‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 24 sur 108 · DOUZIÈME 101 H · texte numérisé non relu

DOUZIÈME 101 H

et tous ses ennemis; l'autre est une plainte d'amour, un gémissement qui s'adi aux

cœurs indifférents, et même à ses ami-. Pardon ! amour!... et si nous les rapprochons ainsi à la fin de cet exercice, c'est qu'elles nous paraissent renfermer tout l'esprit de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. Nous l'avons déjà dit, c'est un culte de réparation ou de larmes, et en même temps un culte d'amour.

Vous croirez souvent entendre ces mêmes paroles sortir du Cœur de Jésus, résidant sur nos autels ou caché dans son tabernacle... Comme sur la croix, et au moment de mourir, il dit incessamment à son Père : Pater, dimitte... Pardon, ô mon Père, pardon pour tant d'indifférence, de mépris et d'outrages ! Et à nous, ses amis, ses enfants, il se plaint, il répète encore: Sitio / j'ai soif, j'ai soif d'amour. Oui, il brûle de voir des âmes qui aient soif de lui, altérées de son amour, il a soif d'être aimé : Sitit sitiri. . .

Ah ! lorsque Madeleine, au pied de la croix, entendit cette plainte de son bien-aimé Sauveur et Maître, Sitio, ses larmes tombèrent avec plus d'abondance, et elle aurait bien voulu pouvoir les répandre sur les lèvres brûlantes de son Dieu, pour apaiser cette soif ardente qui le dévorait... Cette douce consc^ion lui était re»

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