‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 56 sur 134 · DO · texte numérisé non relu

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MOEURS INTrMES, IV.

LA VIE d'Étudiant a la renaissance 115

des licenciés, bacheliers et étudiants en médecine, accourus pour apposer leur signature sur le diplôme en parchemin délivré au nouveau professeur. Celui-ci, sa leçon faite, conduisait ses auditeurs chez le pâtissier, où il leur payait des gâteaux, afin qu'ils fussent d'autant plus exacts à son cours et lui dounassent son attestation 1.

Le futur licencié versait neuf sous deux deniers à chacun de ses juges; il leur fournissait, en plus, deux bouteilles de vin blanc par jour, ainsi qu'au bedeau de l'Université, « avec un certain nombre de pommes et d'oranges ».

Le jour de la discussion des points rigoureux, il donnait un écu à chaque docteur-régent assisftant ou non à l'examen, et à chacun des autres [docteurs libres, présents à l'acte ; à quoi il lui faltlait ajouter vingt sous tournois pour chaque processeur, comme représentation du dîner auquel [la Faculté avait droit, quand elle menait le futur licencié à l'Évêché ; tout cela, sans préjudice de [moult bouteilles de vin blanc, de gâteaux ou Ide fruits, suivant la saison ; enfin, d'une copieuse 'collation, que partageaient, en compagnie des examinateurs, les notabilités de la ville, venues, sur son invitation, pour applaudir à son succès.

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