‹ Moeurs intimes du passé (volume 2)Chapitre 22 sur 71 · I.A Vaccine, par Hoilly · texte numérisé non relu

I.A Vaccine, par Hoilly

On a cité plusieurs précurseurs de Jenner, même en Angleterre (i), voire en France, avant Rabaut-

(i) La découverte de la vaccine fut attribuée, dans le propre pays de Jenner, à Nath, chirurgien de Shafsbury. (Cf. An examination of the report of the commitfee of the house of Cominnns, ^1 ihc clainis of rémunération for the vaccine pox inoculation, by D' Peahson. London, 1802).

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Pomier (1). On aurait pu en citer bien d'autres. Et si Ton veut, à tout prendre, contester à Jenner le mérite qui, pour nous, lui revient sans conteste, parce qu'il a su réaliser ce que les autres avant lui n'avaient qu'entrevu, on pourrait aussi bien remonter jusqu'aux Hindous.

Qu'on ne sourie pas avant d'avoir lu la suite : n'est-on pas allé jusqu'à écrire que « les Anglais, qui possédaioîU l'IIindoustan, pouvaient prendre, à tout instant, sur le fait, quelques-uns des prodiges de cette vaccine primitive ; le premier venu de leurs médoojjis pouvait sans peine en surprendre le secret, et, se l'appropriant, selon un usage trop commun, le donner à l'Europe comme une de ses découvertes ? » Et voilà comment Jenner aurait connu le secret : « la vaccine ne nous arriva point p.ar une autre voie (2). »

Comment donc s'y prenaient les Hindous ?

Ceux qui tiennent à faire m.ontre d'une érudition savante, vous diront que l'Esculape hindou, Dhamvontari, a parlé lui-même de la vaccine, dans son livre sacré, le Sataya Graham, l'un des Védas; dès lors, il y aurait eu non seulement obligation, mais piété à recourir au remède divin (3). On

(i) Vieux-neuf, t. I, Ipc. cit. L'anatomiste Du Verney aurait, dès 1705, parlé de la vulve vaccine.

(2) Ed. FouRNiER, op. cit., 269.

(?>) Voir la traduction du texte hindou dans le Mémoire sur In imrinlide. In par Moreau de Jonnès h l'Aradômic des

38o AToKt US [NTIMRS DTI P ASSK

(Ml arrive alors à celle eonelnsion : qu'un Anglais seul ])()ii\iiil être allé (hms IJlindoustan-; qu'un Franrais n'aurail ceitaiiiemcnt jamais eu l'idée d ouvrir le Sataya (Iraliam. : donc, que Jenner n'a ou qu'à rociioillir ce qui s'offrait à lui sans effort. C'fisI pousse]' le eliaii vinisnie — cl Tinjuslice — audelà (les l)()i iie< permises. Nous allons réparer celle-ci dans la niesiiie la plus lar^^e. eu nîsliluant à Jenner le liiérile (jui lui i'e\ ieiit ( i ).

Au moment où Jenner vint au monde, — il na- (juit à Berkeley, dans le comté de Gloccster, le 17 mai 17V). <'t était le troisième fils d'un révérend de l'Uni vei^ité d'Oxford, — la pratique de l'inoculation était réj)andue en Angleterre ; Jenner luimême, quand il fut en âge d'exercer la médecine, fut inoeulalenr.

11 a\ait élé lélèxe du célèbre John Hunier; le détail n'est pas inutile à consigner, surtout quand on veut bien se souvenir que Hunter eut le courage de s'inoculer à lui-même le virus syphilitique : c'est dire que Hunter était un fervent de l'inoculation, et que Jenner procédait de Hunter. H

Sciences, le 16 octobre 1826. (Cf. Spencer, Trad. historical in India; London, i8i4, in-4°, i48).

(i) Nous avons eu surtout recours, pour nous documenter sur Jenner, à l'excellent travail de P. Lorain, dont nous avons donné plus haut l'indication bibliographique, et que nous avons résumé, en y ajoutant notre contribution.

Je.\.\ek {CoUeclioii Saixt-Yves-Mesnako).

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est donc difficile d'admettre que la découverte du vaccin soit due au hasard ; c'est, en tout cas, un de ces hasards qui ne favorisent que ceux qui savent en tirer parti.

On sera curieux d'apprendre comment Jenner a découvert le vaccin, ou plutôt la vaccination ; nous empruntons le récit, plein de couleur, de P. Lorain.

« Etant encore écolier, à Sodburg, Jenner vit une jeune fille qui se déclarait inaccessible à la variole, parce que, disait-elle, elle avait eu le cow-pox (variole de la vache). Voici le texte anglais : « l cannot take that disease, for I hâve had cowpox ! »

(( C'était assez clair, et c'était clair pour tout le monde ; cette fille allait tenant ce propos à tout venant ; à qui voulait l'entendre, elle criait la découverte, vox clamavit in deserto. Jenner l'avait entendue comme les autres... mais il ne suffit pas d'entendre, il faut comprendre. »

Le narrateur ajoute que Jenner, qui avait été soumis, dans son enfance, à l'inoculation, n'avait jamais oublié les ennuis de cette opération, qui se compliquait de saignées abondantes, de purgations épuisantes et d'une diète sévère ; il avait donc le droit de garder rancune à une pareille opération.

J.enner connaissait, comme tous ses confrères, ou plutôt tous ses confrères connaissaient, comme Jenner, la tradition populaire relative au cow-pox ;

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mais, seul, Jeiincr avait cherché à en reconnaître le bien fondé. Alors que les autres médecins se montraient plutôt sceptiques, déclarant que nombre de gens, après avoir reçu le cow-pox, contractaient néanmoins la variole, que c'était affaire de tempérament, Jenncr avait foi, une foi inébranlable, dans l'efficacité du moyen, surtout après ses premières observations sur le vaccin, qui datent de 1775.

Au mois de mai 1780, « étant en route avec son ami Cardner, il lui communiquait ses idées, déjà très nettes à cet égard, le -priant de ne pas les révéler, de peur de raviver une petite persécution dont Jenner était l'objet : en effet, il avait fondé un cercle ambulant, qui se réunissait tantôt dans un village, laiilôl dans i'aulre, à époques fixes ; c'était une Académie au petit pied, où chacun apportait son tribut, qui un morceau de littérature, qui une fable ou une épigramme, d'autres un mémoire sur les sciences naturelles. Jenner y avait si souvent parlé de son cow-pox que, lorsqu'on lui voyait ouvrir la bouche, un toile général s'élevait et l'on s'écriait : voilà Jenner qui va encore nous parler du cow-pox ! Cette innocente plaisanterie l'avait rendu circonspect. »

On a souvent contesté à Jenner la priorité de son invention, et nous avons nous-même cité un certain nombre do ses précurseurs ; son biographe en convient tout le proniier. 11 rapporte qu'au temps de Charles II d'Angleterre, la duchesse de Clevc-

fand. qui, selon son expression non dépourvue de grâce, « tenait auprès du roi un emploi dont la beauté était le principal élément », disait, s'adressant aux courtisans qui voulaient lui donner l'appréhension de la variole : « Je ne crains rien; j'ai eu le cow-pox. »

Bien avant que parût le mémoire de Jenner sur la guérison de la variole par le cow-pox, une femme, du nom de Catherine Wilkins, q\ii avait été vaccinée à l'aide du cow-pox, était venue proposer à un médecin anglais, de lui inoculer la variole, ne la redoutant pas : l'expérience lui avait donné raison. Bien mieux, un fermier qui avait vu pratiquer sous ses yeux la même opération et, en comprenant îa valeur, s'y était soumis, lui et les siens, s'était rendu à l'hôpital d'inoculation de Londres, défiant les médecins de lui communiquer la maladie dont il se prétendait immunisé. Le défi fut accepté et le fermier se retira indemne.

On pourrait supposer qu'après cela on adopta la pratique du cow-pox. La routine et les préjugés ont la vie dure, ils triomphèrent une fois de plus ; seul, Jenner eut assez de volonté, assez de ténacité pour en venir à bout. Ce n'est pas à dire qu'il en ait triomphé à lui tout seul; mais il peut revendiquer, néanmoins, la découverte de la vac-

cine, parce qu' « il l'a cherchée, cultivée pendant de longues années. »

Dès 1788, dans un voyage à Londres, Jenner montrait à.Everard Home le dessin qu'il avait fait du vaccin à ses divers périodes. Ce dessin est le témoignage irrécusable des droits de Jenner à la priorité. Jenner crut longtemps que Ja vaccine n'était pas, originairement, une maladie des vaches, mais qu'elle était communiquée à celles-ci par les chevaux : en 1787, il montrait à son neveu, qui l'assistait le plus ordinairement, un cheval atteint du grease, maladie connue en France sous le nom d'eau aux jambes, et en Italie sous celui de giavardo (javard). II appela, en conséquence, le cowpox, horse-pox (variole du cheval).

En 1796, le i4 mai — la date est à retenir — Jenner avait pratiqué la première vaccination (i) ; l'année suivante, il cherchait à produire artificiellement le cow-pox, en insérant le grease sur le trayon des vaches. Dans un mémoire (2), daté de

(I) Jenner prit du vaccin sur là main d'une jeune vachère nommée Sarah Nelmes, infectée par la vache de .on maîï:.; îLl Ph-"""' P^' """ incisions superficielles, au bras de James Phipps, gros garçon de huit ans. Cela réussit parfaitement et le vaccin de cet enfant servit à vacciner plusieurs autres enfants James Phipps, soumis deux moTs plus tard a Imoculation de la variole, y fut réfractaire. La preuve était faite. (Loraïn, op. cit.). preuve

(2) Further observations on the variolœ vaccine, or cow-pox,,

1799, Jenner s'efforça en vain de soutenir l'identité de la vaccine avec les malandres des chevaux (i).

Il n'est pas douteux que Jenner ait attribué au horse-pox les vertus du cow-pox, quand on lit non seulement son travail primitif (2), mais encore une lettre de lui où il s'est très clairement exprimé.

Dans la lettre à laquelle nous venons de faire allusion (3), et qu'il adressait à un médecin de Vienne, Jenner ne paraît pas mettre un instant en doute que le vaccin puisse être pris sur les chevaux.

Si le cow-pox, écrit-il, est inconnu dans le pays que vous habitez, je présume que les domestiques hommes qui y sont employés à soigner les chevaux ne sont pas employés en même temps à traire les vaches. -En Irlande et en Ecosse, 011 les domestiques, hommes ne sont pas chargés de traire, la maladie est inconnue... Il est bien malheureux, si mon opinion sur l'origine de la maladie est exacte, que nous ne puissions pas la communiquer, par voie directe (4), des chevaux à la

in-4°, London, 1799; cité par Sprengel, Histoire de la Médecine, etc. (i8i5), t. VI, 5i9 (note 6).

(i) Simmons avait réfuté cette opinion de Jenner, dans Reflections on the propriety of performing the cœsarean operation; in-8°, London, 1798 (Sprengel, op. cit., 48i, note 2).

(2) Inquiry into the causes and the effects of the variole vaccine, dédié au docteur Parry.

(3) Elle est de 1799 (27 novembre), et elle a été publiée par Béhier, dans VUnion Médicale, 18Ç1, 2» trimestre, 38.

(4) Le mot est souligné dans le texte.

vache. Mais également la matière du cow-pox, lorsqu'elle est piûse sur le pis d'une vache et inoculée sur le pis d'une autre vache avec la pointe d'une lancette, ne produit pas la maladie ; du moins, aucun effet n'a suivi cette inoculation dans aucun cas qui soit venu à ma connaissance. Il y a donc là probablement quelque agent inconnu qui intervient pour rendre efficace le virus équin {eqiiinine virus).

Le grease était plus fréquent que le cow-pox ; inoculé à la vache, il donnait le cow-pox ; inoculé à l'homme, il produisait la même éruption que le cow-pox : aussi Jenner inclinait-il à le considérer comme la source première du cow-pox (i).

Le rapport que Jenner avait entrevu entre la maladie des vaches et celle des chevaux fut longtemps contesté ; et ce n'est qu'un peu plus tard que la grease reçut le nom de maladie vaccinogène du cheval (Lafosse) ; puis de maladie équine (Bouvier), analogue à la vaccine ; enfin, de horse-pox (Bqjjley), se rapprochant davantage de cow-pox.

« Horse-pox et coAv-pox sont donc bien, comme le pensait Jenner, une même maladie ; l'un engendre l'autre, en passant de l'espèce chevaline à l'espèce bovine, et tous deux engendrent la vaccine dans l'espèce humaine ».

Chose curieuse, on se servit, dans certains pays,

(i) Vaccine et Revaccination (Leçon de Saint-Yves Ménard, extraite de la Médecine moderne, È. d,, 9).

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du vaccin de cheval, avant de recourir au vaccin de la vache. En Lombardie et en Autriche, on u équinait », au lieu de vacciner. En Espagne, on aura recours, quelques années plus tard, au goat-pox (variole de chèvre) "(i)-

En même temps que Jenner, Georges Pearson mit en lumière plusieurs points que Jenner avait laissés dans l'ombre : non seulement, il s'assura que la vaccine, communiquée par inoculation, garantissait de la variole, quand la personne est atteinte de la fièvre spécifique et de l'éruption locale ; mais il démontra qu'elle ne se communique que par le contact immédiat de la matière contenue dans les -pustules, de sorte qu'elle est infiniment moins contagieuse que la variole ordinaire. Il fit voir, en outre, que la vaccine n'entraîne, le plus généralement, à sa suite, aucun accident redoutable {•?.).

Déjà on contestait que la vaccine fût dépourvue de danger ; bien plus, on soutenait qu'elle avait des conséquences fâcheuses et ne garantissait jamais de l'infection variolique. Un certain Jacob préten-

(i) Une lettre du docteur Heydec , datée de Madrid en i8o4. contient le passage suivant : « Le roi a fait inoculir tous les enfants trouvés avec le goat-pock (variole de chèvre, et cela a réussi. Nous faisons maintenant la contre-épreuve et nous enverrons les pièces du procès au docteur .Tcnn'r. » LoRAiN, Conf. cit., 34.

(2) Sprengel, t. VI, 48i.

LA VARIOLE SqI

dait avoir contracté la petite vérole par inoculation, dix ans après avoir été vacciné. Henri Jenner, le neveu de l'inventeur, dut prouver que ce Jacob n'avait pas reçu la véritable vaccine (i).

Turner ayant avancé que l'éruption particulière qui se déclare aux pis de la vache est produite par le virus variolique (2), Woodville réfuta cette assertion par des expériences décisives. Il montra (3) que plusieurs centaines de personnes avaient été mises à l'abri de la petite vérole grâce à la vaccine, et que l'éruption pustuleuse qui survenait parfois, n'avait aucune suite fâcheuse. Sans doute observait-on des inflammations érisypélateuses, même au bras inoculé, mais ce n'était pas un accident tellement redoutable qu'on dût, pour cela, renoncer à une méthode dont les bienfaits ne se comptaient plus.

, La perspective de voir bientôt disparaître complètement la variole engagea les habitants de Londres à souscrire, sous la protection du duc d'York, pour l'établissement d'un Institut de la vaccine (1800).

En Allemagne, les premières inoculations avec

(i) Die kuhpocken, etc., par C. G. Kuim; Loipsick, in-8, 1801, 33 (cité par Sprengel).

(2) Monthly magazine, 1790 (juillet), 425.

(3) Reports, etc., (sur une série d'inoculations faites avec la vaccine). In-8; London, 1799.

W'fwCoW-PoCK ^ or Ifcc PP'bnJirfidE/fec^s cf tt^

Cahicatlhe anglaise contre la Vaccine : Le ' (Estampe en couleur de Gillra^

oa/ation. /v.

%rveHlcux eiftlti de la nouvelle Vaccination. nmuniqui'p par M. Geoffroy).

Sq/j MOEURS INTIMES DU PASSÉ

le vaccin datent à peu près de la même époque ; de ii^enlc à Vienne ; dans le Holstein et dans le Hanovre. C'est également vers le même temps que la vaccine fut introduite dans notre pays. Thouret vaccina, le premier, neuf enfants avec du pus qu'il avait reçu de Londres (i).

Un médecin de Paris, Aubert, se rendit dans la Grande-BrcUigiK', pour apprendre de Jenner et de Woodville la meilleure manière de vacciner, et il donna, pai ja suite, la description de leur méthode I .' . WV.otIville fut, à son tour, appelé à Paris, où il vaccina cent quarante enfants (3).

, ^\■.ù-. av.nit de faire connaître comment s'introduisit chez nous la vaccine, nous devons mentionner quelques expériences curieuses qui avaient précédé celte impoilation.

Hiin- son ;isse(iihl.''e du i T) pluviôse de l'an IV, l'Ecole de Santé de Paris avait pris une délibération relative à des « expériences concernant l'inoculation du virus vérolique ».

On venait d'exhumer un cadavre de femme, inhumé depuis trente ans et enfermé dans un cer-

(i) Presque simultiinément. le D"" Colladon, de Genève, avait apporté à Paris du \ irus pris à Londres, et l'on avait fait À la Salpétrière. dan? le ser\ice de Pincl, des essais d'ailleurs infructueux.

(2) Aubert était n'vi'Tiu insuffisamment éclairé, mais rider était en marche.

(3) Beichs-Anzeîçier, jahr 1801, cité par Sprenc.el, VI, 56i, note 3.

Ddclciir WooDvii.i.E.

(Collection Saint-Yves-.Mknaiui

cucil de plomb, troint' l)icii conserve sur l'emplacenieiit. de la ci-<i('\iiiil T'ulisc <{('> C.ordeliers. Cette iiiojuic |)n''-ciilail h'^ .-i^'iicv t''\ i(l<'tit- de la variole.

Le directeur de ]'l>olc de Saiit('' a\ait imbibé des lils avec la maliric (!(•< boulons \arioliques, et demandé au iiiini>li<' I aiiloiisalion d'acheter quatre sinfi"es el si\ ii^nicaiix, destinés à être inoculés a\('C la iiialièrr des boulons pris sur la momie (i). Il roiisulla, en outrr, l'Iicole de Santé pour des expéiiciKcs à faiic sur (\c> aniinaux, puis sur des crimincl^ (■on(]arnn(''s à mort (•.)).

L a^M'iiildée Aoulut bien autoriser le directeur à faire do <'\p('i'i('tH'e< sur des anitnaux, mais auparavant elle airrta que la momie serait examinée par des commissaires, (jui en feraient un rapport. Quant à la demande d'e\])érimenter sur des criminels, l'assemblée remit à y statuer, <( après les observations que donneront lieu de faire les essais sur les aniînaux. »

Le ministic aidoiisa l'achat d'un seul singe, pour la somme de •.>oo francs. L'Fcole en fit venir deux autres, par l'occasion d»^ conducteurs d'éléphants et autres animaux venant de Hollande (3).

Au mois de veniôse an VII, le commissaire des

Ci) France Médli-aJc, n° ifi. ?') aoùl if)Oi, 298.

(2) Id., ibid., 297.

(3) Nous possédons une lollre aulogniphc, dntéc du 27 mes- Bidor an IV, adressée par le ministre de l'Intérieur « aux citoyens composant l'Ecole de santé de Paris », dans laquelle

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guerres mettait à la disposition de l'Ecole, pour ses expériences d'inoculation, des chevaux de réforme qui se trouvaient à Vaugirard et qui étaient destinés à l'abatloii'.

Si l'on nous demande, après ce' qu'on vient de lire, qui a introduit la vaccine en France, nous répondrons que les expériences que nous venons de rapporter étant restées sans résultats pratiques, c'est à un personnage dont le nom doit être honoré, à un philanthrope éclairé, le duc de La Ro- GHEFouGAUi.D-LiANcoi li r, quc doit en être restitué tout le mérite.

le ministre informe ces derniers, que les trois moutons qu'il a mis à leur disposition ne suffisant pas pour les expériences qu'ils se proposent de faire relatives à l'inoculation du virus variolique, il a donné des ordres au régisseur du domaine national.de Sceaux, pour leur en délivrer trois autres.

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