‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 103 sur 265 · LIVRE VI. — LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — LES SPECTACLES

dans le goût romain. Il est probable que la comédie romaine proprement dite, ou togafa, s'était aussi maintenue à côté de la précédente, mais on ne connaît qu'une seule représentation d'une togafa sous l'empire, celle de l'Incendie d'Afranius, donnée à l'occasion des grands jeux {ludi maximi) de Néron, et dans laquelle on permit aux acteurs de piller la maison en feu^ Non-seulement à Rome et en Italie, mais aussi dans les provinces, toutes les générations qui se suivaient, de siècle en siècle, s'amusaient du spectacle de ces vieilles figures stéréotypes et bien connues de dieux travestis, de pères tapageurs et bonaces, de leurs mauvais sujets de fils, de rusés esclaves, de fiers-à-bras, de filles de joie, etc. Le témoignage de Quin- ^ tilien et de Juvénal prouve que les représentations de palliâtes continuèrent au deuxième siècle. Marc-Aurèle aussi, dans ses Commentaires'^, mentionne un comédien qui joua dans une pièce en cinq actes, et un passage de Dion Cassius^ prouve qu'il y en avait encore au commencement du troisième. D'autres témoignages peuvent être invoqués pour la persistance de ces spectacles au quatrième siècle "* et même au commencement du cinquième^.

1 Suétone, Néron, chap. iv.

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