SUR LA VACCINATION ANIMALE
Le k avril i8o4, Chaptal fondait une Société nouvelle, qui prit le nom de Comité central (i), et fut composée des membres de l'ancien Comité, de savants et de fonctionnaires. Dès lors, tous les établissements d'instruction publique, les hôpitaux, les ateliers, l'hospice des Enfants-Trouvés, les sages-femmes, les jurys médicaux, les sœurs de charité, concoururent, sur tous les points de la France à y propager la vaccine. Les préfets et les médecins transmettaient, chaque année, au ministre leurs rapports sur ce sujet.
(i) Lorsque, par ordonnance royale du 20 décembre 1820, l'Académie de Médecine fut fondée, c'est à cette Compagnie que les attributions du Comité central furent transférées. Mais k Comité central resta en fonctions jusqu'en iSaS, époque' à laquelle il fut dissous, et l'Académie est restée en possession de la direction de la vaccine jusqu'à ce jour.
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A dater de lépoquc où le Comité central a été constitué définitivement par Chaptal. les rapports annuels de ce Comité furent soumis à l'Empereur, qui décréta, le i6 mars 1809, la conservation obligatoire du vaccin dans les principales villes de France (i).
Napoléon fut et resta un des plus sincères admirateurs de Jenner : en i8o/i, il lui avait envoyé une grande médaille, et Jenner profita des bonnes dispositions du Premier Consul à son égard, pour lui demander la grâce de deux de ses concitoyens (2).
En 1809, il fut question de créer une sorte de moniteur officiel, aux frais de l'Etat, pour vulgariser les bienfaits de la vaccine. Une lettre du ministre de l'Intérieur de l'époque, lettre que nous avons toutes raisons de croire inédite, adressée au rédacteur du Moniteur, M. Santô, nous paraît digne de figurer dans cet historique de la vaccine ; elle est datée du 29 juin 1809 :
Monsieur,
Le gouvernement a le désir de propager autant qu'il esl possible la découverte de la vaccine ; de la populariser par une foule de moyens ; et d'en étendre partout les bienfaits. Un de-ces moyens est la publication d'un bulletin médical qui serait consacré tout entier à celte partie ;
(i) Journal d'hygiène, 5 novembre 1896.
(2) V. the British médical journal, juin 1906.