‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 131 sur 134 · LA VIE T) F:TUDIANT, DE MURGER A NOS JOURS · texte numérisé non relu

LA VIE T) F:TUDIANT, DE MURGER A NOS JOURS

L'étudiant actuel est dépourvu, il faut bien le (lire, (l'originalité, d'individualité; la jeunesse des écoles n'est plus révolutionnaire, elle est syndicaliste, ou plutôt syndiquée pour la défense de ses intérêts corporatifs. Où sont les temps héroïques !

Groupés dans une Association générale, qui fonctionne aussi régulièrement qu'une Chambre de notaires ou d'avoués, nos étudiants ont des ambitions politiques et traitent d'égal à égal avec les pouvoirs publics. On les rencontre dans les antichambres des ministres et les couloirs' du Palais-Bourbon ; ils ont pignon sur rue et reçoivent les maîtres de l'heure.

Quelques dissidents, et nous sommes heureux de compter parmi eux les étudiants en médecine, ont renoncé aux avantages d'une association puiste, pour vivre d'une vie plus indépendante, bus avons plaisir à relever dans leur programme^ de fières déclarations, telles que celles-ci^ :

Lu iiicpris commun pour les basses besognes de la politique de clans et de rivalités, source de discussions et de haines épuisantes, tremplin de tous les arrivismes et pierre d'achoppement de toutes les idées fécondes, nous a préservés de l'influence démoralisatrice des luttes électorales... Nous n'avons jamais rabaissé les chocs d'idées à des heurts de personnalités.

Nos jeunes camarades se flattent, avec quelque

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