‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 152 sur 265 · LIVRE VI. — LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — LES SPECTACLES

Pays des Sabins. — Amph. à Alba Fucentina (Westphal, p. 116, et Promis, Le antichita di Alba Fmense negli Equi, p. 243 et 248 , où il est dit que cet amphithéâtre pouvait contenir environ 20,000 spectateurs) , Amiternum (I. N. 5789) , Marrubium et Réate , ce dernier détruit en 1283 seulement, d'après Promis.

PiCENUM. — Amph. à Ancône, Auximum (Henzen, Expl. mus. Borgh., p. 82), Firmum, Interamnia Prœtutiorum (Delfico , De/^ Interamnia Pretuzia, p. 80, et Bull. Nap., II, p. 64), Interpromium (I. R. N., 5330) et Urbs Salvia (Guattani, Monum. ined., I, 83). D'après la Chronique de Fermo au seizième siècle d'Adami, l'amphithéâtre de cette ville était grand et superbe.

Ombrie. — Amph. à Ariminum , Assisium , Garsulee , Hispellum (Guattani , Deminicis et Promis , ainsi que Henzen , 5580), Interamnia (Terni), Mevania, Ocriculum (P. S. BartoU dans Fea, MiscelL, I, p. 272) et Spolète (Procope, Hist. Goth. III, 23). L'arène d' Ariminum avait une enceinte de quatre murs et soixante arches d'entrée. Le bâtiment était en briques, mais les sièges y étaient en marbre. Bonini {Rimini, p. 218, etc.) croit que cet amphithéâtre fut détruit dans la période du troisième au sixième siècle. Celui d'Ocriculum avait, suivant Guattani, trois étages.

Étrurie. — Amph^ à Arezzo, Falerii (Deminicis, Giorn. arcad., 55, p. 160-168), Florence (dans le voisinage de la place di Santa Groce, d'après Manni et Dennis), Lucus Feronise (OreUi, 4099), Luna, Pise, Rusellae, Sutrium (Westphal., p. 151; Urlichs, Bull. delV Inst., 1839, p. 75; Ganina, Etruria Marittima, vol. I, tav. 21 et 22), Vetulonia (d'après une description de ruines examinées par Leandro Alberti en 1550), Volsinii (à 1 mille de Bolséna, d'après Dennis, I, p. 343), Volterra (Guazzesi, Suppl. alla dissertazione intorno agit anfiteatri degli antichi Toscani , p. 44) et Vulci (Bull. d. I. , 1835 , p. 77).

Les amphithéâtres de Vetulonia , de Rusellae et de Pise sont douteux, et les ruines de Volterra pourraient bien, d'après Dennis (Villes et lieux de sépulture de V Étrurie, II, p. 486-496) n'être que celles d'un théâtre romain. L'amphithéâtre de Volsinii (voir aussi Henzen, 5580) est tout petit. Dennis croit celui de Sutrium d'origine étrusque. Celui de Luna, jadis riche en colonnes de marbre et en statues, mais entièrement en ruines depuis le quinzième siècle, paraît être du temps des Antonins (Promis, p. 228). Le vaste amphithéâtre d' Arezzo , au contraire, n'aurait été, d'après Guazzesi, qu'un bâtiment en briques, dépourvu de pareils ornements. Du temps de Charlemagne, il était connu sous le nom de gymnase, et des filles pubhques T. II. 20

en occupaient les voûtes , ce qui détermina Tempereur à en faire don à l'église du lieu. En 1333, tous les bons matériaux de la ruine passèrent dans des constructions nouvelles. Ajoutons que Dennis (II, 641) à également révoqué en doute le caractère de ses restes, qui lui paraissaient offrir plus de ressemblance avec des thermes.

Gaule Gispadane. — Amph. à Bologne, Parme, Plaisance et Velleja (Hubner et Promis).

Tacite {Hist., II , 67) , en l'an 70 de notre ère, a fait du premier la mention suivante : « Tertiadecimani struere amphitheatra jussi. Nam Csecina Cremonie, Valens Bononiaî spectaculum gladiatorum edere parabant. » Mais peut-être n'entendait-il parler que d'amphithéâtres en bois.

De l'amphithéâtre de Plaisance, consumé par les flammes vers la même époque, cet historien {ibid., 21) dit : « In eo certamine pulcherrimum amphitheatri opus, situm extra muros conflagravit. . . Municipale vulgus, pronum ad suspiciones, fraude illata ignis alimenta credidit a quibusdam e vicinis coloniis, invidia et semulatione , quod nuUa in Italia moles tam capax foret. » L'amphithéâtre de Parme, dont Lopez {Lettera al Braun intorno aile rovine d'un antico teatro scoperto in Parma, 1844, p. 25, etc.) rapporte la construction à l'époque du règne de Trajan , se conserva longtemps et était encore en 1317 un objet de sollicitude pour les autorités municipales, qui publièrent à ce sujet des ordonnances de police.

LiGURiE. — Promis y mentionne deux petits amphithéâtres, à Libarna et à Pollentia.

VÉNÉTiE ET IsTRiE. — Amph. à Adria, que mentionnent Promis et Deminicis, à Aquilée (?) (voir plus haut page 297), à Pola et à Tergeste (Trieste). Voir Stancovich, Anflt. di Pola, 1822, et Hist. di Trieste, p. 245.

L'amphithéâtre de Pola, construit en pierre, à l'exception de l'étage supérieur, qui était en bois, et surmonté d'une colonnade, pouvait contenir 22,0(X) spectateurs. Il en reste 43 rangs de sièges en marbre. Longtemps exploité comme une carrière, il fut dédié en 1584 au sénateur vénitien Emon, qui mit un terme à ce vandalisme.

Gaule Transpadane. — Nous avons déjà parlé (p. 186-188) de l'amphithéâtre de Vérone. On en compte quatre autres dans cette province, à Augusta Prsetoria Salassorum, Bergame (Promis), Brescie (Labus, Intorno aile iscnzioni brescïane, p. 71) et Crémone (Tacite, Hist. II, 67). Gelui d' Augusta Pretoria paraît avoir été construit en l'an de Rome 729, année de la fondation de la colonie, ou peu de temps après (Promis, Antichità di Aosta, 1862, t. XI et p. 168-172). Dans une

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