‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 104 sur 265 · XII · texte numérisé non relu

XII

3 LXXVII, 12 et LXXIX, 2, quoique ce dernier passage manque de clarté.

* Donat, Ad Andr., IV, 3 : « Sive hœc (persona feminea) personatis viris agitur, ut apud veteres, sive per mulierem, ut nunc videmus », ce qui ne paraît guère s'appliquer au jeu des mimes.

5 Saint Augustin, De civitateBei, II, 8 : « Ethœc sunt scenicorum tolerablliora ludorura, comœdiee scilicet et tragœdiœ, hoc est fabulep poetarum agendee in spectaculis, multa rerum turpitudine, sed nulla saltem sicut alia multa verborum obscœnitate compositœ. » AUa midta s'applique ici aux mimes. — Le même. Lettres, 202 : « Tôt locis pingitur, funditur, tunditur, sculpitur, legilur, agitur, cantalur, saltatur, Ju-

Un jeu fin et conforme aux règles de l'art était non-seulement commandé par la nature même de ces comédies et par la tradition, mais indispensable pour conserver de l'intérêt à des pièces qu'une grande partie de l'auditoire, dans la capitale du moins, connaissait à fond. L'éducation des acteurs pour la comédie était, à la fin du premier siècle, et probablement plus tard encore, strictement classique, et les professeurs d'éloquence les recommandaient à leurs élèves, pour des leçons de prononciation correcte, de bonne élocution, de modulation de la voix, de bonne tenue et d'accompagnement convenable de la mine et du geste.

Le comédien Geminus fut un des maîtres de Marc-Aurèle^ Cependant l'élégance étudiée, que les contemporains de Gicéron avaient admirée dans un Roscius, paraissait déjà surannée et ridicule à la génération qui vivait un siècle plus tard 2.

Le jeu avait pris, sans doute, une tendance plus marquée vers le réalisme, moins prononcée toutefois que ne l'est celle du jeu des acteurs de nos jours. Geux de Rome prenaient leur tâche au sérieux. Quintilien avait souvent vu des comédiens quitter la scène réellement éplorés après des scènes émouvantes^. La déclamation ne s'écartait pas

piter adulteria tanla commiUens. » Cantatur s'applique aux tragédiens , saltaiur aux pantomimes ; agitur semble indiquer le comédien, quand on songe à \ Amphitryon de Plante, dont la reprise à cette époque n'est pas cependant bien prouvée par Arnobe (VII, 33) ; toutefois, ce dernier verbe pourrait aussi s'entendre de mimes et d'acteurs d'atellanes.

1 Quintilien,!, 11.

2 Tacite, Dialogue des orateurs, chap. xx : Nec magis perfert (vulgus assistentium) in judiciis tristem et impexam antiquitatem, quam si quis in scena Roscii aut Turpionis Ambivii exprimere gestus velit.

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