LA TERRE ET LES MŒURS (CITATIONS DIVERSES
Les lois doivent être relatives au physique du pays, au climat glacé brûlant ou tempéré, à la qualité du terrain, à sa situa-
tion, à sa grandeur, au genre de vie des peuples, laboureurs, chasseurs ou pasteurs ; elles doivent se rapporter au degré de liberté que la constitution peut souffrir, à la religion des habitants, à leurs inclinations, à leurs richesses et à leur nombre, à leur commerce, à leurs mœurs, à leurs manières.
Montesquieu.
Les habitants d'un pays conservent toujours à peu près le même caractère.
Machiavel.
L'empire du climat est le premier de tous les empires.
Montesquieu.
Il faut approprier les institutions à la situation géographique, au caractère national, à Taclivilé industrieuse, à l'état de civilisation du peuple.
Lamartine.
Les races douées d'une vitalité particulière et qui méritent le nom d'aulochthones absorbent et effacent les immigrations des autres races avec autant de facilité que la végétation d'un pays étouffe et fait disparaître les fleurs exotiques auxquelles la culture les force de céder momentanément la place. Une population nombreuse, d'un sang vif, d'un tempérament heureux, d'un caractère tranché, s'assimile sans peine des conquérants peu nombreux, détachés de leurs semblables, plus vite énervés par le climat.
Beulé.
Il y a deux sortes de peuples pauvres : ceux que la dureté du gouvernement a rendus tels, et ces gens-là sont incapables
cle presque aucune vertu parce que leur pauvreté fait une partie (Je leur servitude ; les autres ne sont pauvres que parce qu'ils ont dédaigné ou parce qu'ils n'ont pas connu les commodités de la vie, et ceux-ci peuvent faire de grandes choses parce que celle pauvreté fait une partie de leur liberté.
Montesquieu.
Il n'y a qu'une vraie et durable richesse, l'agriculture, qui nourrit beaucoup d'hommes, — comme il n'y a qu'une vraie civilisation, celle qui rend plus laborieux, plus religieux et plus citoyen.
Lamartine.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES