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LA VIE ATHÉNIENNE

Ceux qui croient; en débarquant en Grèce, trouver partout, (îès leur arrivée cette couleur locale dont les ont leurrés les guides, se préparent une bien cruelle illusion.

A Athènes, non-seulement les maisons, les rues, les boutiques ont un aspect européen et tout occidental, mais les habitants euxmêmes ont abandonné la fustanelle blanche et le fez rouge à long gland bleu pour la jaquette de drap et le chapeau de feutre noir, derniers produits de nos maisons de confection. C'est plus commode, moins cher, mais, hélas! bien moins élégant et gracieux.

Le palikare qui balance sa petite jupe en marchant se fait rare à Athènes; il faut aller en province pour le voir encore, et ce n'est qu'à l'époque des sessions de la Chambre que Ton peut contempler, sur le Stade ou sur la place de la Constitution, quelques vieux députés de province, à longues moustaches blanches, portant fièrement le costume national.

Le dimanche, le peuple fait diversion à ses occupations quotidiennes. Les artisans, les boutiquiers, les employés, vêtus de redingotes noires et suivis de leurs femmes en robes de Tavantdernière mode, en chapeaux à fleurs d'ungoût douteux, circulent lentement dans les rues et sur les places, avec une gaieté silenrieusc

Henri Belle, Tour du monde.

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