‹ Moeurs intimes du passéChapitre 39 sur 40 · LES LATRINES DANS LE JAPON D AUTREFOIS · texte numérisé non relu

LES LATRINES DANS LE JAPON D AUTREFOIS

(D'après une estampe ancienne.)

480 MŒUnS INTIMES DU PASSE

abris élevés sur pilotis. Ces derniers appentis sont quelquefois reliés aux cases par un pont de planches. Le fond de ces locaux est également formé de planches avec un espace intermédiaire.

Sur la terre ferme un trou est creusé et souvent une jarre en poterie est enfoncée dans le sol.

Au Siam, dans les classes pauvres, les cabinets sont constitués par un encadrement élevé sur l'eau courante, d'ordinaire sans aucune couverture (4), n'étant en réalité qu'un simple échafaudage. La coutume d'édifier de semblables installations semble prévaloir de Bangkok à Singapour.

A ce propos, il y a quelque intérêt à jeter un regard rétrospectif sur les commodités d'autrefois au Japon.

Le professeur Basil Hall Chamberlain, dans sa traduction de Hodjiki ou Mémoires sur les anciennes malièreSj remontant à douze cents ans au plus, nous montre que les latrines y sont mentionnées le plus souvent comme à l'écart des maisons, et placées sur l'eau courante : d'oii sans doute le nom de kakaya, maison de rivière. Il y a lieu de rappeler qu'autrefois, les « closets » n'étaient pas couverts et ressemblaient aux commodités siamoises telles qu'elles viennent d'être décrites.

On s'explique aisément comment le choléra sévit si souvent au Siam et s'y propage rapidement. A Bangkok, non seulement les latrines sont disséminées le long du fleuve, mais les corps des cholériques, auxquels on refuse la crémation habituelle, sont jetés à la rivière ou donnés en pâture aux vautours, parce qu'on suppose que le diable est cause de leur mort.

(1) Dans les villages annamites, on rencontre ce genre de commodités, sorte de petit appontement, élevé au bord des mares.

l'hygiène publique a l'étranger 481

courante ; cette eau sert à la boisson et aux usages domestiques. A Java, on voit les rives occupées par les femmes qui y lavent leur linge. Quand les latrines sont buties auprès des auberges ou des grandes maisons de Java, une bouteille d'eau remplace le papier-toilette; l'ablution se fait avec la main gauche : en conséquence, une salutation ou tout acte de cette main constitue une insulte capitale.

Dans quelques parties de VInde, les jardins, les terrains vagues sont les seules commodités ; les porcs font l'office de vidangeurs.

A Ceyian, les classes aisées ont des latrines auprès des jardins.

En Egypte, les indigènes abandonnent au désert leurs déjections, qui s'y trouvent consumées par le soleil et dont des essaims d'insectes font disparaître les traces.

A Conslanlinople, comme en Egypte, les matières fécales ne sont recueillies ni utilisées d'aucune façon; si ce n'est dans les villes où, par exception, des mesures ont dû être prises en vue de la salubrité publique. Dans la capitale de la Turquie, des jarres, placées en grand nombre dans la ville, et enfoncées dans le sol, constituaient, il n'y a pas encore longtemps, les urinoirs publics.

Chez les diverses nationalités du nord dé la Russie, on ne rencontre aucune latrine. Dans la Russie méridionale, au contraire, on trouve des maisonnettes en vannerie, à l'intérieur desquelles existe un orifice circulaire ou un espace libre entre les planches formant le parquet.

Les lignes suivantes, extraites de l'étude Choléra et mal^ propreté en Russie, par M. E.-B. Lanin, parue dans la Forlnightly Review, il y a quelques années, justifient les rigou-

reuses quarantaines qu'on fait subir aux émigrants russes. En parlant des auberges et des tavernes, l'auteur s'o^cprime ainsi :

« L'intérieur de ces établissements présente un inépuisable amoncellement de saleté, dont les traces couvrent les murs, les fenêtres, les portes, le sol et la cuisine. Tout est imprégné d'odeurs abominables et d'exhalaisons empoisonnantes, nuisibles à la santé. Tout d'abord, l'atmosphère stupéfie le visiteur, provoque des étourdissements et du malaise. Dans ces établissements, les cours non pavées y sont de simples cloaques, abondants en miasmes, au milieu desquels des cargaisons de poisson et de gibier, des terrines de lait frais sont laissées durant un temps considérable. Ces provisions sont transportées dans des véhicules sales, imprégnés d'une atmosphère méphitique, ne pouvant ainsi que semer des germes de maladies répandues dans la population. Si à cela on ajoute l'absence totale de ces commodités sanitaires élémentaires, dont toute habitation humaine devrait être pourvue, ou, ce qui est pire que leur absence, l'existence de constructions dans lesquelles on ne peut entrer, et dans le voisinage desquelles il est dangereux de passer, nous serons mieux préparés à nous former une idée de ces foyers de culture de maladies, appelés auberges ou tavernes... Les détritus des maisons, qui dans les villes d'Europe sont enlevés si rapidement, d'une façon si opportune et si mystérieuse, coipime un sujet suspect du Tsar, demeurent aussi inviolables qu'un sacrifice à des dieux malpropres.

« Même dans nos deux capitales, le mode d'enlèvement des ordures est si antédiluvien, que ce serait abuser d'un terme que de l'appeler assainissement. Dans les cas les plus favorables, il y a un grand trou creusé dans chaque maison ; on y jette tous les résidus et on laisse tout reposer pendant des mois et plus que des mois, jusqu'à ce qu'enfin

on transporte le tout, dans des caisses et des barils, en un endroit situé au dehors de la ville. On s'imagine aisément jusqu'à quel point le sol est imprégné de déjections et l'atmosphère viciée par les miasmes, et quel Eldorado nous est révélé pour les microbes des maladies infectieuses. Et il est à remarquer que ce « système », si défectueux qu'il soit, n'est pratiqué que dans les cas favorables, c'est-à-dire quand les habitations privées sont pourvues de cabinets. Quant au système employé lorsqu'il n'y a pas de conduites et que l'eau est chère, il est préférable de n'en point parler : c'est une horreur. »

Dans la Staraia (Tartarie?) russe, à KirilofI, à Tcherepovets, etc., des fosses sont creusées sous le sol des maisons.

A Samara, les quais sont constitués d'ordures solidifiées, sur lesquelles du sable est répandu.

Les rues d'Irkoutsk sont rendues pestilentielles, par les cadavres de chiens et de chats à demi enterrés dans des monceaux d'ordures.

La ville de Véronèche est saturée d'immondices ; les impuretés excrémentielles des casernes se rendent au fleuve, à la surface duquel on voit de temps à autre flotter des chiens crevés.

A Elizabethpol, des cadavres de chiens et de chats demeurent en toute quiétude, en nombre considérable, dans les rues.

Dans le journal le plus répandu de Kharkofï, ville de plus de -200.000 habitants, on pouvait lire, il y a quelques années, l'annonce suivante:

Maison à vendre, en raison exclusivement de celle circonslance, qu'à peu près tous les propriétaires des maisons du voisinage Jettent l'eau sale et toutes sortes d'ordures dans les rues. Adresse : Fesski, rue Ivanowshij^ n° 25,

Dans un ouvrage intitulé : Scalologic FUîes of ail Nations, par le capitaine John G. Burke, ouvrage publié aux États- Unis et renfermant de nombreux documents ethnographiques, on trouve quantité de faits et de détails, se rapportant aux diverses manières de traiter les déjections, à travers le globe, entre autres ceux-ci :

« Les Tartares ne restent pas longtemps sur les mêmes points; de nouveaux camps sont établis de temps en temps, pour éviter les amoncellements d'ordures qui se sont produits.

« Les Tongouses de Sibérie ne connaissent pas de plus grande malédiction que de vivre dans des places où, comme chez les Russes et les Yakoutes, les ordures s'accumulent et infectent les habitants et les rendent malades. »

Si nous passons à des peuples un peu plus civilisés, nous verrons qu'en Angleterre, par exemple, les matières fécales n'ont guère été utilisées ni pour l'agriculture, ni pour les arts industriels. Cependant, les grandes villes, Londres notamment, ont été pourvues de fosses d'aisances, qui existèrent tant que les maisons restèrent sans jonction avec les égouts. Ce n'est qu'après 1820 que l'usage des water-closels se généralisa, que les égouts furent substitués aux fosses et les matières évacuées à la Tamise (1 ).

A Londres, non seulement les édicules sont bien fermés, mais, — honni soit qui mal y pense, — on lit, incrustée dans la fonte, au fond de chaque stalle des urinoirs, la recommandation suivante : Please adjiist your dress before leaving (Prière d'ajuster vos vêtements avant de sortir).

(i) LiGER, op. cit., p. 216.

l'hygiène publique a l'éthangkr 485

Un avis officiel, affiché à 1 entrée des édicules, annonce qn'une récompense de 10 shellings sera donnée à quiconque dénoncera un contrevenant. Ce dernier est condamné à son choix, à une forte amende ou à l'emprisonnement, pour outrage aux mœurs. Il existe, actuellement, à Londres des lavalories, ce que nous appelons à Paris des chalets de nécessité^ mais dans la capitale britannique, ils sontpresque toujours souterrains, comme le sont certains, à Paris. La porte des cabinets ne s'ouvre qu'après avoir placé un penny dans une fente, située au-dessus de la serrure. Ces endroits sont très proprement tenus ; on y trouve même des cuvettes, avec sa" von, brosses et peignes ; ce qui, comme l'a fait judicieusement observer le docteur Foveau de Courmelles ;1), pourrait bien favoriser la contagion de certaines maladies de la peau et des cheveux.

Chez les Belges, comme chez les Anglais, les matières fécales ne sont pas recherchées, du moins dans la plupart des localités. Il y a, cependant, un assez grand nombre de fosses d'aisances. Généralement, au lieu d'être placées sous les maisons, elles sont établies dans les cours ou les jardins.

Rien de particulier pour l'^Z/e/na^/ze, où existent des égouts, des fosses et des cabinets d'aisances.

Dans la capitale de V Autriche, il n'y a, pour ainsi dire, pas de fosses. Les déjections tombent des latrines dans un canal souterrain et incliné, qui les conduit de la maison jusqu'à l'égout. Les égouts vont aboutir au Danube et déversent les matières dans ce fleuve.

En Italie, il n'y a également que très peu de fosses d'aisances. Il y a un système d'égouts comme en Angleterre; les déjections traversent ces égouts, pour être déversées ensuite dans le fleuve ou au canal le plus proche. A Turin, un grand

(l)Cf. son article de V Actualité médicale, du 15 octobre 1907.

égout collecteur reçoit toutes les matières (1). Dans beaucoup d'autres villes, au contraire, des entreprises existent, pour enlever et utiliser les excréments. On dépose dans chaque appartement, une chaise percée, qu'on enlève tous les huit jours: on

(1) Quand nous avons publié ce travail, pour la première fois nous avons été pris assez vivement à partie par un de nos confrères italiens, qui, tout en reconnaissant le bien fondé de la plupart de nos assertions, a présenté quelques objections que nous allons en quelques lignes résumer.

Pour M. Oreste Boero {La Medicina Jnternazionale, oct. 1906), ce (jue nous avons dit de Turin, s'appliquerait plutôt à Port- Maurice (près San-Remo),où, nous dit-il, des femmes faisaient le service de l'enlèvement des matières, il y a plus'de 25 ans. Si ce « système » existe encore en Italie, ce n'est plus que dans des localités de quatrième ordre (s/c), et, en tout état de cause, le travail ne se fait pas à la semaine. —A Florence, les maisons ont des fosses dans lesquelles le tube de déchargement des matières aboutit, de chaque appartement. Pendant la nuit ou dès les premières heures du matin, on vide ces fosses à l'aide de pompes aspirantes, mises en mouvement par les bras humains, ou par la vapeur. A Florence, le niveau des eaux de l'Arno étant très bas en été, si on déchargeait les matières dans le fleuve, les émanations seraient pestitentielle's ; néanmoins, M. Boero reconnaît que Florence recourt à l'eau de l'Arno, mais purifiée et recueillie dans un réservoir situé sur la colline, d'où elle est conduite, par des tuyaux, dans l'intérieur de la ville, pour les besoins journaliers. — Ce que nous avons dit de Rome s'appliquerait, toujours selon notre contradicteur, à la Rome de Grégoire XVI ou de Pie IX. — A Milan, si l'escalier du « Duomo » ne brille point par un excès de propreté, la faute en incombe... aux touristes ! — A Naples, le choléra de 1884 a provoqué des mesures de salubrité et d'hygiène publiques, dont les étrangers ont encore quelque peine à s'apercevoir. Au surplus, si Naples est sale, elle le doit, d'après M. Boero, aux Espagnols et aux Français, qui, lorsqu'ils avaient cette ville sous leur domination, y ont importé une tradition qui s'est conservée depuis lors. Voilà, résumée, l'argumentation, dépourvue par trop d'arguments, qui nous a été opposée. Les

L HYGIENE PUBLIQUE A L ETHANGER 487

donne à cet appareil le nom de semaine, temps pendant lequel il peut rester à s'emplir (1).

Les maisons neuves de Rome sont pourvues de water-cîoseîs ; mais le petit peuple les transforme en chambre supplémentaire ou en office, et continue à se servir de vases qu'on vide le soir parles fenêtres.

Il n'est pas rare de voir, dans les angles des maisons pauvres, à Livourne, des amas de guano humain (2).

A Milan, quand on monte l'escalier du Dôme, l'inscription : « Défense de faire des ordures » attire, à chaque détour, le regard : ce qui prouve, évidemment, que la recommandation n'est pas inutile.

Les Napolitains ont hérité du système pompéien : partisans des causes finales, ils ont mis les waler-closels... dans la cuisine. Là où il n'y a pas de biien-reliro, on le remplace par des vases spéciaux, hauts comme des sièges. Certaine duchesse s'y asseyait longuement chaque matin, naguère encore, pour commander ses repas au cuisinier (on n'emploie pas de cuisinière à Naples). Dans des appartements, même somptueux, de Naples, les water-closets sont, dans le salon de réception, installés de telle façon — le siège venant à l'alignement de la pièce — qu'on ne peut s'y asseoir que la porte grande ouverte (3).

sentiments, fussent-ils ceux du plus pur, du plus respectable patriotisme, ne prévalent malheureusement pas contre les faits, et ceux que nous avons produits ont été, M. Boero le reconnaît lui-même, puisés aux meilleures sources.

(1) LiGER, Fosses d'aisances. Latrines^ Urinoirs et Vidanges^ p. 288.

(2) Intermédiaire, 10 sept. 1902, col. 389. (3j Intermédiaire, 20 janvier 1902, col. 97,

488 MOEURS L\niME.> 1>U PASSE

Si Ton en croit un voyageur du dix-liuitième siècle (Hawkesworth), il n'existait pas de cabinets, à Madrid, en 4450. Dix ans plus tard, la décision du roi d'introduire ces commodités, ainsi que les égouts, dans la capitale espagnole, afin d empêcher qu'on jetât par la fenêtre, après la tombée de la nuit, les déjections humaines, faillit provoquer une révolution.

Ce fut Charles III qui s'avisa, pour la première fois, de purifier la ville de Madrid.

« L'infection y était si épouvantable, écrit le baron de Glei- CHEN (i), qu'on la sentait de six lieues à la ronde et qu'on la mâchait pendant six semaines avant de s'en être blasé. Il n'y a sorte d'oppositions et de difficultés qu'il (le Roi) n'éprouvât dans son projet. Il fallut faire venir et employer des Napolitains pour établir de force des latrines daîis les maisons, et le corps des médecins composa un mémoire, pour représenter que l'air de Madrid ayant été fort sain, il leur paraissait dangereux de vouloir le changer.

« Ceci me fait souvenir de l'histoire d'un Espagnol qui était tombé malade en France et dont les médecins ne pouvaient deviner la maladie. Son valet de chambre, imaginant que l'air natal pourrait lui faire du bien, et le malade ne pouvant être transporté, il fourra sous son lit un bassin plein d odeurs de Madrid. L'Espagnol, après des rêves délicieux, s'éveilla en disant : 0 Madrid de mi aima! et il guérit. »

Il faut lire, dans le Voyage d'Espagne^ de la comtesse d'Aulnoy (2), l'amusant récit des désagréments que risquaient ceux qui se hasardaient à traverser les rues de Madrid, pour courir à un rendez-vous galant.

{l) Souvenirs du baron de Gleichen, p. 14. (2) Pp. 441-442, de l'édition Pion.

l'hygiène publique a l'étranger 189

« Pendant que les cavaliers sont avec leurs maîtresses, les laquais gardent leurs chevaux à quelque distance de la maison. Mais il leur arrive très souvent une aventure fort désagréable: c'est que, les maisons n'ayant pas do certains endroits commodes, on jette, toute la nuit, par les fenêtres, ce que je n'ose vous nommer. De sorte que Tamoureux espagnol, qui passe à petit bruit dans la rue, est quelquefois inondé depuis la tète jusqu'aux pieds, et bien qu'il se soit parfumé avant de sortir de chez lui, il est contraint d'y retourner au plus vite pour changer d'habits. C'est une des plus grandes incommodités de la ville, et qui la rend si puante et si sale, que l'on n'y peut marcher le matin. Je dis le matin, parce que l'air est si vif et a tant de force, que toute cette vilenie est consumée avant midi.

« Quand il meurt un cheval, ou quelque autre animal, on le laisse dans la rue où il est, fut ce devant la porte du palais, et le lendemain il est en poudre. L'on est persuadé que si l'on ne jetait pas ainsi ces ordures dans les rues, la peste ne serait pas longtemps sans être à Madrid, et elle n'y est jamais. »

Cette dernière affirmation n'est-elle pas un peu téméraire? En tout cas, l'Espagne d'aujourd'hui ne ressemble que de très loin à l'Espagne du dix- septième siècle. Madrid, comme toutes les grandes capitales européennes, est actuellement pourvue de toutes les commodités et ne laisse rien à désirer sous le rapport de l'hygiène.

La revue que nous venons de faire nous donne, à tout le moins, cet enseignement, que l'homme, considéré dans un de ses actes les plus habituels, se montre inférieur aux animaux qu'il a la prétention de domestiquer : pour nous en tenir à un seul exemple, le chat ne nous donne-t-il pas une leçon de pro-

prêté, lui qui enfouit ses ordures, aussitôt qu'il les a expulsées de son corps ?

Cependant, on ne saurait nier que la propreté soit un indice des progrès de la civilisation. Un philosophe l'a dit sentencieusement : « la marche de la civilisation ne saurait être mieux indi(|uée que par la perfection dans la construction des waîerclosets. » Si Taphorisme est exact — et il a toute apparence de l'être — nos populations rurales croupissent encore, pour la plupart, dans un état voisin de la barbarie. Voilà un point qui devrait sérieusement préoccuper les hygiénistes, j'entends ceux qui ont le souci de la haute mission qui leur est dévolue.

Page 1