‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 23 sur 108 · LES CMS OU SOUPIRS DU COEUR DE JESUS · texte numérisé non relu

LES CMS OU SOUPIRS DU COEUR DE JESUS

III. Venite ad me omnes qui laboratis et o?ierati estis, et ego reficiam vos. (Malth. xi , 28.) Venez à moi, vous tous qui êtes dans 1a peine, ô vous dont l'âme, est accablée, venez, et je vous consolerai... Voilà peut-être, de tous les cris du Cœur de Jésus, le plus beau, le plus tendre et le plus divin en un mot... Les autres étaient comme un rayon d'espérance qui a brillé dans la nuit; mais ici, c'est une promesse formelle do consolation, de paix et de bonheur, et elle s'adresse à tous les malheureux, à tous ceux qui souffrent sur la terre : Venite ad me omnes... Comparez cette parole à toutes celles qui ont été prononcées par des hommes, aux paroles célèbres qui ont été répétées depuis des siècles dans les histoires du monde, et vous verrez aussitôt la différence; vous admirerez le carac- U ! k divin de cette mission, vous r^nqnaîLrez le Cœur d'un Dieu.

Notre Dieu, en effet, a toujours eu dans son Cœur ce sentiment de pitié, de compassion pour les hommes qui sont ses enfants, et dont il est devenu le frère, par le mystère de l'Incarnation. Déjà du haut du ciel, abaissant ses regards sur ta terre et voyant les hommes souffrir, il disait à tous : Venite ad nie.. . Et puis, lui-môme, il est descendu, il est venu parmi nous, et c'est alors

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surtoutqu'iladitparseslarmes: Veniteadme omnes. Enfin il est mort sur une croix, et «lu haut de cette montagne du Calvaire, embi santtout le monde dans son regard, il a dit encore par le cri puissant qu'il a jeté à la mort : Venite ad me omnes. . .

Et de fait, tous ceux qui ont entendu ce cri d'appel et qui ont cru à cette parole, tous ont été consolés; ils ont été heureux; car ce n'est pas une vaine promesse ni une espérance trompeuse : Reficiamvos, il les a consolés. I) adonné la lumièreauxintelligences,la paix aux cœurs. Ses disciples, ses amisle publientà haute voix, le répètent sans cesse; ils ont été consolés et heureux, même au milieu des épreuves et des larmes; ils surabondaient de joie, et ceux qui n'ont pas voulu le croire, ni venir à lui, sont restés dans les ténèbres et dans la peine ; ils sont morts, sans espérance.

Voyez plutôt au Calvaire : il y a deux hommes crucifiés avec Jésus, et qui vont mourir auprès de lui ; il leur tendait les bras, il leur disait à tous les deux : Venite ad me!... et ces deux hommes représentai er* tout le genre numain, ce grand coupable condamné à mort et à la mort de la croix. Eh bien ! il y en a un qui a entendu cette parole, qui a cru à Jésus-Christ,

LES CRIS OU SOUPIRS DU COEUR DE JÉSUS, lit

et il est, mort dans l'espérance, en regardant le ciel, où il allait entrer; l'antre, image de l'impie, n'a pas voulu croire. Il n'est pas descendu de la croix, non, mais il est mort en se tordant de désespoir sur cette croix, et le blasphème à la bouche.

IV. Misereor! J'ai pitié d'eux, de *ette foule qui l'avait suivi dans le désert, et qu'il allait nourrir d'un pain miraculeux. Misereor, c'est ia même pensée, le môme sentiment que Venue ad me; aussi n'ai-je pas l'intention de m'y arrêter longtemps. Mais que cette parole est belle ! Que ce cri d'un cœur compatissant à nos douleurs vous paraîtra sublime et divin 1 Vous vous imaginerez qu'il s'adresse à vous en particulier. . . Vous dites souvent à Dieu : Ayez pitié de moi, Miserere mei, Deus, ayez compassion de mon âme : Miserere animée mese... Eh bien! voici la réponse du Cœur de Jésus-Christ : Misereor! Oui, pitié, j'ai pitié de toi '

V et VI. Pater, dimitte... et, Sitio. — Mon père, pardon! et, j'ai soif. — Nous réunissons ici ces deux paroles, quoique la pensée puisse paraître bien différente. La première est un cri de grâce et de miséricorde pour ses bourreaux

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