‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 30 sur 134 · FOU SUR UN VITRAIL DU XVI' SIÈCLE · texte numérisé non relu

FOU SUR UN VITRAIL DU XVI' SIÈCLE

(Musée du Louvre.)

médailles ou des peintures qui ont la prétention de nous restituer les traits du célèbre bouffon de

Louis XII ? Force nous est de nous en contenter, faute de meilleures sources de documentation.

Triboulet semble avoir été, en réalité, un pauvre être racliitique, dont la tête était si menue (1) qu'elle aurait pu être recouverte d'une barrette de la grosseur d'une orange. Il nous apparaît même franclionient bossu, dans un tableau de Boniface ou de Bonifacio (1500-1562), et dans une toile allégorique, conservée au musée de Gluny, intitulée : Au juste poids véritable balance, et due à Antoine Piguet.

Dans cette dernière oeuvre, il fait partie do la suite de François P"" (2). Aurions-nous là une preuve certaine de la présence de Triboulet à la cour du roichevalier ? On peut, du moins, présumer que la vie de Triboulet s'est prolongée au delà du règne de Louis XII, en* dépit de l'épitaphe qu'a composée, en manière de passe-temps littéraire, le secrétaire des finances du Père du Peuple.

A quelle date serait mort le fou royal? Nous ne nous attarderons pas à le déterminer, d'autres s'y

(1) V. la médaille de Francesco Laurano, que nous reprod| sons, et qui est une monnaie italienne du quinzième siècle.

(2) Des difformités, infirmités et maladies reproduites dans œuvres dart, par M. le docteur Brucuon fils. 1898.

LES OFFICES BURLESQUES DE LA COURONNE mi

étant employés, sans arriver à une solution acceptable. Il faut bien laisser quelque besogne à faire à ceux qui nous suivront.

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