L AMBASSADEUR
puis donc compter sur le maintien du traité, Qoncer cette nouvelle à ma cour?
LE GRAND VIZIR
! comme ta bouche est pleine de vérités ; tes s distillent le miel. Que tes tulipes soient tou* épanouies.
LAMBASSADEUR.
:st convenu , n'est-ce pas?
LE GRAND VIZIR
elle prudence dans tes paroles ! quelle sagaians tes discours t Continue : ta voix est comme emier sorbet que Ton goûte après le jeûne du )dan.
l'ambassadeur. ut cela est fort beau; mais j'aimerais mieux 3romesse positive. {Avec fermeté.) J'ai droit de ndre.
LE grand VIZIR, les mains au ciel.
stice du maître des mondes ! ne t'irrite pas. ; détestons les méchants; nous ne voulons que en et la tranquillité.
f9% LA GIi£F
tfAMSASSADSUli,
Dans ce cas, nous restons en possession des avantages que nous confère le traité. Il y a eu une clef assurée aux Latins ; nous aurons cette clef.
LE GRAND VIZIR
Que ton rosier porte des fleurs en toute saison! Que Dieu éloigne de toi les mauvais songes.
l'ambassadeur, se piquant.
On me donnera cette clef.
LE GRAND VIZIR
La justice réside en toi; tout ce que tu dis est marqué au coin de la sagesse.
l'ambassadeur, d*un ton irèM^écidé.
Alors nous aurons cette clef 7
LE GRAND VIZIR, réduit.
Par la barbe du prophète, tu l'auras.
{ V4H»bassad€ur se retire dans la même pompe et avee le même eérémonial. On échange d^unepari les saints européens, de Vautre les saluts orientaux. Quand tout le monde est parti , les portes du sérail se r^erment. Le Grand Visir et le Kaimakqn sont restés seuls dans la pièce. En se regardant j ils partent d'un vigoureux éclat de rire.)