‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarquesChapitre 3 sur 217 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

dans une pareille domination universelle, dans le nivellement césarien, qu'il ne faut pas confondre avec la perspective, plus consolante pour l'humanité , de l'unification graduelle que font entrevoir, à travers les nuag*es passagers d'apparences contraires, les tendances prépondérantes de l'esprit et de la civilisation modernes. Mais, sous la réserve de cette différence essentielle, il prête à l'observation d'une foule d'analogues particulières de tout g'enre, et la grandeur des enseignements qui en dérivent est, là aussi, en rapport avec celle de la société qui les fournit, de ses destinées et de leurs vicissitudes ; ils ont d'autant plus d'éloquence, de force et d'autorité que les analogies, se présentant d'elles-mêmes à l'esprit, le frappent davantage. Ces analogies sont en général de deux sortes : les unes tenant à des affinités de race et persistant avec elles ; les autres plus variables et procédant des similitudes nécessaires, accidentelles ou passag'ères, dans le cours des événements, dont beaucoup se reproduisent, sous l'empire des lois de causalité, au milieu de variations continuelles, qui changent l'aspect des choses, mais n'en peuvent altérer le fond. Nihil sub sole novum. La mission de recueillir les enseignements du passé et de les faire fructifier serait le triomphe de l'histoire si, malheureusement, elle n'était comme la pauvre Gassandre ; car peuples et gouvernants ne se montrent que rarement disposés à l'écouter, et ses leçons, les plus simples comme les plus graves, n'ont pas souvent la chance de prévaloir sur les influences contraires

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