‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 4 sur 108 · LE COBUR DE JÉSUS, MOTIF D'AMOUR · texte numérisé non relu

LE COBUR DE JÉSUS, MOTIF D'AMOUR

Nous commençons par la contemplation o!u Cœur. Le voilà, dit-il,.... et il nous le donne, tel que l'amour Ta fait...

Dans l'image de son Cœur, avec ce Cœur. Jésus-Christ nous donne le plus touchant motif et le plus parfait modèle d'amour : sujet fécond en réflexions graves et pleines de douceur, auquel nous allons consacrer les deux premiers lours du mois.

Et d'ahord : Jésus nous a donné avec son Cœur le plus touchant motif d'amour. Pour le comprendre il nous suffira de méditer trois choses : — I. Ce que Jésus-Christ nous a réellement donné. — II. Comment il nous l'a donné. — ill. Quand il nous fait cette grâce.

I. Ce que Jésus nous a donné ce jour-là, jour à jamais mémorable, c'est son Cœur, quand il a dit à l'ange de la Visitation : Voilà ce Cceur/... Oui, il nous le donnait vraiment. Mais le cœur, c'est tout l'homme; c'est la source même, le principe de la vie, le trésor de l'âme ou plutôt son tabernacle. Aussi Dieu ne regarde-t-il que le cœur... il ne demande que le cœur... Intuetur COR. (1 Reg. xvi, 7.) Prsebe, fili mi, COR tuum mihi. (Prov. xxii. 26.) C'est là que se réunissent toutes les forces de l'âme humaine; là

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que se forment Lat I, que naissent lei pen-

sées, les espérances, tous les sentiment* tendres, généreux, dévoués... Le coeur, c'est l'autel des sacrifices, dans le stnctuâire seul digne de la divinité*

Mais ici c'est le Cœur d'au Uornme-Dieu, et par conséquent dans ce C3ii? rende la plénitude môme des perfection- divines stec toutes les grâces, toutes les \ rtus que pourrait jan posséder un cœur d'Lomtie. Tom ne pouw dire ni concevoir une qoalftft qui ne soit d le Cœur de Jésus, mais enrichie et relevée de toutes les perfections infinies et des attributs d'un Dieu.

Et voilà le premier motif qui doit toucher notre âme, et qui devrait nous enflammer d'amour pour Jésus. C'est un vrai Cœur, un Cœur de chair qu'il nous donne, et tout semblable à celui qui bat dans notre poitrine. Donc, souvenir dumystère de V Incarnation. Un Dieu a daigné descendre des Cieux , et se faire homme comme nous : Procter nos homines descendit de cœlis, etincarnatus est et homo factus est.

Or n'est-ce pas là un mystère d'amour? — Qui , à la vue de cet enfant , pourrait ne pas l'aimer dans l'étable où il est né et dan^ la crèche où déjà son Cœur palpitait d'amour pour nous ?

LR (XEDR DB JÉ?D3, MOTIF D'AMOUR. Il

Et depuis ce jour où il est devenu notre frère de larmes sur la terre et notre compagnon d'exil, jusqu'à sa mort du calvaire , ce Dieu ne cessera de souffrir pour nous; son Cœur ne respirera que pour nous.

Et ce Cœur, il nous le donne plein de yie, et toujours aussi tendre, aussi dévoué. Avec quelle reconnaissance ne devons-nous pas recevoir et garder ce précieux trésor ! par quel culte de larmes ne devons-nous pas honorer ce divin Cœur! 0 hommes ingrats , qui avez entendu parler de cet amour immense, et qui avez oublié ce bienfait, à qui pourrai-je vous comparer, si ce n'est au sujet infidèle, à l'enfant dénaturé, qui, ayant recueilli un jour avec respect dans une urne d'or le cœur de son roi, ou les cendres de son père n'y songerait plus, et n'aurait jamais ni une pensée, ni une larme à donner à ce pieux souvenir, h ce monument sacré ! Comprenez donc le dessein de votre Sauveur ; il vous donne son Cœur , afin que vous lui donniez le vôtre : Ut sciant, et que vous reveniez à lui, Et reverterttur ad me,

II. Maintenant, examinez comment il vous la donné, ce Cœur, et vous verrez qu'il ne pouvait chuisirunplustouchantsymbole de sa tendresse.

Contemplez en silence cette image ; vous verrez aussitôt que c'est un cœur victime d'amour, Cor amoris victima. Nous l'avons dit. Jésus non- le donne tel que l'amour Ta fait, avec la croix, Les épines, la plaie et la flamme; autant de mystères que nous allons méditer pendant les jours de cette première neuvaine et que nous tâcherons de comprendre, mais qui nous rappellent les excès du Dieu des miséricordes, de ce Dieu qui, pour nous sauver, non content de souffrir et de mourir sur la croix, a voulu encore être couronné d'épines, et, même après sa mort, avoir le cœur percé par le fer d'une lance cruelle : donc souvenir du mystère de la Bédemptio?i, mystère d'amour par excellence, puisque ce Dieu s'est livré pour le péché , et pour sauver les pauvres pécheurs qu'il a aimés jusqu'à la fin.

Eh bien! le Cœur qui a tant aimé et tant souffert, il nous le donne, et il nous le donne plein de vie ! avec tous ces mêmes attributs de sa passion , la croix et les épines , pour remplir notre âme de reconnaissance. Et remarquez de suite ici un grand mystère, c'est que la flamme dont ce Cœur est tout embrasé, tout environné, dont il brûie et semble se consumer devant vous, cette flamme ne touche pas à la croix et ne peut prendre même aux épines de cette couronne

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