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Moeurs intimes du passé

L'homme sauvage errant nu, exposé aux intempéries de Tair et à la rigueur des saisons, dut s'accoutumer de bonne heure à plonger son corps dans Teaudes sources et des rivières, pour le débarrasser des impuretés qui le souillaient. C'est un de ces besoins instinctifs commandés par la nature, auxquels, de tout temps, a obéi l'être humain.

La Fable rapporte à Hercule l'invention des bains chauds. Dans maints endroits de la Grèce ancienne, les édifices où les bains se distribuaientétaient consacrés au dieu qui représentait, aux yeux de ses fidèles, la vigueur physique.

Sur des monnaies de Thermie (ou Thermo)^ station fondée au nord de la Sicile par les Carthaginois, se voient, d'un côté, la tête d'Hercule, de l'autre,

les nymphes qui, pour complaire à Minerve, firent jaillir la source destinée à réparer les forces du héros qu'elle protégeait.

Une monnaie d'Himère représente Hercule recevant sur son épaule l'eau que verse le masque de lion d'une fontaine. Ailleurs, on a découvert nombre de bas-reliefs, de pierres gravées, d'inscriptions, où Hercule, réuni aux nymphes, est partout considéré comme présidant aux sources chaudes.

FiG.i.-MONNAiED'HiMÈRE. Sulvaut uuc légcudc, Mincrvc (Cabinet des Médailles elle-même (1) ; d'après une autre

de la Bib. Nationale). \ / ' r

légende, Vulcain (2) aurait fait couler, aux Thermopyles, sur le bord de la mer, les sources sulfureuses où Hercule, le premier, retrempa ses forces : d'où l'on a nommé certaines eaux thermales bains d'Hercule.

Ovide s'est plu à représenter Diane, au retour de longues chasses, invitant ses nymphes à se baigner avec elle (3). Après chacune de ses chasses, la déesse allait se délasser dans les eaux des fontaines voisines : c'était pour elle une véritable volupté. Elle ne craignait donc pas ce refroidissement, que d'au-

(1) Athénée, lib. III, cap. XXXV.

(2) PoLL., lib. IX, cap. VI; Olymp., lib. XII.

(3) Fasies, II, v. 184.

FIO, 2. —LE BAIN DE Vh:NUS

cuns croient encore si funeste, quand Je bain froid succède à un exercice violent. Gela prouve que la déesse n'avait pas nos préjugés humains ; à moins que, instruite par l'expérience, elle n'eût remarqué combien il était salutaire, après le bain, d'amener la réaction, en poursuivant les hôtes des forêts.

Sans doute ne faut-il voir dans l'histoire d'Eson, rajeuni par les bains médicinaux de Médée, qu'une description allégorique de la propriété qu'ont certaines sources d'entretenir et de fortifier la santé.

Recouvrant la vérité de voiles mystérieux, la Grèce consacrait Futilité des bains par d'ingénieuses fictions : ainsi le taureau d'Europe, le cygne de Léda révélaient aux hommes que Teau est la mère de 1^ fécondité. Vénus, s'élançant du sein de Fonde et commandant aux flots, ou se dérobant, sous la forme d'un poisson, aux attentats de Typhon, enseignait aux femmes que celles-là doivent souvent se plonger dans l'eau qui aspirent au sceptre de la beauté.

Le Styx, Hippocrène, Jouvence sont, pareillement, des mythes allégoriques.

Qui ne connaît les vertus de la fontaine de Jouvence ? 11 existait, en réalité, plusieurs fontaines de ce nom. Les deux plus célèbres se trouvaient à Patrœ et à Argos ; c'étaient, simplement, des sources ferrugineuses, dont tout le merveilleux consistait à donner plus de force et de vie aux femmes atteintes de pâles couleurs.

Hébé, la déesse delà jeunesse, devait faire un fréquent usage des eaux de Patrœ ; ce qui, joint à cette circonstance qu'on la représente avec des cheveux blonds, nous permet de la considérer comme une chlorotique qui, en raison de ses divins attributs, savait tout, même trouver le remède qui lui convenait.

Mais quittons ces régions nébuleuses de TEmpyrée et retombons, comme l'oiseau à qui on a coupé les ailes, sur le sol que nous allons désormais fouler.

A toutes les époques, aussi loin que peuvent remonter les travaux des hommes, ceux-ci ont pris souci de la propreté du corps, s'étant aperçus qu'ils en retiraient bien-être et santé.

Deux épisodes touchants, deux scènes bibliques attestent l'antiquité de ces pratiques : c'est en voyant Bethsabée prendre un bain que le roi David, qui la contemple d'une fenêtre, s'éprend d'elle et se la fait sur-le-champ amener. N'est-ce pas au bain que Suzanne est surprise par les deux vieillards qui se disputent ses faveurs ?

De tous les peuples de l'antiquité, les Egyptiens paraissent avoir été les plus attentifs aux soins de rhygiène. Il y avait, chez eux, des ablutions obligatoires. Les prêtres étaient tenus de se laver trois fois le jour et deux fois la nuit. Après les Libyens et

les Babyloniens (1), les Égyptiens furent les plus sains des hommes : le bain était chez eux d'une pratique habituelle.

Les travaux des Assyriens attestent un degré de civilisation déjà très avancé. Ce peuple avait construit des aqueducs, des canaux, dont on a retrouvé les somptueux débris. C'est en Asie qu'on a retrouvé les vestiges des premiers établissements publics de bains. Le luxe y était extrêmement développé. Plutarque rapporte qu'Alexandre le Grand, après la défaite de Darius, entra dans les bains du roi des Perses et examina avec admiration les conduites d'eau, les vases, les parfums et les métaux précieux.

Il est à supposer que les Asiatiques eurent des thermes, mais on ne peut aller au delà de vagues conjectures à cet endroit. .

On n'en sait guère davantage sur les Ethiopiens, qui se baignaient dans certaines fontaines, qu'ils supposaient devoir leur procurer une vie longue et

(1) Tous les peuples anciens considéraient que le coït est toujours compliqué d'une souillure, qui pouvait devenir nuisible aux organes en fonction et, seuls, les bains et les lotions pouvaient l'enlever. C'est pourquoi Hérodote dit : « Chaque fois qu'un Babylonien couche avec sa femme, ils se placent l'un sur l'autre à côté de l'encens brûlant et à la pointe du jour ils prennent tous deux un bain, car ils ne peuvent toucher un vase avant de s'être baignés. (Dupouy, Médecine el mœurs de Vancienne Rome, p. 272.)

FIG. 3. — OAVII* CONTEMPLANT BETHSABEE AU BAIN.

exempte de maux : toujours un souvenir de l'antique légende des fontaines de Jouvence.

Une autre légende veut que ce soit en se baignant que la fille de Pharaon trouva, arrêté dans les roseaux du Nil, Tenfant devenu célèbre sous le nom de Moïse, et qui ne dut peut-être sa haute et étrange destinée qu'à Texcès du malheur de sa naissance.

Moïse ne fut pas -qu'un grand législateur, il fut encore un incomparable hygiéniste.

En prescrivant des mesures hygiéniques, il ne s'est pas servi de la religion seulement comme but, mais encore comme moyen ; il a entendu édicter des règlements dont profitât surtout la santé publique, et qui s'imposaient dans un pays chaud (1), où les vents d*est soulèvent et emportent des nuages de sable et de terre. C'est, apparemment, pour ce dernier motif qu'il ordonna au peuple les bains et les ablutions. Il ne les avait présentés comme autant de pratiques religieuses, que pour qu'on s'y soumît sans résistance.

Les Hébreux prenaient leurs bains, soit dans les

(1) « Dans les pays chauds, écrit Guéneau de Mussy (Union médicale, 1885), les affections du tégument externe sont très communes ; elles se développent surtout dans les régions où les sécrétions sont le plus abondantes, et se montrent d'autant plus fréquentes que les soins de propreté sont moins exactement observés. »

rivières, soit dans les bassins creusés au milieu des cours des maisons. Les femmes taisaient principalement usage de ces derniers.

Moïse ordonnait une immersion mensuelle, le septième jour des règles ; les femmes de la campagne, comme celles de la ville, devaient s'y soumettre. L^épisode de Bethsabée et de David témoigne que la femme israélite ne devait avoir commerce avec un homme qu'après « s'être nettoyée de sa souillure », c'est-à-dire après avoir pris un bain.

Cette habitude du bain mensuel chez les femmes, transmise d'âge en âge, se retrouve, nous assuret-on, encore de nos jours, dans le bas peuple et dans les pays où les Juifs sont parqués dans le ghetto.

Dans la puanteur de la Bue aux Juifs ^ écrit Leroy- Beaulieu, la pureté corporelle est devenue pour lui (pour l'Israélite) une affaire de forme; il s'est acquitté des ablutions et des lustrations comme d'une formalité légale, n'y voyant qu'un rite religieux, sans plus prendre garde à la pureté véritable qu'à l'hygiène. Encore aujourd'hui, en certaines bourgades juives de TOrient, le bassin de la miqvah, la piscine où doivent venir après leurs époques se purifier les femmes, ne contient qu'une eau corrompue et nauséabonde (1). D'une mesure salutaire, l'ignorance et la routine ont fait une cérémonie repoussante.

(1) Cf., pour les détails, le travail du docteur Beugniçs (de

Sous la domination romaine, les Juifs, «à l'exemple de leurs conquérants, construisirent des thermes dans leurs villes. Ceux de Tibériade, de Bethesda, de Galliroë étaient particulièrement fréquentés. C'est à Galliroë que le roi Hérode fut transporté moribond et qu'il faillit succomber dans la piscine où on le plongea.

La source de Bethesda (maison de pitié) passait pour guérir toutes sortes de maladies. Un grand nombre d'aveugles, de boiteux, de paralytiques s'y rendaient, dans l'espoir d'être délivrés de leurs maux ; mais il était essentiel de se plonger dans le liquide au moment où il bouillonnait, « car un ange du Seigneur descendait, à ces moments, dans la piscine et en remuait l'eau ».

On retrouve là ce caractère sacré que reconnaissaient aux ablutions tous les peuples orientaux, les Hébreux comme les Égyptiens et les Hindous.

Manou (1), à l'exemple de Zoroastre,de Moïse et de Mahomet, a appuyé tout son système religieux sur les purifications par l'eau. Au Brahmane qui s'ap-

Givet), Abhilîons et Bains chez les Sémites, paru dans Janus, novembre-décembre 1896.

(1) Los lois de Manou prescrivent de se rincer souvent la botiche, d'asperger d'eau la face, la poitrine et la tête. Un novice doit se baigner chaque jour, avant d'offrir des liba-

prête à franchir la première étape de Pascétisme, Manou enjoint de revêtir une peau de gazelle et de se baigner deux fois le jour. Nulle part, du reste ^ en dehors de l'Inde, on n'a fait aussi grand usage des bains, des lotions, et surtout des parfums, dispensés sans compter par la nature luxuriante et généreuse.

Pour avoir mangé « un reste de chair », F Hindou est astreint à « laver sa bouche et purifier deux fois ses organes creux ».

Au voyageur couvert de la poussière d'une longue route, on offre de l'eau pour laver ses pieds, une eau plus saine pour se rincer la bouche et souvent le bain, reposant et purificateur.

Les femmes nouvellement accouchées, ou au sortir de la période menstruelle, « s'occupent de leur purification suivant les règles, « se baignent le corps et lavent les vêtements qu'elles viennent de quitter.

lions aux Dieux, aux Sages et aux Mânes. Le Dvidja novice, qui a répandu involontairement sa semence en songe, doit se Ijaigner, adorer le soleil, etc. Le Brahmane ne doit point se baigner nu, prendre des bains après le repas, ni étant malade, ni au milieu de la nuit, ni avec ses vêtements, ni dans un étang inconnu. On ne doit jamais se baigner dans l'étang d'un autre ; car en s'y baignant, on se souille d'une partie des péchés de celui qui a creusé l'étang. On doit toujours prendre ses bains dans des rivières, dans des étangs creusés par des Dieux {sic), dans des fossés et dans des sources. (Cf. les Lois de Manou, par G. Strehly; Paris, Leroux, 1893.)

On pratiquait jadis des fumigations après le bain, pour dessécher le corps; on recourait aux frictions à Taloès et au santal ; on mettait aussi de ce dernier dans l'eau du bain, pour le parfumer.

Ces fumigations se retrouvent chez les Scythes, où elles tenaient lieu de bains de vapeur. « Les Scythes, rapporte Hérodote, prennent de la graine de chanvre ; se glissant sous des tentes de laine foulée, ils mettent cette graine sur des pierres rougie» au feu. Lorsqu'elle commence à brûler, elle répand une si grande vapeur, qu'il n'y a point en Grèce d'étuve qui ait plus de force. Les Scythes, étourdis par cette vapeur, jettent des cris confus... » Ils se faisaient, en outre, verser de l'eau sur le corps, par leurs femmes, puis se séchaient avec des feuilles de cyprès et de cèdre.

Le Coran, venu plusieurs siècles après toutes les grandes législations orientales, n'eut qu'à codifier des habitudes traditionnelles.

Des ablutions fréquentes sont prescrites aux Musulmans : tout Mahométan doit s'y livrer plusieurs fois par jour, au seuil du temple (i), avant la prière.

(1) Les Romains ne pouvaient entrer dans un temple sans avoir pris un bain, même après avoir fait des ablutions ordinaires. L'expression consacrée était aquam sumere. Il y avait

pour rentrer en grâce auprès de la Divinité ; dans les périodes de sécheresse, pour obtenir la pluie bienfaisante.

Le prêtre est tenu lui-même de se baigner, avant de commencer la cérémonie pieuse ; et c'est d'eau très pure, qui n'aura été souillée par aucun corps étranger, qu'il devra faire usage en la circonstance.

Le législateur énumère avec minutie toutes les parties du corps qui seront soumises au lavage, attestant ainsi l'importance qu'il attache à ses prescriptions .

Les ablutions physiques doivent précéder les ablutions morales, parce qu'elles entretiennent la santé et l'équilibre parfait des organes. Par les ablutions, non seulement nous tenons notre corps propre et sain, mais nous le fortifions dans son ensemble : tel est, en quelques lignes, l'esprit des prescriptions du Prophète (1).

des esclaves nommés aquarioli qui n'avaient pas seulement pour charge d'apporter l'eau à cet usage, mais aussi celle de laver les filles publiques après l'acte sexuel. L'usage fit astreindre également aux mêmes ablutions les rapports contre nature. Priape, représenté comme corî'ducteur des sources, n'a pas d'autre signification que ce soin excessif de propreté. (RosENBAUM, cité par Dupouy, loc. cil.)

(1) Pour plus de détails, consulter la Thérapeutique physique dautrefois, par Léon Mac-Auliffe (Paris, 1904), p. 123 et suiv. et, plus particulièrement, le livre de Schapiro, Obstétrique des anciens Hébreux, d'après la Bible et le Talmud, comparée avec la locologie gréco-romaine (1902.)

l(j MŒURS INTIMES DU PASSE

On peut dire que, si les Turcs avaient toujours été les fidèles observateurs du Coran et des principes hygiéniques, si scrupuleusement suivis par leurs ancêtres, ils auraient évité la décadence, physique et morale, dont ils ont si longtemps donné l'affligeant spectacle.

Mahomet avait promulgué trois types d'ablutions : la grande, qui s'étend à tout le corps et qui n'est autre chose que le bain ; la petite, qui ne s'applique qu'aux extrémités et à la face. La friction de sable ou de terre constitue la troisième ablution, celle qu'on accomplit en voyage lorsque l'on n'a pas d'eau à sa disposition.

On ne doit pas se livrer à la prière, sans s'être lavé le visage et les mains jusqu'au coude, essuyé la tête et les pieds jusqu'aux talons ; et, comme l'Islam a cinq oraisons par jour, tout bon Musulman fait cinq toilettes préalablement à l'acte religieux.

Les Turcs sont restés fidèles à cet usage : ils ne prient jamais dans les mosquées, sans faire la grande ou la petite ablution. La première leur est recommandée, quand ils ont couché avec leurs femmes, quand ils ont eu quelque pollution en dormant, ou qu'en urinant, une seule goutte d'urine est tombée sur leur chair. C'est pour cela qu'ils

cherchent à éviter cet accident en s'accroupissant.

La seconde ablution est celle qu'ils accomplissent toujours avant l'oraison : ils se lavent les mains et les bras jusqu'au coude ; ensuite le nez, les yeux, les oreilles, le dessus delà tête et les pieds. Ils prétendent que cette cérémonie produit le même effet que chez les chrétiens (1).

Mahomet a été, on peut dire, le véritable précurseur de Priessnitz et des pratiques de Thydrothérapie.

Il ne buvait que de Peau en mangeant, ou dans l'intervalle de ses repas. Il conseillait l'eau froide pour abattre la fièvre, « ce feu de l'enfer », et quand il en était affecté, il se faisait verser sur la tête et les épaules, jusqu'à sept outres d'eau — de ces grandes outres arabes qui, au temps du Prophète, ne mesuraient pas moins d'un demi-hectolitre. On additionnait l'eau de vinaigre ou de glace, dans certains cas, pour la « dégourdir » ou pour la refroidir, tout comme de nos jours.

Le Prophète donnait la préférence à l'eau de pluie pour les boissons, puis à l'eau qui courait vers l'est et à l'air libre, ensuite à celle qui court vers le nord, mais qui est inférieure à la précédente, quoique encore bonne .

L'eau qui coule sur le limon est supérieure à celle

(1) Diclionnaire de Trévoux.

qui coule sur les cailloux ; elle est d'autant meilleure qu'elle descend de sommets plus élevés ; qu'elle est limpide, légère, inodore, insipide; qu'elle est loin de sa source, et qu'elle coule en plus grande abondance. Nos modernes connaissances n'ont guère ajouté à ces notions empiriques.

La disparition progressive et définitive de la lèpre chez les Musulmans ne reconnaîtrait-elle d'autre cause que la fréquence des ablutions et des lotions, que nous n'en serions pas surpris. En tout cas, les lois hygiéniques formulées par Mahomet ont certainement exercé sur la santé de son peuple une influence indéniable.

Mahomet n'a pas été moins bien inspiré, quand il a condamné l'eau trop chaude employée pour les bains. Mais il fut peu écouté sur ce point, et les Turcs se rendirent en foule aux hammams, qui n'étaient que la transformation des étuves, que leur avaient fait connaître les Romains.

Les moralistes fulminèrent en pure perte : « Le hammam, s'écriait Omer Haieby, peut n'être pas nuisible à la santé, si l'on en use avec sagesse ; mais qu'on y prenne garde, les abus en sont énervants... Les femmes y paressent en des causeries galantes, auprès de jeunes Grecques, restées les dignes filles de Sapho, et les hommes y trouvent des masseurs qui les induisent en des habitudes contre nature.

« Lesbos et Sodome ! 0 descendants dégénérés du

Prophète, c'est à l'usage excessif des bains chauds que vous devez la perte de votre farouche énergie. Revenons aux salutaires pratiques de nos aïeux, des premiers soldats de Plslam !... »

L'appel du rigide censeur devait rester sans écho et les Turcs du Bas-Empire continuèrent à se complaire dans leurs habitudes^ efféminées.

FrC. 4. — LE BAIN TURC.

>^D'a près Ingres).

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