‹ Moi, je ne suis pas un rebelleChapitre 10 sur 12 · RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS

Que nos bons libéraux sont bêtes î {je paille des libéraux Portugais. ) Tandis qu'ils parlent à tort et à travers des droits du peuple et de la nation , de libertés publi-

ques, de bornes du pouvoir, etc. , etc. , ils veulent dépouiller la nation Portugaise de ses droits , de ses prérogatives 7 qui peuvent seules donner une vraie efficacité à îa constitution de l'Etat, et en être les garanties. Ditesmoi y Messieurs les libéraux , ou plutôt despotiques-libéraux, si d'après votre opinion {d'aujourd'hui) D. Pèdre, même sans avoir été proclamé Roi, ni reconnu par îa nation , peut altérer et changer à son gré la constitution de l'Etat , appuyée sur des actes solennels et respectables 7 sur des stipulations aussi anciennes que la monarchie même ; de quel droit voulez-vous refuser à quelqu'autre des successeurs de D. Pèdre ( en vous concédant un moment qu'il fût roi de Portugal ) , à sa fille , par exemple , la même faculté ? Un autre roi de Portugal sera-t-il moins roi que D. Pèdre ? Et s'il lui venait la fantaisie de déchirer votre Charte , de congédier vos deux chambres , et de dire : « J'ai pour bien de décréter, octroyer et faire jurer à la nation Portugaise , la constitution d'Alger (comme D. Pèdre dit: « J 'ai pour bien de décréter , octroyer et faire jurer la Charte Brésilienne,) » qu'aurez-vous à lui opposer , puisque vousmêmes avez donné aux rois le pouvoir absolu et despotique sur la constitution de la nation ? Oh ! mon Dieu ! que je tremble alors pour votre Charte , vos chambres , et vos quatre pouvoirs , (*) que sir Charles Stuart nous a apportés du Brésil I..,

* JYotre bonne Charte , enfantée en Portugal par le marquis de Palmella, avec une trinité de pouvoirs seulement 3 législatif, exécutif et judiciaire, fut envoyée au Brésil, afin que D. Pèdre y fût son parrain , en la baptisant du nom de — Loi fondamentale donnés à la monarchie portugaise. Mais comme facile est inventés

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