LES SECRETS DES DESIRS
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« L'aimable Cœur de Jésus, dit-elle, aundé- « sir, infini d'être connu et aimé de ses créa- « tures, dans lesquelles il veut établir sonem- « pire, comme la source de tout bien, afin de « pourvoir à leurs besoins. »
Assurément, Jésns-Christ n'avait pas attendu cette époque pour révéler au monde ce désir immense d'un Cœur si tendre et si aimant : déjà nous avons reconnu ce sentiment dans la prière qu'il a faite pour nous à son Père céleste, et dans les effusions de la Cène, dans les gémissements de l'agonie et surtout dans le cri du Calvaire : Sitio!... Mais il nous semble qu'il n'a confié à personne ce secret, comme à son épouse fidèle, la Bienheureuse vierge Marguerite-Marie. Il s'est, pour ainsi dire, épanché dans ses entretiens avec elle, et dans ces moments de confidence, non-seulement il lui disait tout ce qu'il pouvait désirer, mais encore, il allait jusqu'à lui indiquer les moyens de répondre aux vœux les plus ardents de son Cœur et de le consoler. Ce sera le sujet de cette 5>tkL méditation; nous ne pourrons être embarrassé que dans le choix de ces mystérieuses communications.
, Jésus a soif d'être aimé : Sit.it sttiri; tout se
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réduit à ce mot célèbre de saint Augustin . Mais, afin de mettre quelque ordre dans DOS citations, nous dirons d'abord ce que Jésus a fait et dit pour ôtr,i aimé de sa fidèle épouse, et puis, comment il Ta pressée de travailler et de souffrir, pour le faire aimer des autres, de tous les cœurs.
1° Elle raconte qu'un jonr, au pied des autels, se trouvant toute investie de la divine présence de Jésus-Christ au saint Sacrement, ce Dieu daigna lui révéler les merveilles de son amour et les secrets ineffables de son Cœur, qu'il lui avait tenus cachés jusqu'alors : « lime l'ouvrit pour la « première fois.. . et que lui dit-il ? Mon cœur est « si passionné d' amour pour les hommes et pour « toi en particulier, qu'il ne peut plus contenir « les flammes qui le consument, . . je t'ai choisi sie, etc. Ensuite Urne donna son Cœur... »
Un autre jour, encore en présence du saint Sacrement, Jésus lui découvrit son divin Cœur, semblable à une source vive de flammes, se plaignant, comme toujours, de l'indifférence des hommes. « Ils n'ont que des froideurs et des re- « buts. . . » et il ajouta : « Toi du moins, donne» « moi ce plaisir de suppléer à leur ingratitude, « autant que tu peux en être capable. » « Et m comme je lui représentais mon impuissance, a il me répondit: « Voilà de quoi suppléer à tout