Histoire des femmes-médecins, loc. cit
3. Il fut traduit en allemand par Jean-Gaspar Grimm. Schacher en cite trois éditiqns.
316 MœURS INTIMES DU PASSE
ha poudre de la comtesse (de Kent) a longtemps figuré dans les Pharmacopées. En 1693, Madame (la mère dû Régent), atteinte de petite vérole, ne voulut pas prendre d'autre remède et, malgré les boissons glacées, les fenêtres toujours ouvertes, et quoi qu'elle changeât de linge quatre fois le jour, toutes choses que la médecine de l'époque considérait comme autant d'hérésies, elle réchappa d'un mal dont on n'était plus à compter les victimes.
Nous n'avons, jusqu'ici, relevé que des cas pouiainsi dire sporadiques de cette fièvre de science ; mais il fut un temps où elle sévit comme une véritable épidémie.
Nous l'avons déjà noté, quand nous avons parlé des études médicales à la Renaissance : outre les étudiants, se pressaient, alors, aux dissections, des seigneurs et des bourgeois et aussi maintes dames, « quand on disséquait un homme ^ ».
Sous le Grand Roi, « non contentes d'être renchéries, maniérées, et absurdement coquettes, les femmes se mirent en tête d'être savantes, et non pas seulement en lettres, mais en philosophie, en astronomie, en médecine"^ ».
Ce ne fut pas assez de tenir la plume et de former les salons en académies, il leur vint le dé sir de manier l'astrolabe et le bistouri.