‹ Moeurs, coutumes & industries canadiennes-françaises [microforme]Chapitre 80 sur 119 · CANADIENS FAVORABLES AUX AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

CANADIENS FAVORABLES AUX AMÉRICAINS

Si d’un côté, les royalistes se montraient parfaitement attachés à l’état de chose qui leur avait été fait depuis 1763, il n’en est pas moins vrai que tous les Canadiens n'étaient pas animés du même esprit. La majorité des paroiss:s de la côte du sud depuis Saint-Pierre jusqu’à Chambly et un nombre assez considérable des habitants de la côte du nord, n’auraient pas été fâchés de changer de gouvernement et de devenir républicains. En effet, la proclamation en date du 9 juin 1775 de la part du gouverneur général appelant les milices sous les armes demeura presque sans cffet, et depuis Chambly jusqu’à Saint- Pierre, c’est à peine s’il se trouva quelques brigades de volontaires ; le refus de s’enrôler fat presque général. La paroisse de Nicolet surtout influencée par l'énergique opposition d’un tribun de circonstance, nommé Rouillard ne voulait fournir aucun soldat ; mais sur les éloquentes représentations de MM. Ba. deaux et de Tonnancourt, dix volontaires se rendirent aux Trois-Rivières et firent partie du détachement composé de 67 hommes du gouvernement des Trois- Rivières, commandé par M. de Lanaudière fils.

fistoire du monastère des Ursulines des Trois-Rivières, Vol, I.

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