‹ Mois de saint JosephChapitre 17 sur 71 · SAINT JOSEPH PROTECTEUR SPECIAL DES PAUVRES ET DES RICHES · texte numérisé non relu

SAINT JOSEPH PROTECTEUR SPECIAL DES PAUVRES ET DES RICHES

Ai'jutor et prûteclor noster est.

11 est notre défenseur, no re protecteur. (Ps. xwji, iU.)

Tous les âges, nous l'avons dit, trouvent en saint Joseph un appui, un set ours; il veille sur l'enfance au berceau ; il sauve la jeunesse des folles passions et la préserve des (lamines impures ; il apprend à éviter les ténèbres de l'incrédulité et la mort de l'indifférence, dans l' mûr ou des affaires; il protège le vieillard et le conduit à la porte des deux. Tous peuvent donc recourir à lui avec conliance. Aujourd'hui, nous arrêtant encore à une pensée générale, nous allons présenter saint Joseph, comme le protecteur des deux conditions principales de la vie humaine, c'est-à-dire des pauvres et des riches.

Nous savons bien qu'entre ces deux conditions il y en a une que l'on regarde même comme la

plus heureuse, cette aurea mediocritas fan! louée pai le^ poètes ; mais cet état ne-là proprement parler que relatif : les pauvres appellent riches ceux qui jouissent de celte douce aisance, elles riches ne manquent pas d'appeler tout simplement pauvres et mal à leur aise, ceux qui ne comptent pas comme eux par millions et qui ne roulent pas sur For1. 11 est évicl ni que saint Joseph, honnête artisan et vivant de son travail, pourrait être regardé comme a ppartena ni plutôt à cet moyenne, que rangé parmi les ri-

ch/ s ou les pauvres proprement dits, et qu'il la pr> i . dément, mais il sera plus simple

de prendre les deux extrêmes, et nous allons prouver que, pauvres et riches, ton- peuvent et doivent espérer en lui, et qu'il sera pour eux un bon et puissant protecteur*

ï. i*es pauvres. — Oui, il ctmncm de commencer par ce;te condition qui a été plus hoeparNoti , en -.1. sus-Christ... et puis

enfin Joseph élait certainement plutôt pauvre

< Tout le monde a connu et répété le mot du grand 1 - «II- nos jours : le baron R... apprenant que M. A... n'avait laissé qu'une vingtaine de millions, dit avec un étottnement naïf: 0 le pauvre A!..., je le croyais plus à son aise!

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que riche ; il doit avoir pour eux un amour particulier. N'en voyez-vous pas de suite la raison? Joseph a connu la souffrance, il a partagé les peines, les inquiétudes de cette vie, et les privations de l'indigence, surtout pendant les jours de son exil en Egypte avec la Mère et l'Enfant, qu'il fallait nourrir du fruit de son travail. Gomme les pauvres de la terre et les simples artisans, Joseph devait gagner le pain de chaque jour à la sueur de son front ; il doit aimer surtout et protéger cette humble et bienheureuse condition de la vie.

De plus, saint Joseph sait, et sait par expérience les dangers tout particuliers de cet état. Quoique plus prés du ciel, et plus chéris de Dieu, les pauvres n'en sont pas moins exposés à de grandes épreuves ou tentations. 11 leur apprendra par ses exemples à ne jamais succomber, et par sa protection il leur assurera un triomphe facile.

Quelles sont donc ces épreuves? Ah ! demandez-le aux pauvres de la terre... Ce sont des pensées, des désirs d'envie ou de jalousie; des sentiments de tristesse, d'abattement, de découragement, de désespoir même, et de là les plaintes et les murmures... Le cœur des pauvres souffre si cruellement, surtout le cœur d'un

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père, d'une mère, quand ils ne peuvent donner que des larmes à leurs enfants qui leur demandent du pain ! et, si dans ces jours de douleur, ils voient le luxe de la richesse et les profusions de l'opulence... oh I qu'il leur sera diificilede ne pas envier ces biens du monde ! difficile de ne pas se laisser abatlre sous le poids de la souffrance, et sur le penchant môme de l'abîme du désespoir !...

0 saint Joseph, vous serez l'appui, lcsecours de ces pauvres: adjutor et protector... Ils vous invoqueront avec confiance, vousqui .nez souffert aussi, et sans vous plaindre, toute la vie, mais surtout lorsque vous avez été obligé de fuir en exil, et de mendier peut-être, pour nourrir l'Enfant Jésus et sa mère, avant d'avoir pu trouver de l'ouvrage sur cette terre étrangère. 0 Joseph , souvenez-vous de vos souf-

Frances, et ayez pitié des pauvres î

Mais surtout, saint Joseph connaît quels mérites et quelle gloire on peut acquérir dans l'indigence, puisqu'il a pratiqué avec la plus grande perfection les vertus qui semblent comme l'apanage de cet état. Ces vertus sont principalement l'humilité et la patience. Sans doute que les riches de la terre ont aussi besoin de ces vertus ; mais qu'elles sont rares dans leur condition !

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