LIVRE Vil. — LES VOYAGES
qnables et des ruines diverses du passé , qu'allaient visiter les voyageurs en Grèce, remplirait à elle seule un volume. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de reparler plus loin des lieux et des curiosités que les amateurs de l'art, de l'antiquité et de l'histoire recherchaient de préférence.
Parmi les lieux de plaisir, il faut mentionner comme le plus célèbre Edepsus, dans l'île d'Eubée, au bord de la mer, avec des sources thermales, encore aujourd'hui visitées par des malades. C'était alors un rendez -vous pour toute la Grèce, mais où il n'y avait, naturellement, non plus manque de visiteurs romains, parmi lesquels figurait déjà Sylla, qui y fît un séjour ^ Les bains y présentaient le plus d'animation au printemps.
On y avait pourvu, d'une manière exemplaire, au logement des visiteurs, par la construction de bâtiments d'habitation avec salles et portiques, ainsi qu'aux bains, par l'établissement de bassins. La .terre et la mer fournissaient à l'envi, pour les feslinS; qu'on aimait surtout à y donner sur la plage, abondance des mets les plus friands. Cependant il paraît que les excès de la bonne chère et du luxe n'y étaient pas à l'ordre du jour comme à Baïes, mais qu'on y trouvait un ton de société agréable et beaucoup d'occasions pour se procurer des jouissances plus nobles ^,
ï Plutarque, Sylla^ chap. xxvi, 5.
2 Le même, Quxst. conv., IV, 4, 1-4 et 8; de fraierno amoi-e,