‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 151 sur 265 · Italie · texte numérisé non relu

Italie

Latium, — Indépendamment du Golisée à Rome , il y existait des amphithéâtres dans les villes d'Albano , Aquinum , Arpinum , Gasinum^ Girceji, Frosinone, Minturne, Préneste, Setia, Tibur, Tusculum, Valéria et Vellétri.

L'amphithéâtre de Gasinum, découvert en 1757 par des chercheurs de trésors, paraît dater d'une époque qui n'est certainement pas antérieure à l'an 50 de notre ère (Pline le Jeune, Lettres, VII, 24); celui d'Albano est postérieur à Domitien et celui de Vellétri fut restauré sous les empereurs Valentinien et Valens (Orelli, 2538, et Henzen, III, p. 225). L'amphithéâtre de Tusculum, connu dans la localité sous le nom de Scuola di Cicérone, pouvait contenir environ 3,000 spectateurs. Gelui de Tibur (Tivoli) a subsisté, d'après Promis, jusqu'au pontificat de Pie IL Les ruines de celui d'Aquinum sont vulgairement désignées sous le nom de Grotte des Païens.

Voir, pour la plupart de ces amphithéâtres , Westphal , la Campagne de Rome, en allemand, p. 24 (Albano), 53 (Setia) , 67 (Minturne), 92 (Aquinum) ; pour Minturne aussi Lipsius, 1. c. , chap. II, et Montfaucon, 1. c. , III. , p. 258; pour Préneste, Gecconi, Storia di Palestrina, p. 70; Gruter, 489, 12, et OreUi, 2532; pour Tusculum, enfin, Ganina, Descr. deW antico Tuscolo, p. 130.

Samnium. — Amph. à Acelanum (C. L X. , 1231), AUifae (Henzen, Expl. mus. Borgh.j p. 82), Bénévent (d'après Promis), Telesia, (Henzen, 1. c.) et Venafrum (Gotugno, Memorie storiche di Venafro, Naples, 1824, p. 260, etc.). Dans ce dernier, il y avait place pour 8,000 spectateurs.

LucANiE. — Deux amph. : l'un à Peestum, reconnu par Winckelmann et mesuré par Paoli, Ruine delV antica città di Pesto, 1784; l'autre à Grumentum (RoselH, Storia Grumenteria, p. 50).

PouiLLE. ■— Amph. à Vénuse, patrie d'Horace (St-Aloe, Bull. delV Inst., 1842, p. 129 et Bull. Nap., 1, 1843, p. 62).

Frentani. — Amph. à Larinum (Marangoni, Délie mem. sacre e •profane delV anf. Flavio, p. 30).

Gampanie. — Amph. à Capoue, Pompéji, Pouzzoles, Pausilippe, Gumes et Abella.

L'amphithéâtre de Gapoue , un des plus vastes de l'ItaUe , aurait , d'après Rucca (Capua vetere, 1828, p. 136-291, et Anf. capuano mus. borb., XV, 1856, tav. 37-39 et 41), égalé, sinon surpassé le Gohsée en grandeur. Il avait quatre étages, dont le premier est conservé. Les quatre-vingts arches qui y donnaient entrée étaient ornées de statues des divinités païennes, dont il reste encore les têtes de Jupiter et de Diane. Les statues d'Adonis, de la Vénus victrix, de Psyché et d'autres, au musée bourbonien (Cap. vet. , p. 138), ont également été trouvées dans ses décombres , avec sept autres , dont six ont été incrustées , d'après Bergau , dans la façade de l'Hôtel de Ville et une dans le campanile de la cathédrale de la nouvelle Gapoue, construite avec des pierres de l'amphithéâtre. Gelui-ci comprenait des souterrains pour les machines et les cages des animaux, indépendamment desquels il y avait place pour un millier d'hommes, qui pouvaient s'y introduire et en sortir sans être vus, au moyen de quatre galeries pratiquées au-dessous des portes principales. Les restes de cet amphithéâtre, détruit en 840 par les Sarrasins, servirent ensuite de forteresse à des chefs lombards et finirent par être exploités, comme une carrière , pour les matériaux qu'on y trouvait. — Voir aussi De Laurentiis, Descrizione dello stato antico e moderno dell' anf. Campano, 1835.

L'amphithéâtre de Pouzzoles avait aussi soixante-douze arches d'entrée et des souterrains. Voir Rucca, Su Vipogeo dell' anf. Puteolano, 1851; d'Ancora, Guida di Pozzuoli, p. 59, et le Guide de Jorio, Naples, 1830, p. 49; Schulz, Bull. deW Inst., 1841, p. 183-185; Gapacio, Puteolana historia, Naples, 1604, p. 31, etc., etc. — Pour Gumes, voyez Jorio, Guida di Pozzuoli e contorni^ 3« éd., p. 85; pour Pompéji, dont l'amphithéâtre pouvait, d'après Goro de Agyagfalva, contenir 20,000 spectateurs, les ouvrages cités dans le Manuel d'Arch. d'O. MuUer, § 260; puis, pour Pausihppe, Schulz, Scavi di Nocera e del Posilippo^ Bull. delV Inst. 1842, p. 59 et 145. Il existait peut-être plusieurs amphithéâtres pareils au bord de la mer, dans ces environs. — Voir aussi une poésie De ampkiteatro vicino mari, dans V Anthologie latine de Meyer, III, 916 (II, p. 13).

Sur celui d' Abella , qui pourrait bien n'avoir été construit qu'en bois, il reste une inscription accompagnée d'un dessin, de l'an 170 de notre ère (I. JV. 1952).

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