‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 89 sur 134 · MélangesjVhisl. et de littér., t. III · texte numérisé non relu

MélangesjVhisl. et de littér., t. III

LES PREMrERS MUSÉES ANATOMIQUES 289

lies qui composent le corps humain, de ses muscles, des nerfs, des tendons, des vaisseaux même les plus imperceptibles, peut donner de lumières à un anatomiste consommé, se trouve exécuté dans les sujets qu'il expose 9 la curiosité publique, avec tant de finesse et de précision que je ne crois pas qu'on puisse rien voir de plus beau dans ce genre. )>

Desnoues avait ouvert, rue de ïournon, un musée formé de nombreuses pièces de cire. On y admirait surtout un homme entier, une fille d'environ douze ans ; une femme grosse de neuf mois, « avec l'enfant couché encore dans la matrice ».

« Tout y est si juste et si naturel, écrivait un touriste étranger, de passage à Paris 1, qu'il ne manque rien jusques aux plus petites veines ; la cire étant quelquefois rouge, quelquefois blanche, bleue, mêlée, suivant les diverses couleurs des parties charneuses ou des veines du corps humain ».

Le prix d'entrée était de 50 sols : c'était assez cher pour l'époque ; on pouvait, il est vrai, prendre pour guide un ouvrier qui entendait l'anatomie et vous expliquait le mécanisme du corps humain et toutes les particularités des figures en cire qu'il vous montrait.

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