‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 263 sur 265 · SUPPLÉMENT AU TOME DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT AU TOME DEUXIÈME

Même page, ligne H, après le mot « naufrages; » :

ils allaient jusqu'à vendre comme esclaves les malheureux qui tombaient entre leurs mains* ;

' Scribonius Largus (90, 231) raconte qu'un dispensateur de Calvisius Sabinus, « naufragio in ergastulo deprehensus (1. in ergastulum depressus), » reçut dans ce cachot la marque de la flétrissure servile.

Page 346, note 5 :

Voir aussi Zénob.^ 5, 32.

Même page, ligne 1 4 :

De Rome à Stables on mettait quatre jours, par la voie de mer^

' Galien, Meth. med., V, 92 (éd. K., X, 393).

Page 347, ligne 20, après le point :

Galien *, retournant à Rome avec un ami de Gortyne (ville de la Crète), passa par Gorinthe; puis l'ami, après avoir dirigé ses bagages et la majeure partie de ses esclaves sur Athènes par mer, poursuivit lui-même sa route par Mégare, mais en retenant auprès de lui quelques serviteurs.

> De cogn. curandisque animi morbis, c. iv (éd. K., V, p. 48).

Page 348, au bas du texte :

Saint Ignace, dans l'arrière-saison ou Thiver même de l'année 107 de notre ère, fut transporté, par mer, de Séleucie à Smyrne, et en Troade, de là, par terre, à travers la Macédoine jusqu'à Épidamne, et finalement rembarqué à la destination du port d'Ostie^ La nouvelle de la mort de C. César, décédé à Limyra, en Lycie, le

1 Ruinart, Acta mart.

21 février de l'an 4 de notre ère, arriva le 2 avril suivant à Pise\

i Orelli, 643 (Cenotaph. Pisan.).

Page 350, à la note 1 :

Le trajet maritime le plus rapide, dans l'antiquité, est celui qu'a mentionné Arrien dans son Périple du Pont-Euxin, eh. vu (Geogr. minores, éd. Muller, p. 372), avec un parcours de 500 stades dans un laps de six à sept heures, soit de 8 milles marins de 60 au degré par heure au minimum. G. Muller, n'admettant pas la possibilité d'une telle vitesse, c'est-à-dire d'un parcours de 1,700 à 2,000 stades en vingt-quatre heures, soupçonne dans le chiffre de 500, indiqué ci-dessus, une altération du texte primitif. Cependant cette vitesse, notamment pour une durée limitée, n'est pas trop invraisemblable, puisque Aristide aussi fait mention d'un trajet fait dans de très-bonnes conditions, mais ne rentrant pas dans la catégorie des trajets de grande vitesse extraor» dinaire, dans lequel un parcours de 1,200 stades fut accompli en vingt» quatre heures, et que, dans la plus accélérée des courses maritimes mentionnées par Pline, la vitesse moyenne apparaît presque aussi grande, même pour une durée beaucoup plus longue.

0. Peschel, après la citation du passage d'Arrien, dans son Histoire de la géographie (1865, p. 18, n. 1, en allem.), poursuit en ces termes ; « Dans les trajets maritimes dont Pline a fait mention, la vitesse, d'après la remarque d'un savant marin anglais, assort dans un cas à moins de 140, dans deux à 160, et dans les autres à un chiffre de 175 à 185 milles marins, par journée de vingt-quatre heures. Gela fait un minimum de vitesse s'établissant entre 6 et 7 milles marins par heure, un maximum d'un peu plus de 8 milles, et une moyenne de 7 milles à l'heure, qui serait très-satisfaisante même pour des navigateurs de notre temps. » Voyez à ce sujet James Smith, De la construc^ Uon navale chez les Grecs et les Romains. — La frégate autrichienne la Novare, de Valparaiso à l'Equateur, dans l'Océan Atlantique, ne fit en moyenne que 6 milles marins et demi à l'heure (Voir Scherzer, Voijage de la Novare, 3, 291, en allem.).

Page 351, à la note 1 ; Pour le contraire, voyez Lucien, Luc, 1.

Page 354, ligne 26, après le point:

Des provinciaux opulents ne se faisaient pas faute de

déployer le même luxe. Le sophiste Polémon de Smyrne, par exemple, se faisait suivre, dans ses voyages, de nombre de bêtes de somme, de chevaux, d'esclaves et de couples de chiens, dressés pour des chasses diverses; luimême avait à sa voiture de route un attelage phrygien ou gaulois, harnaché d'argent \

' Philoslrate, Vies des sophistes, éd. K., p. 228.

Page 355, à la note 2 :

Voyez aussi ces autres vers de Martial (I, 2) :

Qui tecum cupis esse meos ubicunque libellos

Et comités longaî quseris habere viae, Hos eme quos artat brevibus membrana tabellis :

Scrinia da magnis, me manus una capit.

Même page, après la ligne 1 5 :

L'habitude des femmes de condition était, sans doute, de voyager en litière. Ainsi Julie, la fille d'Auguste et l'épouse d' Agrippa, dans un voyage à Ilium, faillit une fois la nuit de se noyer, avec ses porteurs de litière, dans les flots du Scamandre, qui avait subitement grossi. Agrippa, irrité de ce que les habitants de la ville n'étaient pas venus au secours de sa femme, leur imposa, bien qu'ils n'eussent été nullement avertis de l'arrivée de Julie, une amende de 100,000 deniers, du payement de laquelle ils ne parvinrent à se faire dispenser que grâce à l'entremise de Nicolas Damascène et à l'intercession du roi Hérode K

* Nicolas Damascène, De vita sua (MuUer, Hist. Grœc fragm., III, p. 350).

Page 356, ligne 9, en note :

Il en est encore en partie ainsi, de nos jours, dans l'intérieur de la Russie (voir de Haxthausen, I, 96, etc., pub. en 1847) et de la Sicile

(voir Parthey, Pérégrinations en Sicile et dans le Levant, I, 338, publ. en 1834, en allem.)-

Page 356, ligne 1 de la note 3j après le point :

Strabon, dans le second des passages cités, parle de Garura, sur les confins de la Phrygie et de la Carie.

Voici de plus le texte, malheureusement très-vicié, de la citation suivante de Pline l'Ancien (Hist. nnt., XXIX, 23) : Ipsorum intemperantiam in (raorbis) aquarum calidarum deverliculis(?).

Sur ce qu'on appelait « munus hospitis in domo recipiendi », c'est-àdire les quartiers à fournir aux juges ou magistrats romains, à leur suite et aux soldats en marche, voyez Kuhn, Organisation de Vempire romain, I, 61 (en allemand). Les savants étaient exempts de cette charge. Voir Philostrate, Vies des sophistes, I, 25, 3.

Même page, ligne 24, après le point :

Les grands de l'époque seuls pouvaient avoir des quartiers, en nombre suffisant, toujours préparés pour les recevoir^ dans leurs petits voyages en Italie, quand ils se rendaient, par exemple, à leurs terres. 4-insi Oicéron en avait, o\x il descendait, en allant visiter ses villas d'Anagnia, d'Atina, de Frosinone, de Lanuvium et de Sinuessa. On sait aussi qu'il chercha à s'en procurer un à Terracine^

' Cicéron, ad fam., VII, 23.

Page 358, ligne 1, au mot « passantes », ajoutez :

en Italie comme dans les provinces.

Page 359, ligne 1, après le point ;

Le pieux Samaritain ne put-il pas, comme nous le voyons dans l'Évangile*, conduire aune auberge le mal-

' Selon Saint-Luc, 10, 34.

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heureux qu'il trouva gisant sur la route de Jérusalem à Jéricho, oii il avait été blessé et détroussé par des brigands? Un bourg comme Bethléhem n'avait-il pas aussi son hôtellerie *?

' Ibidem, l, l.

Même page, ligne 11 :

Il est assez probable, en effet^ que les mansiones^ quand il y avait de la place, logeaient aussi de simples voyageurs payants.

Même page, à la note 4 :

Mentionnons également, à ce sujet, Taberaœ(auj. Rheinzabern), ancienne colonie romaine de potiers, dans le Palatinat.

Page 361, à la note 3 :

Les deux deniers laissés par le pieux Samaritain à l'aubergiste, pour défrayer pendant un jour le blessé remis à ses soins {Év. selon saint Luc, 10, 34), étaient certainement plus que suffisants, comme ils devaient couvrir en outre les frais d'un traitement médical.

Page 363, ligne 6, après le point :

Les fraudes de l'espèce étaient d'ailleurs très-communes, sans doute.

Même page, à la note 1 : ~

Quintilien, Declam., 349 ; Quod quis per publicanos improfessum transtulerit, commissum sit. — Les douaniers, dans ce passage, disent : Quamvis pœna sit, quamvis in commissum veniant ea quœ quis professus non est, tamen fallere nos volunt, tamen mille artibus circumscribuntur (lisez circumscribimur). — Ibid., 359 : Prseter instrumenta itineris, omnes res quadragesimam publicano debeant. Publicano scrutari liceat. Quod quis professus non fuerat, perdat. Matronam ne liceat attingere. Matrona iter faciens, quum ad publicanos venisset, uniones habens G CGC, in sinum abdidit; hos quum requireret publicanus, matrona scrutandi potestatemfecit,^publicanus noluit scrutari.

Translatis manum injicit et suos dîcit. — Il ne reste qu'à savoir si les choses se passaient réellement ainsi.

Page 3C3, après la ligne H :

Les effets des soldats étaient exempts de droits*, et il est probable que, dans bien des cas, la faveur impériale procurait la même immunité. Trajan la conféra au sophiste Polémon de Smyrne, pour tous ses voyages de terre et de mer, et Adrien retendit même à tous ses descendants ^

* Tacite, Annales, XIII, 50, etc.

2 Philostrate, Vies des sophistes, p. 228, éd. Kayser.

Page 364, ligne 1, après le point :

Galien* parle d'un brigand qui, naguère, infestait les environs de Goracésion, en Pamphylie, et qui coupait les jambes à ses victimes; Lucien % de brigands en Egypte. Dion Gassius ^ pensait que le brigandage ne cesserait pas tant que la nature humaine ne changerait pas elle-même. Les brigands n'en voulaient pas seulement à l'avoir, mais aussi aux personnes des voyageurs, pour en faire également leur butin, et le rapt d'hommes était connu en Italie comme dans les provinces; plus d'un voyageur sans défense disparaissait pour toujours dans les affreux bagnes, à demi souterrains, où étaient tenus enfermés les esclaves des grands propriétaires terriens \

* De usu part. Corp., III, 5; éd. K., II, 188,

2 Alexandre^ 44.

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