L INCONNU
' Ah! je te trouve enfin! Ça n'est pas malheureux !
LE CRÉDIT MOBILIER essaijant de se dégager.
Mais, Monsieur, que signifient ces procédés!
Chez moi! En public!
l'inconnu.
Que je te presse de nouveau sur mon cœur!
c'est un besoin impérieux.
(Il essaie de joindre t effet à la menace; le Crédit Mobilier le tient cette fois en res»
pect. )
LE CRÉDIT mobilier y froidemcnt.
Plus de ces violences , Monsieur, ou je vous fais jeter à la porte. Qui ôtes-vous?
l'inconnu.
Comment ! tu ne me reconnais pas? vrai?
LE CRÉDIT MOBILIER
Non , je vous assure.
l'inconnu.
Tu ne reconnais pas ton petit Gabriel , ton condisciple au collège , celui dont tu faisais les pensums et qu'il t*a valu de si jolis coups de martinet.
LE CRÉDIT. MOBILIER
Dans tous les cas, Monsieur, le moment est singulièrement choisi pour une reconnaissance. ' Il me semble que vous auriez pu attendre à demain.
l'inconnu.
Merci ! pour que les oiseaux fussent tous dénichés. {D*un ton de reproche.) Comment, camarade, vous faites une affaire, une superbe affaire, et vous ne songez pas à votre petit Gabriel. Ingrat!
LE CRÉDIT MOBILIER, Icvatit Ics t/eux OU ciel.
Souvenirs de Tenfance, voilà de vos coups.
Exécutons-nous; c'est le seul moyen de s'en délivrer. [A un commis.) Cinq éventualités d'action à monsieur.
L*ÏNC0NNU.
merci! merci! Dieu, que je te reconnais là!
Jeune, tu promettais tant! Et comme tu as tienul Viens de nouveau sur mon cœur, viens !
(Même jeu qu'auparavant.) LE CRÉDIT noBiuzK^' le repoussant avec perte. De la tenue, ou il n'y a rien de fait.