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aréoles ont en grande partie disparu, surtout à la périphérie de la coupe. Au centre, au voisinage du sinus, les aréoles graisseuses sont en grande partie conservées quoique diminuées de volume. Ge qui donne à la préparation un aspect assez particulier, c'est que les noyaux cellulaires ont une disposition radiée assez nette. Enfin on trouve de grosses artères dont la périartère est certainement épaissie. Les fibrilles du tissu conjonctif sont également plus épaisses que normalement. A l'immersion on constate que les fibrilles conjonctives sont épaissies près du sinus ; en même temps elles sont augmentées de nombre, des cloisons secondaires très fines venant séparer des amas de cellules. Ces cellules appartiennent presque uniquement à la variété des leucocytes mononucléaires ; ces leucocytes sont de volumes différents, mais ils ont leur aspect ordinaire. Les lymphocytes viennent immédiatement après comme nombre, les uns sont gros, d’autres petits; les globules rouges
à noyaux avec où sans bourgeons latéraux sont plusrares. Les leuco-
cytes polynucléaires sont très rares. Enfin il existe des cellules du tissu conjonctif appliquées sur les travées fibrillaires.
Vers la périphérie de la coupe, l'épaississement des fibrilles est encore plus marqué. Chaque cellule semble contenue dans une logette fibrillaire. On y voit des leucocytes mononucléaires à noyau très coloré. Les globules rouges nueléés sont plus nombreux qu'au centre de là coupe ; il existe une congestion assez marquée. On trouve des leucocytes mono: nucléaires à noyau en fer à cheval et de nombreux myéloplaxes
présentant un noyau en boudin, quelques-unes ont une petite vacuole
autour du noyau. Il y a des cellules graisseuses dont le protoplasma est un peu gonflé et le noyau allongé. On constate quelques rares figures kary tue.
Les granulations neutrophiles sont de beaucoup les Dites nombreuses, les éosinophiles sont rares ; les basiophiles ou amphiphiles relativement abondantes.
EXPÉRIENCE XHI | À , Inoculation directe de cultures de tuberculose humaine
dans la moelle osseuse. — Animal sacrifié après dix jours. e Tuberculose de la moelle. — Sclérose marquée de la moelle osseuse.
Lapin pesant 2,390 grammes. Recoit dix gouttes de tuberculose humaine désagrégée avec soin, dans le tibia droit.
L'animal est sacrifié dix jours après l’inoeulation.
La moelle osseuse présente une tache blanche au niveau du point
MAT De
d'inoculation : elle est rouge dans le fémur et dans le tibia du côté opposé.
Il n'y a pas de lésion des autres organes.
Examen den de la moelle, — À un faible grossissement on
constate immédiatement qu'il existe un épaississement considérable des
fibrilles trabéculaires et des couches périartérielles. Au milieu des fibrilles
beaucoup plus épaisses que normalement on constate la présence de nombreuses cellules; celles-ei ont en effet abondamment proliféré. Cette
prolifération, comme on peut s'en rendre compte avec de forts grossis-
sements, porte surtout sur les leucocytes mononucléaires, qui ont leurs caractères habituels. Les leucocytes polynueléaires sont très rares, et. ceux qui existent on les trouve surtout à la périphérie de la coupe. Les lymphocytes et les globules rouges nueléés sont assez nombreux ; enfin on trouve Le des myéloplaäxes qui ont leur aspect ardindi re.
La selérose trabéculaire est très intense; les fibrilles sont épaissies et présentent comme chez l'homme de fines fibrilles secondaires qui vont cloisonner les travées. Sur certaines coupes la sclérose périartérielle est peu intense et la couche fibrillaire périartérielle est seulement ébauchée. Sur d'autres coupes les fibrilles épaissies et multiphiées forment un épais
manchon périartériel. L'endartère elle-même a une épaisseur plus grande
que normalement. Dans les parties où la sclérose est la plus marquée, on trouve surtout des leucoeytes mononucléairês, quelques-uns de ceux-e1 ont un noyau en croissant; les léucocytes polynucléaires sont rares; il existe par contre des beaux myéloplaxes. Il y a quelques cellules du lissu conjonctif hypertrophiées par places. On ne constate enfin qe de rares figures de division indirecte des noy aux.
Le tubercule présenté. sa structure classique. Au centre on trouve une cellule géante ; elle contient cinq noyaux eton y voit un certain nombre
de bacilles. Autour de la cellule géante on trouve des cellules épithé- |
lioides. A la périphérie des ES épithélioïdes on constate enfin une couronne de cellules lymphoïdes. Ces dernières sont des lymphocytes ou de petits leucocytes mononucléaires. En certains points les lymphocytes ont pénétré jusqu'au centre du tubereule. La trame du tubercule est très visible et lui donne un aspect réticulaire très net ; à la périphérie du tubercule cette trame se continue avec les fibrilles très épaissies de la moelle osseuse environnante.
Moelle osseuse du côté opposé. — La bete du côté opposé à la lésion tuberculeuse présente une sclérose périvasculairé et trabéculaire manifeste, En même temps les cellules de la moelle sont multipliées. La
mulliplication porte iei encore surtout sur les leucocytes mononueléaires.
Les autres variétés de cellules sont toutes multipliées; cependant les
leuçcocytes polynucléaires sont peu abondants. Les cellules graisseuses sont épaissies. Enfin par places la sclérose périartérielle est très marquée.
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