LE LYONNAIS
â.yoQ a sa mission en France, comme Paris a la sienne. Fantaisiste sur le bord de la Seine, l'esprit fi-ançais est méthodique sur les rives de la Saône.
Où est iemal? La France est ud immense cerveau dans lequel se balancent toutes les tendances, tous les spécialismes, pour fîonstiluer cette unité splcndide et multiple qui s'appelle la pairie.
Ne pas travailler est, à Lyon, une note déshonorante. Blâme qui veuille. Pour nous, rien ne nous parait plus beau que ce rôle net, uLile, en quelque sorte généreux, dans lequel se renferme la seconde ville de France.
Paris, musée d'art, d'initiative, de fantaisie intellectuelle. Lyon, atelier.
Acceptez celte distinction, Lyonnais. Elle vous fait honneur et constitue votre plus grand titre.
Donc le Lyonnais est soucieux de ses intérêts. Est-ce à dire qu'il conserve en toutes circonstances une attitude gourmée? Le croire, ce serait m'avoir bien mal compris. Il y a temps pour tout ici comme ailleurs, et nul ne sait mieux que le Lyonnais mettre à profit les heures de loisir que lui laisse le travail.
Le peuple de Lyon est actif, vivace, d'une gaieté communicative.
« Bon cœur, n'ayant pas trop de scrupules, il est toujours prêt à rendre service aux amis; ignorant, mais fin et de bon sens, ne s'étonnant pas facilement, on le dupe sans beaucoup d'efforts en flattant ses penchants, mais il parvient toujours à se tirer d'affaires... »
Tel est, résumé en quelques lignes par un observateur, le vrai caractère lyonnais.
Jules Lermina, Tour de France,