‹ Moelle Osseuse Des Tuberculeux Et Histogénèse Du TuberculeChapitre 30 sur 59 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE

Division: LI. Exposé des travaux antérieurs.

IT. Nos recherches sur la moelle osseuse.

IT. Formation et évolution du tubercule.

Ÿ 1 Exposé PRÉBACTÉRIENNE, avant la découverte di bacille de” des travaux ) 2 ou Koch.

5 antérieurs. BACTÉRIENNE, après la découverte du bacille.- ë s Nature Hp Virchow, Klebs; ee Wagner, Hip.

du tubercule. Martin, Kiener.

ë Langhans, Schuppel. 3 Pétrobe D don Heidenhaïn, Giov,) Cellules géantes et

Weis, Baumgarten,s épithélioïdes ne sont Laulanié. . .,. .) pas spécifiques.

Mode de s'utantes Langhans, Koster, Ziegler, Schuppel,

PRÉBACTÉRIENNE) bercule.

des cellules géantes Brodowsky, Cornil, Malassez, Kiener,. \ et épithélioïdes. Charcot et Gombault.

Le tubercule se développe aux dépens Dévs obinions.… : des cellules migratiles. |

= spécial au tu-

Le tubercule se développe aux dépens des cellules fixes.

Théorie des cellules( Koch, Metschnikoff, Gilbert et Girode, migratiles. . | Yersin, Borrel.

Théorie des cellules{ Arnold , Baumgarten, Brissaud et Toupet, AXES EE dent) Pilliet, Straus, Kostenitch et Volkow.

- Aux HÉpeR= tune seule cellule.

Auxdépens deplusieurs cellules.

Koch, Weigert, Baumgarten; Metschnikoff admet les deux opinions.

Théorie Dares Arnold, Yersin, Borrel,

À Kostenitch et Volkow.

Friedlander, Baumgarten.

Deux opinions, PÉRIODE

5 la cel- BACTÉRIENNE. Formation de

lule géante... . . .)] Théorieunicellulaire. .

cellulaire, . :

Formation du reti- CHE

bacille. Mais celui-ci peut agir par ses toxines sur les cellules épithéliales voisines et leur faire subir également la transforiuation épithélioïde.

À Les cellules mésodermiques englobent le

Discussion.

Examen histologique pratiqué jour par jour de moelles osseuses de lapins, dans lesquelles on à due directement des cultures II. Nos de tuberculose humaine. ; recherches. Des cultures de tuberculose aviaire inoculées dans les mêmes conditions ont déterminé des lésions plus diffuses, à évolution plus rapide, contenant plus de bacilles.

Les bacilles sont englobés par les leucocytes Dole el LT

d'abord, mononucléaires et cellules du tissu conjonctif ensuite.

Trois cas possibles :

4° Victoire immé- \ Bacille détruit immédiatement par les

diate de l'organisme.) leucocytes.

(a) Ro Cellules épithélioïdes. For-

2° Défaite \ ion: du Cubes: mation. Rôle.

III. de l'orga-{ 2 stades. Re Cellules géantes. Leur mode : Formation et) nisme.... LEE de formation.

évolution (b ; Caséification..

du tubercule. | | (a } Ne se produit pas par les Lorne

qui ne cessent de pénétrer dans le foyer:

mais sont impuissants.

90 ARE Are , | Origine cellulaire de la MA sclérose (Grancher). :

de POESIE * | (b) Se produit) Nous croyons qu'elle par sclérose.. .) est due à l'épaississe-

ment de la trame fibrillaire du tubercule.

La moelle osseuse est un tissu particulièrement favorable à l'étude de l’histogénèse du tubercule. On y trouve en effet

DJ

réunies toutes les variétés de leucocytes et des cellules du tissu

conjonctif. Aussi peut-on constater en injectant directement des

cultures de tuberculose dans le tissu médullaire si les leucocytes s'emparent des bacilles, et, le cas échéant, quelles sont les espèces de globules blancs qui englobent ces germes. Bien plus,

la moelle osseuse possède, comme nous l'avons vu, une trame

fibrillaire fondamentale très facile à mettre en évidence dans les coupes à cause de sa structure lâche et parce que cette trame y est moins cachée par les éléments cellulaires que dans les autres tissus. [l résulte de ces conditions anatomiques que l’on pourra se rendre compte d’une facon assez nette de la manière: dont se produit le tubercule fibreux car cette trame conjonctive joue, croyons-nous, un rôle important dans la production du tissu de sclérose.

C'est pourquoi nous avons été conduit à étendre le cadre de

er

robes

NE travail età étudier | ostnuse du tubereule. Cherchant

à déterminer la manière dont se produit et évolue le tubereule dans la moelle des os, nous avons du même coup acquis des notions d'une portée plus générale. Les phénomènes observés

au niveau du tissu médullaire, soit à l'aide de nos recherches

expérimentales, soit par nos constatations anatomiques, peuvent s'appliquer à l'étude de l’histogénèse du tubercule en général, La structure spéciale de ce tissu, ses réactions si vives en présence des germes, nous ont permis de saisir et d° interpré-

ter certains cit diigiles à observer dans d'autres régions. Nous ferons done l'étude de l'histogénèse du hate au niveau de la moelle des os; mais à ce propos nous serons obligés de discuter les principales opinions émises par les auteurs sur la production et l'évolution du néoplasme tubereuleux.

Nous passerons rapidement. sur les travaux, si importants

cependant, de la période précédant la découverte par Koch du bacille de la tuberculose. Cette période que l'on pourrait appeler anatomo-pathologique ou prébactérienne est tout entière remplie par les constatations histologiques. Ne connaissant pas le germe

de la maladie on devait se contenter de descriptions aussi

exactes et aussi délaillées que possible des lésions. On ne pouvait suivre expérimentalement les modifications du bacille et

des tissus ; et, si l’expérimentation avait permis de reproduire le

tubercule chez les animaux, on risquait cependant de considérer comme essentiels des processus accessoires et secondaires, de

regarder comme spécifiques: des altérations en réalité banales et communes à d’autres maladies. Quoique pendant cette période

prébactérienne on ail découvert des particularités analomiques

très intéressantes, quoiqu’on ait préparé la voie aux recherches

ultérieures, il existe cependant une certaine confusion dans les | 4,5 + . 4/ À L . .

conclusions des auteurs. C’est que le guide sûr, celui qui permet

de faire des recherches utiles et concluantes manquait, le germe

. spécifique de la maladie n’était pas découvert; nous signalerons

- donc rapidement ces premiers travaux.

Période Prébactérienne.

Dès les premières recherèhes on un noté l'importance des éléments lymphatiques dans la génèse et la constitution du tubercule et signalé la présence de cellules analogues à à celles. des ganglions lymphatiques dans la granulation tuberculeuse. Le petit néoplasme est formé suivant ces initio ét

par ces cellules dont on démontrera plus tard le rôle important dans les processus infectieux et dans la lutte de l'organisme contre les germes ; ces éléments mobiles, doués de la propriété de pénétrer dans les tissus et de s'y déplacer, sont les cellules

migratiles. Virchow (1) et ses élèves considèrent le. tubercule comme formé par de petites cellules rondes, analogues aux cel-

lules lymphatiques disposées dans un stroma ; aussi classe-t- il: le néoplasme tuberculeux parmi les Hrabortest Klebs (2), Koster (3) font naître le tubercule dans les réseaux lymphati

ques; Wagner (4) attire, l'attention sur J'analogie qui existe entre le tubercule et les ganglions lymphatiques, il montre que le tubereule est formé tout comme le ganglion lymphatique, par un reticulum dans lequel se trouvent des cellules, aussi crée-t-il le nom de tubercule cytogène. Cependant

tous les auteurs continuent à considérer le tubercule comme

une production lymphatique : c’est Hip. Martin (5). qui à la suite de ses imprégnalions par le nitrate d'argent assimile le tubercule des séreuses à la plaque laiteuse de l’épiploon ; Kiener (6) étudiant la tuberculose des séreuses, insiste également sur l'analogie de cette néoformation avec les An laiteuses ; mais il

(4) Vincnow. Pathologie cellulaire et traité des tumeurs.

(2) Kuess. Virchow’s Archiv., vol. 44, 1868, p. 286.

(3) Koster. Ueber Fungôse Gelenkentzundung. Virchow’s Archiv., vol. 49, 1869, p. 114.

el WaGNer. Archiv. f. HélhuREs vol. 11, 1870, p. 497, et vol. 12, 1871, p.

(5) Hip. Mann. Thèse, Paris, 1879, et Archives de physiologie, 1880, p. Le

(6) KieNer. Archives de physiologie. t. VII, 1880, p. 190 et 894 et Société de biologie, 1880, p. 93. /

$ ajoute que. ont du réseau vasoformateur dévie, ce derniers “hypertrophie puis subit la dégénérescence vitreuse.

Jusqu'ici nous ne voyons rien de spécifique, de caractéristique

du tubercule dans les lésions que décrivent les auteurs. L'origine

lymphatique du tubereule ne lui est pas spéciale mais il la par-

. lage avec nombre d’autres néoformalions. Aussi Les travaux des

auteurs se sont-ils presque aussitôt orientés vers la recherche d’un élément appartenant en propre à la granulation tubercu-

euse, et permettant d’en faire le diagnostic à coup sûr. Langhans (1 ) croit avoir trouvé quand, à la suite de Rokitansky, il

décrit la cellule géante tuberculeuse, quand il montre ses principaux caractères anatomiques : Situation périphérique de nom-

breux noyaux, prolongements, elc., quand il différencie la

cellule géante avec les myéloplaxes, les cellules géantes du

sarcôme, étc. Schuppel (2 ) mettant à profit les travaux antérieurs

et ses propres recherches, cherche à distinguer le tubercule du nodule lymphatique à l'aide des caractères suivants : ce dernier est constitué par des cellules mononucléaires plongées dans un

fin reticulum, il présente des Capillaires qu'on ne trouve jamais |

dans le tubercule; celui-ci contient des cellules géantes et épithélioïdes qu’on ne rencontre pas dans le ganglion lymphatique.

Mais bientôt il fallut en rabattre, et de nouveaux travaux vinrent

démontrer que cellules géantes et épithélioïdes ne sont nullement spécifiques. Heidenhatn (3 ) et Giov. Weiss (4), Baumgarten (5 } déterminent des cellules géantes en inoculant des corps étrangers sous la peau, ou dans Le: péritoine. Ziegler (6) produit de

même des cellules géantes et épithélioïdes en insérant sous la

peau des corps étrangers ou ses ingénieuses cellules de verre. Pour lui ces productions se rencontrent dans n'importe quel P

tissu de granulalion ; elles sont seulement plus accusées dans la

Paucrenlose Il était aan démontré que les CRUE géantes et

(4) Lanenaws. Vache Aréhes, vol. 42, 1868, p. 382.

w Scaurrec. Lymphdrusen Tuberculose. Thèse, Tubingen, 1871.

(3) HernenuaIx, Thèse, Breslau, 1872.

(4) Giov. Weiss, Virchow’s Archiv.: vol. 48, 1876, p. i

(5) BauwaarTex. Centralbl. f. medic. Wissensch.. 1816, Le 45, et ibid. 1878, D. (6) ZrecLer. Experimentelle Untersuchungen, etc. Vurzbourg, 1875 et 1876.

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