en lumière certains détails qui, comme nous le verrons plus loin, présentent un intérèt théorique considérable. Mais ainsi considérés, ce sont des faits isolés dont on ne saisit pas la signification. Pour compléter ces données il faut s'adresser à l’expérimentation qui seule nous permettra de suivre jour par jour l’évolution des différents éléments

du tubereule. C'est en comparant les faits que nous avons

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conslatés avec les résullats de nos expériences que nous arriverons à nous rendre compte de l’évolution histologique et du mode de formation du tubercule de la moelle osseuse.

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