LIVRE VI
LES SPECTACLES
Page 8, ligne 11, en note :
' Horace, Odes, I, 20, 3 :
Datus in theatro
Gum tibi plausus,
Glare Maecenas eques, etc.
Page 46, à la note 5 :
Pallacem circum vespertinumque pererro Saepe forum, adsisto divinis
lisons-nous dans Horace [Sat., I, 6, 141.) Page 48, ligne 6^ après le point:
Pline l'Ancien^ parle de courses de durée faites au cirque, de son temps. Cependant, on a peine à croire aux chiffres des distances qu'il prétend y avoir été parcourues. Ainsi, en Tan 89^ un garçon de huit ans y aurait fait, de
' Hist.lmt., Vli, 84.
midi au soir, 75 milles romains, soit près de 1 12 kilomètres et demi, et d'autres y auraient même fourni une course de 160 milles romains, soit près de 240 kilomètres*.
' Le coureur anglais Fletcher doit avoir parcouru 60 milles anglais en quatorze heures; un autre, Barclay, 90 milles anglais (135 kilomètres) eu vingt-et-une heures et demie; ce qui est loin d'égaler la vitesse de ces courses romaines.
Page 51, ligne 23, après le point :
Les bustes de bronze doré et les statues de Scorpus abondaient, à Rome, déjà du temps de Martial, qui dit à ce sujet (V, 25) :
Quam non sensuro dare quadringenta caballo Aureus ut Scorpi nasus ubique micet.
Sans doute aussi, les monuments élevés en commémoration des victoires de l'hippodrome, ne firent-ils que se multiplier, de siècle en siècle.
Page 52, ligne 6, après le point :
De plus, les prouesses des conducteurs de chars les plus érainents, pour lesquels même l'honneur d'une mention dans le Moniteur officiel de la ville de Rome ne semble pas avoir été regardé comme de trop S étaient, et même assez souvent, à ce qu'il paraît, inscrites sous une forme authentique, avec beaucoup de détails, sur des tables de pierre, soit par les soins des vainqueurs eux-mêmes, soit par ceux de leurs admirateurs. 11 s'est conservé quelquesunes de ces inscriptions. Les chevaux, avec lesquels avait été remportée chaque victoire, y sont nommés; les prix
1 Gruter, ZZ7 {Monument de Diodes), ligue 13 : Aclis continetur Aviliumïeren. faclionis suaeprimum omnium vicisse
obtenus, énnmérés par classes ; les distinctions [insignia) conférées aux vainqueurs, exaltées à l'envi comme sans exemple *.
De ces inscriptions appert aussi l'accroissement vraiment prodigieux des courses de ^hars, durant le premier siècle de l'empire.
Le conducteur de char Scirtus, du parti des blancs, avait, aux termes de l'inscription qui le concerne, dans le cours des treize années de la période de 13 à 25 de notre ère, la plus pauvre en spectacles, il est vrai, vaincu en tout sept fois avec le quadrige, et quatre fois à la seconde course {revocatus)^ ainsi que remporté vingt-neuf fois le second et soixante fois le troisième prix'. Cent ans plus tard, on distinguait parmi les conducteurs de chars une classe dite des milliaires (miliarii)^ dans laquelle étaient compris tous ceux qui avaient remporté la victoire mille fois et plus ^ Sur le monument, érigé vers l'an 150, sous Antonin le Pieux, au conducteur de char Dioclès, du parti rouge, Flavius Scorpus, sans doute le même qu'a chanté Martial^ et Pompée Musclosus, figurent même avec des chiffres de 2,048 et 3,559 victoires. Dioclès lui-même, à l'âge de qjjarante-deux ans, avait vaincu 1 ,462 fois, avec des chars attelés de trois ou quatre chevaux et plus, fait centeniers (centenarii) neuf chevaux, c'est-à-dire remporté cent fois la victoire avec chacun d'eux, et même un bicentenier; il avait été 103 fois vainqueur en une seule année, avait couru avec un attelage de sept chevaux mis
* Ain3i, ihid., lire 17 : Primum omnium urbis conditœ ad H S L vicit vu.
2 Henzen, 7419.
' Gruter, 337, ligne 6 d'en bas : Inter miliarios agitatores primum locum oblinens videtur Pontius Epaphrodilus faclionis Venetae.
de front et, comme il paraît, sans joug, nombre que Ton n'avait encore jamais \u attelé ainsi, etc^, etc. \ Tels furent les héros de l'hippodrome.
' L'inscription ci-dessus et une autre, qui porte dansOrelli le n° 2593, sont les plus instructives de toutes, pour les détails qu'elles contiennent sur les courses de chars.
La seconde provient d'un monument funèbre, qu'un cocher, P. Elius Gutta Calpurnien, fils de Marins Rogatus, s'était fait élever de son •vivant, sur la voie Flaminienne, probablement après s'être retiré de l'hippodrome. Elle ne saurait être antérieure au deuxième siècle, mais, comme il y est question d'un cheval saxon, ou du moins nommé Saxo, elle paraît devoir être attribuée plutôt au troisième siècle, ou au quatrième.
Gutta était miliarius. Il avait remporté la palme 1127 fois, courant tour à tour pour les bleus, les verts, les blancs et les rouges, dans des courses tantôt d'un seul char, tantôt de deux, trois et quatre de chaque couleur (certamina singularum^ hïnarurà, ternarum, quaternarum se. quadrigarum). Chacun des quatre partis fournissant son contingent, le nombre total des chars engagés dans ces diverses courses," était réellement de 4, 8, 12 ou 16, et chaque couleur y participait pour un quart. Les courses de quatre, ou respectivement seize chars, devaient être selon toute apparence, à cette époque, les plus rares et les plus difficiles, puisque Gutta, comme Dioclès, ne remporta de cette façon qu'une seule de ses nombreuses victoires. Les courses ternaires, ou respective» nient de douze chars, étaient encore assez rares, fort goûtées et trèsr honorifiques aussi; celles de deux, ou respectivement huit, et d'un, ou respectivement quatre chars, les plus usitées et les moins difficiles. Du temps de Dioclès, au contraire, ces dernières paraîtraien^voir été les plus estimées et les plus glorieuses, pour le vainqueur*
Des cotisations (coactiones) de tous les partis formaient l'enjeu, servaient à couvrir les frais et fournissaient aux récompenses, qui devaient être très-largement décernées à certains vainqueurs, ainsi que donnent à l'entendre ces vers de Martial (x, 74, 5) :
Cum Scorpus una quindecim graves hora Ferventis auri victor auferat saccos.
Une course avait-elle subi une interruption, ou était-elle restée indécise, il arrivait parfois aussi que, sur la demande du peuple, qui manifestait son désir en agitant ses vêtements ou des mouchoirs, on la recommençait. Le vainqueur, dans cette seconde épreuve, était qualifié
(le revocatîis ou remlssus. On trouve une suite d'allusions à ces courses réitérées dans ce passage d'Ovide {Amor., m, 2, 73) ;
Favimus ignavo. Sed enira revocate Quirites;
Et date jactatis undique signa togis.
En revocant
Jamque patent iterum reserato carcere postes
Evocat admissis discolor agmen equis.
Nunc saltem supera, spatioque insurge patenti,
Sint mea, sint dominae fac rata vota meœ. Sunt dominse rata vota meae : mea vota supersunt.
nie tenet palmam, palma petenda mihi est.
On faisait aussi, cela se comprend, particulièrement honneur aux cochers sortis vainqueurs d'une course de chevaux novices, c'està-dire n'ayant encore jamais couru {equonim anagomim).
Chaque cheval avait son nom ; ceux des deux attelages avec lesquels Gutta eut le plus de succès, s'appelaient Geminator, Silvain, Nitidus (Brillant) et Saxon; Danaus, Océan, Victor et Vindex.
Les inscriptions de Dioclès et de Gutta, entre autres aussi celle d'un autre cocher 739 fois vainqueur, Marc-Aurèle Polynice (Henzen, 6179), mentionnent plusieurs classes de prix de 1,000, 15,000, 30,000, 40,000, 50,000 et 60,000 sesterces, parmi lesquels les grands prix étaient ceux qu'obtenaient les vainqueurs.
En ce qui concerne Dioclès, on a sur lui, indépendamment de l'inscription déjà mentionnée (Gruter, 337), provenant d'une pierre depuis longtemps perdue, une autre de date postérieure, ne pouvant toutefois guère remonter au-delà de l'an 150 de notre ère (Gruter, 76, 4), recueillie à Préneste, où ce cocher célèbre, ayant fait fortune, avait probablement fini par se retirer. 11 résulte de la plus ancienne des deux que Dioclès, après avoir débuté dans la carrière, encore trèsjeune, en 122, et couru d'abord pour les blancs, puis pour les bleus et les verts, s'attacha finalement au parti rouge, auquel il paraît être resté fidèle.
On peut difficilement admettre, pour ces débuts, un âge de moins de douze ou de plus de vingt-et-un ans.
L'année de la naissance de ce cocher célèbre devrait, d'après cela, varier entre 102 et 108 après Jésus-Christ.
Voici les vers de Martial :
Saepius ad palmam prasinus post fata Néron is Pervenit et victor prœmia plura refert.
I niinc, livor cclax, die te ccssisse Neroni ; Vieil nimirùm non Nero, sed prasinus.
Il est toutefois impossible d'admettre que Martial, dans cette épigramme, composée à la fin de l'année 96 au plus tôt, ait voulu démontrer, en insistant ainsi sur le fait de la mort de Néron, que les victoires persistantes des verts ne devaient pas être attribuées à la partialité de cet empereur. Le poëte a sans doute entendu parler de Domitien, que le peuple appelait probablement aussi Néron, après qu'il eut été assassiné comme le véritable Néron, et qui est d'ailleurs traité de Néron chauve {calvus Nero) dans un vers de Juvénal (iv, 38).
Page 69, ligne 21, après le point :
Cependant Galien^ présent à Rome à peu près vers la même époque, cite l'intérêt pour les différentes couleurs des partis du cirque comme un exemple de l'empire des passions déraisonnables \ et mentionne, en passant, que les gens du parti des bleus et de celui des verts se croyaient obligés de flairer le fumier des chevaux de course, pour mieux s'assurer des qualités digestives et nutritives des fourrages qu'on leur donnait *.
* Galien, De ordine Ubrorum suorum, éd. de Bâle., p. 369; éd. K., P. XIV, p. 53.
^ Ibidem, Méth. thérapeut., iv, 6 ; éd. K, x, 473.
Page 81, ligne 2 :
Indépendamment des grands prix décernés aux vainqueurs, on conférait aussi des seconds et troisièmes prix^
• Voir Orelli, 2593 et 2594.
Page 84, lignes 6 et 7 :
Aux mots : « On entendait soudain craquer les verroux, » substituez ceux-ci : « La corde de fermeture tombée. »
Mémo page, ligne 0, au mol « l'hippodrome », en note :
Après sVlrc avancés (les chars) jusqu'à une raie, qui formait la ligne de départ. Tel était, induhitahlement, l'usage du temps de Gassiodore (Var., m, 5J); mais l'époque à laquelle fut prise cette disposition est incertaine.
Page 91, à la note 4 :
Ces spectacles de huit jours de Préneste, ainsi que ceux de six jours de Florence (Orelli, 68G), n'étaient toutefois que des hidl, non des munera. Ceux-ci, à Préneste, ne duraient que cinq jours (Mu ratori, 616, 4).
Page 93, ligne 14 :
L'épitaphe d'un officier municipal du rang le plus éle^é, à Peltuinum, porte à sa louange qu'il avait offert un jeu de gladiateurs de trois jours, avec quatre criminels \ dont rexécution formait, partant, un complément de spectacle très-bien accueilli.
' /. iV., 4063.
Même page, ligne 18, après le point :
Le plus ancien témoignage de l'existence de la ville d'Arles €st une marque de gladiateur, originaire de ce lieu, de l'an 63 avant Jésus-Christ ; d'où il suit que les jeux de la gladiature y avaient trouvé accès dès lors, c^'està-dire longtemps avant que la première mention de cette place apparaisse dans la littérature romaine (les écrits de Jules César).
Page 95, ligne 23 ;
Il est probable que les tueries d'animaux virent tomber les obstacles à leur introduction, dans les pays helléniques;, surtout depuis qu'Adrien en avait ordonné une de mille bêtes au stade d'Athènes*.
' Vie d'Adrien, eh. xix.
Page 9C, à la note 3 :
Favorimis écrivit un discours Ouèp twv (ji.ovo|7,àywv, ainsi que d'autres ÈTTt Tw l-riçtô et uTièpTwv paXavei'wv (Philostrate, Vit^ sophist., 491, G, éd. Kayser), probablement pour montrer son art dans la défense de choses universellement condamnées. Il affectionnait ces mauvaises thèses ( materias infâmes). Voir Aulu-Gelle, Nuits aitiques, xvii, 12. Libanius seul {de vita sua, c. m) parle des gladiateurs avec une certaine admiration, peut-être par esprit d'opposition, pour faire pièce au zèle contraire des chrétiens.
Page Ho, note 7, ligne G, après le point : Le musaico Massimi de Winckelmann est maintenant à Barcelone.
Page 126, à la note 1 :
D'après Ritschl, qui a, dans ses Tesscrse gladiatorix des Romains^ dissertation publiée en 1864, péremptoirement tranché la question, c'étaient des médailles de bravoure. Spectaius doit ainsi se traduire par « éprouvé ».
Page 137, après la ligne \3, intercalez :
au cirque
Page 142, ligne 23, après le point :
Au moyen âge et dans les temps modernes, quelques exemplaires des animaux les plus rares, que l'on avait plus souvent l'occasion de voir à Rome, ainsi que d'animaux moins rares, venus de temps à autre en Europe, ont fait, à diverses reprises, la plus grande sensation. Le moine de Saint-Gall, qui écrivit la vie de Gharlemagne, et Eginhard, dans ses Annales^ racontent que cet empereur reçut, en 801, de Haroun-al-Raschid, par l'office de son envoyé, le Juif Isaac, entre autres cadeaux, un éléphant et un singe, ainsi que d'un émir africain un ours dç Numidie et un lion de la Mauritanie. Eginhard relate même le voyage de l'éléphant et mentionne la
mort de cet animal, qui mourut subitement, en l'an 817, dans le pays de Munster*. En Italie particulièrement % la facilité du transport des ports méridionaux et orientaux de la Méditerranée, conjointement avec les conditions favorables du climat, permettait d'acheter ou de recevoir en cadeau, de sultans, les animaux du midi, dont les combats, entre eux et avec des chiens, servaient aussi, dans les grandes occasions, à l'amusement du peuple. Les villes et les princes surtout entretenaient volontiers des lions vivants, employés aussi, quelquefois, comme exécuteurs de condamnations politiques; les Florentins, en outre, de trèsbonne heure, des léopards (dès l'an 1291). Vers la fin du quinzième siècle il y eut déjà, auprès des cours de plusieurs princes d'Italie, de véritables ménageries [serragli)^ regardées comme un luxe indispensable pour des personnes de leur rang ; celle de Naples, sous Ferrante, comprenait," entre autres, une girafe et un zèbre. A Florence, on vit une girafe dès l'an 14S9; c.elle (déjà mentionnée au tome II, p. 142) dont le sultan des Mamelouks, Kaytbey, fit présent à Laurent le Magnifique, et qu'Antonio Gastazio décrivit en 1486, détermina Politien^ à réunir toutes les données fournies, par les auteurs anciens, sur ce curieux animal. Du reste, déjà Albert le Grand avait vu et décrit une girafe, qu'un sultan d'Egypte avait envoyée à
> Monachi Gâll=, Gesta KaroU, II, 8, etc. (Pertz, Monum,, II, 752).— Einhardi Annales (Pertz, Monum., I, 190) : Ipsius anni mense octobrio Isaac Jud86us de Africa cum elefanto régressas portum Veueris intravit et, quia propter nives Alpes transire uon potuit, Vercellis hiemavit.
2 Voir, pour ce qui suit, Burckhardt, Culture de la Renaissance, p. 288 à 290 (en allem.).
3 Miscell., c. III.
i 2 SUPPLÉMENT
l'empereur Frédéric II; mais, depuis lors, on n'en revit plus en Europe, si ce n'est à Gonstantinople, jusqu'à l'arrivée de celle qui fut envoyée, en 1826, d'Alexandrie en France ^ Sébastien Munster a jugé digne d'une mention particulière, dans sa Cosmographie^^, qu'au 1" mai de l'année 1513 on amena au roi de Portugal Emmanuel, de l'Inde à Lisbonne, un rhinocéros vivant, sans doute le même que ce prince envoya, la même année, en cadeau, avec un éléphant, au pape Léon X. C'est de ce rhinocéros qu'Albert Durer donna, d'après un mauvais croquis, le premier dessin très-imparfait, mais qui fut souvent reproduit. Depuis, il est venu plusieurs spécimens de rhinocéros en Europe, entre autres à Londres, dans les années 1689, 1739 et 1741, un à Paris, en 1793, puis en 1816 un en Allemagne, oîi avait été pourtant aussi déjà montré celui de 1741, rhinocéros mentionné par Gellert, dans un de ses contes en vers les plus connus, et dont il s'est conservé une très-bonne gravure du temps, accompagnée d'une légende en quatre langues, de laquelle il résulte qu'on le prenait pour le Béhémoth du livre de Job (40 ,10).
A ce qui a déjà été dit (tome II, p. 143) de l'hippopotame du jardin zoologique de Londres, débarqué dans cette ville le 25 mai 1850, il faut ajouter :
Cet animal étant arrivé au Caire le 14 novembre 1849, y avait passé l'hiver. D'Alexandrie on le réexpédia sur un bateau à vapeur, construit spécialement à cet efTet, et dans lequel on avait ménagé un bassin d'eàu de la contenance de 400 gallons, dont on renouvelait l'eau tous
* Mougez, Mémoire sur les animaux promenés ou tués dans les cirques {Mém. de l'Institut, t. X, p. 417, etc.) et Oken, Histoire naturelle, VII, H, p. 1321-29 (en allem.).
2 Bâle, 1578, p, MCCCL (éd. allem.). ' /
AU TOME DEUXIÈME. iS
les jours. Deux vaches et dix chèvres ne pouvaient suffire à fournir le lait nécessaire à sa consommation quotidienne*.
* Dickens, Householdwords, I, 1850, p. 445, etc.
Page 143, ligne 23, après le point:
N'oublions pas que ce sont précisément les espèces des grands animaux qui ont subi, dans l'espace de deux mille ans, une réduction énorme, difficile à évaluer.
Page 144, ligne 14, au mot Europe, en note :
L'inventaire du jardin zoologique de Londres, à la date plu 1«" janvier 1864, portait 567 quadrupèdes, 1,063 oiseaux et 100 reptiles. Les animaux de l'amphithéâtre étaient presque exclusivement des quadrupèdes.
Même page, à la note 2 :
Soit dans vingt-six spectacles.
Page 145, ligne 3, au mot Galien, en note :
Il mentionne plusieurs dissections d'éléphants. Le cœur fut extrait parles cuisiniers de l'empereur. Scribonius Largus, autre médecin, qui vécut sous les premiers empereurs, s'était procuré pareillement une hyène (43, 171).
Même page, note 1, au lieu de :
xxxvi, 10, mettez : xxxvi, 40 (anecdote de Pasitèle).
Page 156, ligne 18:
Substituez deux fois au mot buffle le mot taureau. 11 n'y avait pas, dans l'antiquité, de buffles en Italie.
Page 139, ligne 8 :
Quelle horreur que la curiosité des médecins, guettant l'occasion de ces affreuses blessures,, pour observer les
parties internes du corps humain, mises à découvert par
f\pçi nlaipc: hpantpc: ^ î
des plaies béantes
^ Galien, De anatom. administr., III, 5; éd. K., II, p. 385. — Voir aussi Gelse, prœf. (lib. I, p. 10, éd. Targ.). Les empiriques déclarent les dissections des vivants superflues : Interdum enim gladiatorem in arena, vel militem in acie, vel viatorem a latronibus exceptum sic vulnerari ut ejus interior aliqua pars aperiatur, et in alio alia.
Page 160^ ligne 13, en note :
Voir Rucca, Dell' uso de' soterranei anfiteatrali dans les Mem. delV Àcad. ErcoL, vol. VI, Naples, 1851. Cependant l'auteur paraît trop s'aventurer dans l'idée qu'il se fait de l'usage de ces souterrains, en admettant, par exemple, que tous les hommes et animaux surgissaient de trucs, à l'exception des essédaires, qui arrivaient sur des chars, et des andabates, gladiateurs combattant les yeux fermés, mais non à cheval, comme il se le figurait à tort.
Page 170, à la note 1 :
C'est ainsi que les enfants jouent maintenant, en Andalousie, au taureau et au matador, ou qu'on les voyait autrefois, à Rome, jouer aux brigands et aux sbires. Voir Huber, Esquisses d'un voyage en Espagne, I, 217, etc., et Moritz, Voyages d'un Allemand en Italie, 1786-88, t. II, p. 203 (tous les deux en allemand).
Même page, modifier ainsi le commencement de la note 3 : '
Horace, Sat., il, 6^ 44 : nugas.
Hoc genus : hora quota est.^ Thrax est gallina Syro par.' — EpîtreSi I, 18, 19 : ambigitur quidenim? Castor sciât an Dolichos plus. . .
Page 178^ à la note 5 :
ïl ne parait pas inutile d'appeler, à ce sujet, l'attention sut un opuscule intéressant, quoique non exempt d'erreurs, de l'architecte E. L. Tocco, ayant pour titre : Del velario e délie vêle negli anfiteairi, particolarmenie nel anfileatro Flavio, 38 pages in-8«>, imprimé chez G. Menicanti, sans date. L'auteur y combat la thèse établie par H. Barbarus, et illustrée par un dessin de Fontana (p. 8), d'après laquelle il faudrait admettre que les dalles percées dé trous du bord supérieur du mut circulaire des théâtres et amphithéâtres aient pu servir à fixer des mâts. Il fait observer que le système de cordages appliqué à la tenture aurait exercé, sut toute la circonférence, une forte pression vers le centre, et
que les dalles, manquant de points d'appui extérieurs, eussent pu aisément, surtout par un vent fort, produire un" enfoncement de la muraille dans ce sens; pour supporter des mâts, il eût fallu qu'elles fussent pratiquées à l'inlérieur du mur circulaire, côté où le rebord de la muraille eût servi d'appui (p. 17, etc.). I^a véritable destination des dalles percées de trous était, selon lui, de servir de supports à un étage supérieur, construit en bois (p. 19). Le calcul de l'espace qu'il faut pour ménager au public, dans l'intérieur, 87,000 places, où il pût s'asseoir, suffit déjà pour rendre vraisemblable l'existence de cet étage en boiis (p. 21). C'est dans ce sens que l'auteur interprète le passage suivant de l'inscription connue des Arvales : Mœnianosummo in ligneis tab. lui (p. 24). Les grands incendies de l'amphithéâtre, particulièrement le rapport de Dion Cassius (lxxviii, 25), font aussi supposer qu'il y avait tout un étage en bois. Tocco admet que le point d'appui principal et indispensable du velarium était un grand nièit, fixé au milieu de Farène, en se laissant influencer, il est vrai, par la figure qui représente le prétendu amphithéâtre de Doué, en Poitou, dans Lipsius {de amphith., c. vi), lequel, comme on l'a reconnu depuis, ne fut jamais un amphithéâtre (p. 30, etc.). Cependant, l'architecte Guilari a également prêté à un creux, qui se trouve au milieu de l'amphithéâtre de Vérone, la destination de recevoir un mât, pour le même but (p. 32, etc.). De plus, un savant anglais, Banks, doit avoir assuré, après l'exploration de soixantedix-neuf amphithéâtres antiques, que partout où l'on peut atteindre au parquet antique, on retrouve la même dépression au milieu (p. 34). Avec une construction comme celle de Fontana, on ne pourrait s'expliquer comment Commode eût pu faire charger le peuple par les soldats de la flotte, affectés à la manœuvre des voiles (voyez la Vie de cet empereur, ch. viii), et la survenance d'une tempête n'eût pas manqué d'exercer les plus grands ravages (p. 38). Le velarium, d'après Tocco, devait avoir la forme d'un grand pavillon intérieur (p. 36).
Page 1 80> ligne 1, passage à modifier dans ce sens :
L'édit rendu, le 1""* octobre 326, à Béryte, par Constantin, ne saurait être, d'après Mommsen, considéré comme une défense formelle des spectacles de l'arène; car, dans un rescrit postérieur du même prince, adressé à la ville d'Hispellum (Spello), il permet, sur la demande de celle-ci, aux prêtres de l'Ombriede donner, désormais, dans cette ville leurs jeux scéniques et de gladiature^
tandis que les prêtres de la Toscane doivent, d'après ses ordres, continuer à donner leurs spectacles à Volsinies, comme par le passé.
Page 184, ligne 6, en note :
On lit dans la Gazette d'Augsbourg (n° du lo décembre 1864) : Une foule de curieux se réunissent maintenant tous les jours au Colisée, pour suivre les fouilles d'un nommé Testa, qui, sur l'autorité d'un vieux parchemin, tient pour certain qu'il y trouvera un immense trésor, dont l'inventaire est spécifié sur ledit parchemin.
Page 200, ligne 10 :
Élien * ne crut pouvoir mieux caractériser l'effronterie d'une courtisane de l'espèce la plus vulgaire, dans les manières et les gestes, qu'en l'appelant plus éhontée qu'une mime.
' Dans Suidas, au mot xa6y)[xa$eu{xévo;.
Même page, ligne 17 :
Du reste, les représentations de nudités complètes n'étaient pas inouïes, même au quinzième siècle et au seizième encore, dçins les occasions de grande fête, ni sur la scène, ni ailleurs. Louis XI faisant son entrée à Paris, en 1461, fut reçu par les plus belles filles de la ville, qui le complimentèrent, entièrement nues, en récitant des poésies. Parmi les spectacles représentés à Lille, en 1468, devant Charles le Téméraire, figurait aussi le Jugement de Paris j dans lequel les trois déesses parurent aussi toutes nues, conformément h la donnée mythologique. Albert Durer encore rapporta du voyage qu'il fit dans les Pays-Bas, en 1S20, le souvenir de choses semblables, qu'il avait vues de ses propres yeux. Le magistrat d'Anvers, écrit-il à son ami Mélanchthon, avait arrangé, lors
de l'entrée de Gharles-Quiiit, sur son passage dans la rue, toutes sortes de spectacles, où figurèrent les plus belles et plus nobles demoiselles de la ville, presque toutes nuesj sans chemise, couvertes seulement de robes de gaze trèsfine. Le jeune empereur, très-sérieux, ne regarda pas de leur côté, mais Durer avoue que pour lui, en sa qualité de peintre, il ne se fit pas faute de les contempler religieusement. Voir Falke, Costumes et modes allemandes^ 1,278 (en allem.).
Page 211, à la note 1 :
Ou trouve, dans Philostrale (Jies des sophistes^ I, 25, 3; éd. K.i p. 229), un témoignage non équivoque du fait de la représentation vraiment dramatique de tragédies à Smyrne, sous le règne d'Antonin le Pieux.
Page 212, à la note 1 :
On retrouve des exemples de ce singulier expédient, encore à la fin du seizième siècle, dans VAnfiparnasso d'Horace Bechi (1597), comme dans le Ballo délie ingrate de Monteverde. Le fait que Gœthe osa, une fois, tenter quelque chose de semblable, sur la scène de Weiniar, est digne de remarque pour sa manière de comprendre une représentatioE de théâtre. La circonstance qu'il fut obligé, dans ce cas, de faire de nécessité vertu, n'y change rien.
Page 213, à la note 3 ;
D'après le Pseudolucien {Néroth ch. ix), Néron aurait fait égorger, aux jeux isthmiques, le tragédien Épirote, qu'il détestait comme un rival, de la main de ses propres acteurs, chaussés du cothurne, c'est-à-dire en costume. Il est naturel que Néron emmenât toujours plusieurs acteurs avec lui; cependant,, il n'est guère démontré avec certitude, par cet acte de violence, qu'il pût y avoir plusieurs acteurs en scène, jouant conjointement à coté du chanteur.
Page 218, ligne 3, après le point;
La pantomime de Didon, également d'après Virgile, Supplément. b
était encore fort goûtée, sur là scène, du temps de Macrobe^
' Saturnales, xvii, 15. Il dit, à ce sujet, que l'histoire de Didon aété si admirablement traitée par le poète de Mantoue, qu'elle ne forme pas seulement un objet d'imitation pour les sculpteurs, les peintres et les artistes en tapisserie, mais est aussi célébrée « histrionum perpetuis et gestibus et cantibus. »
Page 222, à la note 2 :
Voir aussi ces vers de Manilius (V, 479) :
Hic dexter tamen actor erit, nunc voce poetis Nunc tacite gestu.
Puis (vers 484 à 486) :
Omnis fortunae voltum per membra reducet iEquabitque choros gestu, cogetque videre Praîsentem Trojam Priamumque ante ora cadentem.
Même page, ligne, 21 :
C'est assez dire que cette manière de jouer ne pouvait être qu'exceptionnelle.
Page 223, ligne 7 :
Du reste, on connaissait aussi, du temps d^Auguste, des scènes de pantomime, dans lesquelles paraissaient deux acteurs, remplissant chacun un rôle à part; mais on ignore s'il se jouait également de ces scènes au théâtre * ; dans aucun cas, du moins, elles ne p^iraissent s'y être maintenues, car il n'en est plus jamais fait mention postérieurement.
' Quintilien, VI, 3, 65 : Nam et finitione ausus est AÙgustus dé pantomimis duobus, qui alternis gestibus contendebaat, cum eoraiH alterum saltatorem dixit, alterum interpellalorem.
Même page, au commencement de la note 5 :
Sénèquc, Epist., 121, G : Mirari solemus sallandi peritos, quod in omnem significationem rerum et affectuum parata i.Uorum est manus et verborum velocitatem gestus adsequitur.
Page 225, ligne 16 :
Des danseurs efféminés, s'écrie un auteur chrétien ^, inspirent la passion qu'ils simulent ; ils déshonorent vos dieux en les faisant paraître obscènes, soupirant, remplis de haine; en jouant la douleur, ils vous arrachent des larmes, au moyen de gestes et de signes qui ne sont qu'une vaine simagrée.
^ Minucius Félix, Octavius, 37, 12.
Page 226, ligne 3, après le point :
A Antioche, on cria à un petit danseur qui avait pris le rôle d'Hector : Nous voyons bien Astyanax^ mais Hector oii est- il? A un acteur très- long qui s'apprêtait, dans celui de Capanée, à escalader le mur de Thèbes : Enjambez-le donc, pas besoin d'échelle pom^ cela I A un gros homme essayant de sauter : Ne défoncez pas la scène ! A un très-maigre : Tâchez de mieux vous porter! — Puis aux mots : « Une riche chevelure naturelle, » ajoutez : « tombant en boucles/)) * . . *
Page 227, avant la note 1 :
Les jeunes hommes que la direction de leur esprit portait au sérieui^ évitaient de voir ces pièces (les pantomimes) •.
' Voici le texte du passage de Pline le Jeune : Vixit in contubernio aviœ delicatœ severissime, ettamen obsequentissime. Habebatilla pantomimes, favebatque effusius quam principi feminae couvenit. Hos Ouadratus non in theatro, non domi speclabat, nec illa exigebat. . . . ^uod mihi non amore ejus magis facere quam reverentia videbatur.
Page 234, ligne 12 :
Dès les derniers temps de la république, ce dilettantisme avait fait de tels progrès qu'il attira des sarcasmes, même sur des hommes aussi distingués par leur naissance que par leur haute position, non-seulement à raison de leur passion pour la danse, mais encore à raison de leur talent de danseurs. Tels furent deux amis de Gicérou, M. Gélius Rufuset P. Licinius Grassus, fils du triumvir, et, parmi ses adversaires, A. Gabinius, consul en 58, dont la maison, dit-il, retentissait continuellement de chants et du bruit des cymbales, et qui s'oubliait jusqu'à danser luimême en déshabillé, devant ses convives ^ Il paraît même que les partisans de Gatilina se gaudissaient à danser tout nus^ L. Afranius aussi, consul en 60, fut, paraît-il, meilleur danseur qu'homme d'État ^
Le développement auquel arriva la pantomime, comme art spécial, et la faveur qu'elle gagna promptement, durent grossir le nombre des amateurs qui s'y appliquèrent, comme exécutants.
' Cicéron, i'i Plsonem, lo, 22; voir aussi 8, iS; pro Plancio, 35, 87; p. red. insenatu, 6, i^; pro domo, 23, 60; puis Macrobe, Saturn., III,
14, 45 : adiciam tribus nobilissimis civibus non modo studium
saltandi sed eliam, si dis placet, peritiam qua gloriarentur fuisse, Gabinio coDsulari Ciceronis inimico, quod ei' Cicero non dissimulanter objecit, et M. Gœlio noto in turbas viro, quem idem Cicero défendit, et Liciuio Grasso, Grassi ejus qui apud Parthos exstinctus est, filio.
' Cicéron, Catilin., II, 10, 23 : Nudi in conviviis saltare didicerunt.
3 Dion Gassius, XXXVII, 49.
Page 237, note 2 :
Kolzebue, dans ses Souvenirs d'un voyage à Rome et à Naples (isob^ en allem.), rapporte, d'après un édit de théâtre, alors annuellement publié à Rome, mais non appliqué, il est vrai, que les chanteurs et les danseurs devaient être soumis à des peines corporelles, quand ils of-
fensaient les bonnes mœurs, répétaient un air ou une danse à la demande du public, sans la permission expresse *de l'autorité, ou se querellaient entre eux (III, 235).
Page 243, ligne 21 :
Héliogabale, enfin, fit d'un pantomime le gouverneur militaire de Rome*.
* Vita Elagabali, c, xii.
Page 252, ligne 13, après le point :
Ces spectacles, institués en commémoration du salut de César* et consacrés à Apollon d'Actium, furent désormais ordonnés périodiquement, de quatre en quatre ans, par les consuls et les quatre grands collèges de prêtres, tour à tour ; cependant ils ne paraissent pas avoir survécu à Auguste, dans la capitale, oii la dernière mention qui en soit parvenue jusqu'à nous se rapporte à l'an de Rome 762 \ On sait de la première de ces fêtes, de l'année 726, que
* Suivant l'expression d'Auguste lui-même. Une monnaie de l'année 738 offre d'un côté un prêtre sacrificateur avec la légende « pro valeludine Gaesaris s. p. q. R.; « sur le revers, un Apollon sacrifiant de même, avec les mois : « Apollini Actio. » Mommsen en a conclu avec raison que les «< ludi pro salute divi Augusti votivi » (de l'année 762) que mentionne Pline l'Ancien (Hist. natur., Vll, 158), appartiennent à cette période. 11 n'est pas précisément établi par des témoignages certains, mais pourtant vraisemblable, d'après la nature de ces fêtes et deux passages de Dion Cassius (LUI, 1, et LIV, 19), que les jeux de la période romaine étaient appelés ludi ^c^iaci, et «Actiacis » est une dénomination préférable, sans doute, à «Asticis» dans Suétone (Tibère, ch.\i)j forme certainement corrompue. Que des ludi astici aient été célébrés à Syracuse, comme le dit le même auteur (Caligiila, ch. xx),cela est possible, mais ne rend pas plus admissible l'emploi de la même dénomination lorsqu'il s'agit de jeux donnés à Rome.
^ Le fait rapporté par Tacite {Annales^ XV, 23) qu'un « certamen ad exemplar Acliacae religionis » fut décrété pour les coucbes de Poppée,
La suite du passage est à modifier conformément au sens des lignes ci-dessus.
en 63, n'est pas plus concluant pour la persistance ultérieure de ces spectacles, à Rome, que plusieurs autres passages, tous relatifs aux jeux actiaques de Nicopolis. Ce que Suétone rapporte, dans la vie de Cali-
gula (ch. xxiii), en ces termes : Actiacas Siculasque victorias vetuit
solemnibus feriis celebrari, s'applique aux fêtes célébrées dans les provinces, où l'usage s'en maintint, nonobstant cette défense.
Page 253, après la ligne 2 ;
Le peuple ayant demandé un pugilat, à une fête ordonnée par les pontifes, Auguste le remit à la matinée du lendemain, et défendit en même temps aux femmes, qu'il voulait tenir éloignées de tous les jeux d'athlètes, de paraître au spectacle avant la cinquième heure. (Remaniement de la première partie de la note 1, au bas de la page susdite, et suppression, dans le texte, des quatre lignes suivantes et du commencement de la ligne 7, jusqu'à la fin de la phrase.)
Page 262, après la ligne 16 ;
Au temps de Néron, la gymnastique était, selon toute apparence, déjà très-répandue chez les Romains, et il ne doit pas nous étonner qu'elle fût connue, même plus tôt, de certains d'entre eux. Gelse déjà crut devoir se déclarer contre l'usage qu'on en faisait*. Lucain aussi, au temps
* Celse, I, 1 : Sanus homo.... nullis obligare se legibus débet, ac neque medico, neque iatralipta egere.... Sed ut hujus generis exercitationes cibique necessarii sunt, sic athletici supervacui; puis I, 2 : Ac ne bis quidem (exercitationibus) athletarum exemplo vel certa esse léx vel immodicus labor débet. — Le mot iatraliptay médecin qui traite par la gymnastique, paraît employé pour la première fois dans ce passage de Gelse. Trimalcion (dans Pétrone, ch. xxviii) se fait déjà accompagner au bain par trois iatraliptes.
de sa disgrâce et de son opposition à la cour de Néron, a donné une expression véhémente au même sentiment, en qualifiant d'énervée, par l'habitude de muser sur l'arène des lutteurs, et de propre à peine à porter les armes, la jeunesse recrutée, pour l'armée, dans les gymnases grecs ;
Graiis délecta juventus
Gymnasiis aderit, studioque igoava palaestrae Et vix arma ferens.
Pharsale, VII, 270,
Martial demande, une fois, pourquoi Ton dissipe la force des bras, dans le maniement stupide des haltères, lorsque bêcher une vigne constitue un exercice bien meilleur, pour des hommes :
Quid pereunt stulto fortes haltère lacerti ? Exercet melius vinea fossa viros.
Les Grecs passaient, aux yeux de ces rigides Romains, pour les pères de tous les vices \
* Pline, Hist. nat., XV, 19 : Usum ejus (olei) ad luxuriam verlere Grœci, vitiorum omnium genitores, in gymnasiis publicando.
Page 2C5, ligne 13, après le point ;
Sous Titus, des gens riches ornaient d'images d'athlètes leurs écoles et leurs arènes de lutte ^ ' Pline, m^t, nat., XXXV, 2.
Même page, après la ligne 19 :
Ce métier de professeurs était surtout la ressource d'athlètes malheureux dans les concours*.
* Galien, Tuepi laxp. xai Y^l^^^aaT., c. xlvi; éd. K., V, p. 894.
Cette ordonnance n'admettait que des hommes libres au concours pour les courses, dans les jeux sacrés.
Page 268, ligne 6, après le point :
Pline TAncien compare les athlètes aux chevaux, pour la voracité \
' Hist. nat.f XVIII, 63 : Athletarum, quorum capacitas jumentis similis.
Même page, ligne 10, après le point :
Particulièrement irrité par l'outrecuidance d'athlètes aussi présomptueux qu'incultes, qui osaient déblatérer, dans une langue barbare et malsonnante, contre les médecins, et même écrire sur des questions de diététique, auxquelles ils n'entendaient rien, Galien devint un de leurs détracteurs absolus*.
1 Galien, loco citato.
Môme page, ligne 25, à, la fin de la phrase, en note ; * Galien, TrpoxpeTCT. Xoy-, c. ix à xiv.
Puis intercaler dans le texte : .
Le gymnase rend paresseux et indolents ceux qui le fréquentent, les dispose à la somnolence et détend toute activité d'esprit; beaucoup d'entre eux y gagnent un tel embonpoint, qu'ils peuvent à peine respirer ; s'agit-il du soin d'affaires importantes, mieux vaudrait encore les confier à des pourceaux qu'à des athlètes ^ Plutarque aussi dit^ que les athlètes, éloignés des livres par leurs professeurs, et habitués à passer toutes leurs journées à faire des farces et des bouffonneries, finissaient par se pétrifier et se lustrer comme les colonnes des gymnases;
' Galien, Tcepl jxixpâç crçaîpa;, c. m ; éd. K., V, p. 905.
3 De sanitate prœc, c. xx, p. 133. '
AU TOME DEUXIÈME. 2o
et Épictète ^ va môme jusqu'à mettre les sales paneratiastes sur la même ligne que les gladiateurs.
» Dlss.f II, 18, 22.
Page 269, ligne 25, après le point :
Toute la Grèce continuait d'affluer aux jeux pythiques et olympiques ^
* Philostrate, Vie d'Apollonius de Tyane, VIH, 18, p. 362.
Page 270, ligne 3 :
Au lieu de « Tan 37 avant Jésus-Christ, » il faut : Fan 36 après Jésus-Christ, à Olympie, le septième ou Iiuitième depuis Hercule \
* Tacite, Dialogue des orateurs, ch. x ; Quintilien, 8, 14 : quem adolescentes senem vidimus; Pausanias, V,.21, 5; Krause, Olympia (en allem ), p. 335.
Même page, ligne 7 :
Tel fut aussi le Phénicien Élius Hélix, le premier qui eut la même chance dans la grande lutte des jeux capitolins, en l'an 218 de notre ère\ Des lutteurs éprouvés, accessibles à la corruption, recevaient parfois, de leurs adversaires, de grosses sommes pour se laisser vaincre ^
* Philostrate, de gymnast, Vlll, 22, p. 59, où il faut voir aussi ce que dit Kayser, notamment au sujet de l'orthographe du nom de cet athlète. — Dion Gassius, LXXIX. 16. — Philostrate, Héroïques, 679,
2 Philostrate, de gymnast., c. m.
Même page, ligne 15, au mot a statues », en note: p Philostrate, Héroïques, 678; éd. K., p. 292.
Page 271, ligne 11, après le mot « victorieux », intercalez : Quand Dion Cassius consignait, dans ses Annales, la
2(i SUPPLÉMENT
double victoire d'Klius Hélix, remportée aux jeux capitolins
Même page, à la note 4 :
S'il est parvenu jusqu'à nous un assez grand nombre de ligures d'alh. lètes romains, il n'est pas facile de déterminer les époques de leur origine avec quelque peu de certitude. Rien ne prouve, par exemple, que la mosaïque d'athlètes récemment découverte à Tusculanum (Monum. d'Jt., VI et VII, t. 82) soit réellement du temps d'Adrien. — Une inscription recueillie par Orelli (339) et par Mommsen {Inser. Helveticœ, 149), témoigne aussi de la fondation d'un gymnase pour l'athlétique à JVIinnodunum (Moudon), dans le Valais.
Page 280, à la fin :
Les meridiani que Henzen {Mus. Borgh,, p. 117), se fondant sur une inscription recueillie par Orelli (2587), mais- dont l'authenticité est plus que douteuse, croyait être une espèce distincte de gladiateurs, n'étaient autres que les bestiaires encore disponibles après les combats de la matinée. Les manicarii in collegio Silvani (Orelli, 2S66), que l'on a aussi faussement pris pour des gladiateurs, étaient véritablement des ouvriers, fabriquant les brassards, ce qui surprendra d'autant moins qu'il y avait également un unctor^ membre dudit collège. On ne sait ce qu'il faut entendre par scissores, désignation mentionnée seulement dans le recueil de Mommsen des Nouvelles inscriptions romaines (737); mais il est très-invraisemblable qu'ils fussent, comme l'a supposé Fabretti {Inser . ant.j p. 65), « qui cadavera ictibus dissipabant, ne quis simulata morte deluderet. »
Page 282, ligne 24, après le point :
Adrien ' employa vingt-quatre éléphants à déplacer le
' Vita Hadrianif c. xix.
colosse de Néron, ce qui prouve que Ton utilisait aussi, quelquefois, la vigueur de ces animaux gigantesques, pour traîner de lourdes charges.
Page 283, ligne 3 :
Une monnaie de Gordien, représentant le combat d'un éléphant (assisté de son guide) avec un taureau, dans l'amphithéâtre, se trouve reproduite sur une médaille contorniate. (Sabatier, Descr, gén,, t. VIII, 11»)
Page 286, ligne 6, après le point :
La disparition de l'ours, de la Numidie, n'est pas plus étonnante que celle des hippopotames et des crocodiles, de la Mauritanie, où il y en avait également autrefois*. Gharlemagne, comme ou l'a dit plus haut (p. 10), reçut un ours de Numidie, et, suivant Shaw ^, on en trouvait encore, dans les contrées barbaresques, au siècle dernier,
' De Humboldt, Cosmos, 1, 412.
2 Voyages, i743, I, 323.
Même page, note 5, le passage cité de Varron est ainsi conçu :
Ostium habere (ornithona oportet) humile et angustum et potissimum ejus generis quod cochleam appellant, ut solet esse in cavea in qua tanri pugnare soient.
Même page, ligne 16 :
D'après Prudence, l'empereur Théodose défendit les combats de taureaux à Rome *.
* Adv. Symmachum, II, 1122.
Page 286, ligne 22, en note :
Voir aussi Martial, V, 65, 10 .
Qttottua Mœnalios coUocat hasta'sues?
et, à propos de sangliers apprivoisés, le même, I, 104, 6 :
Et quantum Calydon tulisse ferlur, Paret purpureis aper capistris.
Page 289, ligne 8, après les mots « Antonin le Pieux aussi » intercalez :
comme Domitien
1 Voir Martial, V, 65, 13 :
Saîpe licet Grajée numeretur bellua Lernse, Improba Niliacis quid facit hydra feris ?
Page 291, ligne 1, après le point :
En l'an 496 après Jésus-Christ, deux girafes furent envoyées de l'Inde à Théodose.
Page 301, ligne 9 :
Aux noms des savants mentionnés dans ce passage, il faut ajouter ceux du docteur Nissen, pour les amphithéâtres d'Italie, et du professeur Conrad Bursian, pour les amphithéâtres de la Suisse.
Page 303, ligne 21, il faut ajouter ;
aux amphithéâtres du Latium, deux autres, dont les inscriptions font supposer l'existence, à Suessa Aruncorum et à Lanuvium.
Même page, à la fin :
Dans la Pouille, le prétendu amphithéâtre de Tarente, dont la périphérie est encore très-reconnaissable, paraît avoir été plutôt un cirque.
Page 304, à la fin :
il faut ajouter, aux amphithéâtres de la Campanie, celui dont le docteur Nissen a reconnu les vestiges à Nola. D'après la tradition conservée par Corcia {Storia délie due Sicilie, II, 416), il aurait été en briques, et il y en aurait eu, dans la môme ville, un autre en
marbre; mais ce dernier paraîtrait avoir été, en réalité, plutôt un théâtre.
Dans la môme province, on a également retrouvé un amphithéâtre et un théâtre, sous les ruines de Calés (Calvi). Corcia (I, 507) en indique les dimensions. Dans l'amphithéâtre que cet auteur croit avoir existé à Téanum, M. Nissen voit plutôt un théâtre.
Page 305, ligne 5 :
M. Nissen signale aussi des ruines d'un amphithéâtre à Trebula Mutuesca, près de Montelione délia Sabina, dans le pays des Sabins.
Même page, ligne H : .
Dans le Picénum, M. Nissen n'a plus entendu parler de l'existence d'un amphithéâtre à Osimo (Auximum), et ne voit dans celui de Fermo qu'un théâtre; mais il mentionne à Ricina, sur la rive gauche de la Potenza, entre Macerata etRecanati, un amphithéâtre bien conservé, qui peut remonter jusqu'à Septime-Sévère (voir Orelli, 915). On signale, en outre, des ruines et vestiges d'amphithéâtres à Faleria, près de Falerone, et à Asculum Picenum. La description du premier se trouve dans Deminicis {Giorn. Arcad., LV, p. 160 à 168); du second, dont on reconnaît aisément le contour, des arcades étaient, s'il faut en croire les gens du pays, encore debout il y a une vingtaine d'années.
Même page, ligne 20 :
Dans rOmbrie, outre les amphithéâtres mentionnés, il en existait, d'après la tradition, à Spoletium (Procope, Histoire des Goths, 111, 23) et à Fulgineum (Mengozzi dans Golucci, Ant. Pic, t. XI, p. 75) ; mais le docteur Nissen ne croit pas qu'il en ait existé un à Assisium.
Page 306, ligne 5 :
A Lucques aussi, on voit les restes d'un grand amphithéâtre, dont les constructions ont été transformées en logements, et l'arène en marché aux légumes.
Même page, ligne 34 :
Les ruines dans lesquelles on a cru reconnaître, à Padoue, les restes d'un amphithéâtre, dont Pignorius s'est même appliqué à
retracer le plan, ne paraissent pas, d'après Maffci, remonter à plus de quatre ou cinq siècles.
Page 310, ligne 3 :
Augusta Rauracorum correspond à Augst, dans le canton de Bàle, et Vindonissa à Windisch, dans celui d'Argovie.
L'amphithéâtre d'Avcnches (Aventicum), dont l'emplacement est encore aujourd'hui facile à reconnaître, a été décrit par Bursian; il pouvait contenir, d'après les calculs de cet érudit, près de 18,000 spectateurs. Outre les amphithéâtres déjà mentionnés, il reste à signaler, en Helvétie, les ruines d'un amphithéâtre à Martigny (Octodurum), à l'endroit qu'on y nomme le Vivier, et des vestiges d'un amphithéâtre ou théâtre à Bade en Argovie (Aquœ vicus). A Cologne, dans la Germanie inférieure, des fouilles opérées dans le Berlich (la fosse aux ours) y ont aussi fait reconnaître l'emplacement d'un amphithéâtre, dans le voisinage du camp romain de la Colonia Agrippinensis, où se trouvait probablement aussi un vivier [vivarium) que, d'après le témoignage d'une pierre votive/ découverte dans les fondations d'un couvent, un centurion de la sixième légion avait fait border.
Même page, ligne 21 :
En Angleterre, CoUingwood Bruce ( The Roman wall , 3° éd.^ 1867, p. lo8) croit avoir reconnu dans un relief grossier, à Chester (Cilurnum), une scène d'amphithéâtre, ce qui le porte à supposer qu'il y existait un amphithéâtre. Il ajoute même : Decided traces of one still exist at the station of Barcovicus (Housesteads) . Cependant toutes ces observations paraissent très-problématiques.
Aatrea provinces septentrionales de l'empire romain.
Rhétie et Viiidélicie. — A AugSbourg (Augusta Vindelicorum) il y a lieu de soupçonner qu'il existait un amphithéâtre, près du Perlach (la fosse aux ours), dénomination synonyme du Berlich de Cologne. Voir, à ce sujet, un mémoire de J. Becker, dans les Annales d'archéologie des provinces rhénanes, XLII, p. 71 (en allem.)* — Pour la mosaïque, représentant des scènes du cirque et des combats de gladiateurs, trouvée dans un jardin de cette ville, près de l'église Saint-Étienne, voir Crutcr, 336.
Pannonie inférieure» — L'assertion de Muchar {Le Norique rofnain^ !> 305, en allem.)) qu'il aurait existé un grand amphithéâtre
à Cibalis (aujourd'hui Swilei) sur la Save, aux confins de l'illyrie, paraît erronée ; du moins le passage de Zosime (II, 18) cité à Tappui n'en dit-il rien.
Dacie. — Amphithéâtres à Porolissum (Mojrad), d'après des inscriptions trouvées en 1858 et conservées au musée de Klausenbourg (G. I. L., III, 836), et à Sarmizegethusa, à l'est du village de Varhely, qui occupe une partie de remplacement de l'ancienne ville. Voir la description des ruines dans Neigebauer {Dacie, 18oi, p. 17, en allem.).
Page 311, au bas :
Cependant Ravoisié croit qu'on y donnait aussi en spectacle des jeux g^mnastiques et des combats d'animaux (au théâtre de Cuiculum).
Page 312, ligne 27, au point, en note :
Voici ce que dit à ce sujet Guérin (I, p. 37) : Dans le petit village de Malga, on passe auprès des ruines d'un amphithéâtre, ruines fort peu importantes actuellement, mais qui, par la configuration même du terrain, laquelle offre une excavation évidemment artificielle, ne laissent aucun doute sur la nature du monument dont il s'agit (l'amphithéâtre de Carthage).
Page 314, ligne 2 :
Outre les- amphithéâtres déjà mentionnés, Guérin en signale, dans la régence de Tunis, à Hadrumète (Sousa), la Petite Leptis (Lemta), Thapsus, Henchir-Badria, Botria ou Batria (oppidum Botrianense sive RuspsB), Colonia Suffetula (Sbéitla), Henchir-Makter (oppidum Mactaritanum), Meraissa, sur l'emplacement d'une ville antique dont le nom est perdu, Putput (Souk-el-Abyad)^ Henchirel-Meden (Aurélia Yina) et Henchir-oum-el-Abouab (Seressita). Ils sont décrits dans son livre au tome I, pages 108, 127, 130, 161, 383 et 409 ; puis au tome II, pages 214, 262, 265 et 356.
Page 315, ligne 18 :
Pour les jeux de gladiateurs donnés à Dyrrhachium en Épire^ voyez C. L L., III, 607.
Page 316, ligne 4 ; '
L'indication (In Melo in marmore supra amphitheatrum) que contient, au sujet de l'île de Mélos, le Recueil des Inscriptions grecques (C. L G., 2432), ne paraît guère digne de fixer l'attention.
Page 31 G, ligne 6 :
Cette inscription de Lcsbos se rapporte à un certain Claude Tryphonien, qui était probablement grand prêtre. Le fait de la célébration de jeux sacerdotaux dans cette île, résulte des inscriptions 2184 à 2194. D'après Conze {Voyage dans l'île de Lesbos, p. 5, en allem.), il se trouve, au clocher du castel de Mitylène, quatre pierres, représentant chacune un gladiateur complètement armé se tenant en garde derrière son bouclier, avec des inscriptions illisibles. Deux autres pierres y montrent des reliefs de bestiaires combattant des lions. Aux thermes enfin, on voit également une pierre offrant, sous le nom de "EXt^, le relief grossier d'un taureau se ruant sur un homme à terre {Ann. d. Imt., 1842, tav. d'agg. q.).
Page 318, ligne 3 :
Texier {Description de l'Asie mineure, v. Il, p. 174) dit de Cyzique :
« Une rivière qui prend sa source dans un des acrotères du Dindymon, forme à l'ouest une vallée assez profonde, sur laquelle est placé l'amphithéâtre, qui s'appuie sur les deux mamelons inférieurs. Il n'est guère possible que, dans l'antiquité, ce ruisseau ait eu un autre cours; par conséquent, il passait sons l'arène de l'amphithéâtre, ce qui me porte à penser qu'elle était construite en bois. Les vomitoires sont au nombre de trente-deux; la plupart de ceux du rez-de-chaussée sont encore conservés ; ils sont construits en blocs de granit à bossage; mais cet ouvrage est trèspeu soigné et annoncerait plutôt l'époque de Gallien que celle des Antonins.... Cet édifice est indigne de la renommée de Cyzique. Il n'y avait pas de portique extérieur; les vomitoires conduisaient directement auxprécinctions. Il ne reste plus, dans l'intérieur, que les massifs qui supportaient les gradins. L'amphithéâtre de Cyzique ressemblait beaucoup, comme disposition, à celui de Fréjus. »
Au sujet de la ruine de l'amphithéâtre de Pergame, appelée Gunghel-mess (le jour n'y vient pas) par les indigènes, Texier (v. Il, p. 227 à 230) s'exprime ainsi :
« L'édifice est bâti avec une sévérité toute rustique; mais, dans son ensemble, cet amphithéâtre devait présenter une belle et sévère composition.... Le jour n'y vient point, à cause des galeries souterraines. Il est établi sur un r-avin profond, dans lequel coule un ruisseau qui forme un des affluents du Sélinus. » — Tout
prouve que l'arène pouvait être submergée. Cette arène n'a que les proportions du petit amphithéâtre de Cemenolium (Cimiez), ce qui vient à l'appui du peu de faveur dont les spccticles de l'amphithéâtre jouissaient en Asie Mineure.
Page 320, au commencement :
Ahabie. -- Wetzstcin, dans sa Relation de voyage sur Ilauran et les Trachons, p. S9 (en allcm.), fait mention d'amphithéâtres à S'uhBe et à Bosrâ. Mais Burckhardt, dans son yoyage en Syrie, p. 368, etc. (en allem.), où sont décrites les ruines de la seconde de ces villes, ne dit rien qui vienne à l'appui de cette assertion.
Page 321, au tableau
donnant les dimensions de quarante-quatre amphithéâtres, il faut intercaler, en suivant l'ordre alphabétique, celles de huit autres, avec lesquels le nombre total se trouvé porté à cinquantedeux.
Voici ces huit derniers, plus la mesure de l'amphithéâtre déjà mentionné de Thysdrus, d'après Guérin :