‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 40 sur 108 · LE CŒLUR DE JÉSUS DANS SON ENFANCE · texte numérisé non relu

LE CŒLUR DE JÉSUS DANS SON ENFANCE

Dieu... c'est-à-dire un enfant parfait, le cœur le plus doux, le plus tendre, le plus aimable de la terre, mais avec toutes les perfections du ciel et toutes les bontés d'un Dieu.

Méditez et comprenez cette pensée : Le Cœur du dieu-enfant savait tout, prévoyait tout, il connaissait toutes choses... et l'enfant-dieu s'empressait avec joie, avec amour de faire tout ce qu'il savait être agréable à sa mère ou à saint Joseph. \/

Marie venait-elle pour le réveiller, il ouvrait soudain les yeux, et souriant lui tendait les mains... Dans le courant du jour, il reposait doucement ou priait en silence, sachant qu'elle désirait travailler pour lui; ou bien, au premier signe, il se jetait dans les bras de sa mère chérie, pour trouver sur son cœur la source pure de ce lait virginal qui le nourrissait. Ah! c'est alors que le Cœur de Jésus palpitait avec amour v sur le Cœur de Marie !.V. Pour hu plaire, il commença de bonne heure à parler, à marcher; chaque jour enfin il révélait de nouveaux secrets de tendresse à sa divine mère ; mais, le plus souvent, a'ans les premières années de son enfance, il priait à côté d'elle et avec elle.

Quant à Joseph, dès qu'il fut capable de travailler un peu avec lui, ce divin Enfant se

îoe dix NEUVIÈME .loin.

montra si soumi- 1 1 si tendre à la fois, que c'est un des mystères les plus touchants d<

vie mortelle. Soit qu'ils restassent dan- l'ateliei de Nazareth, soit qu'il> Rissent obligée d'aile; ensemble travailler à la journée dans les maisons plus riches de la bourgade, Jésus s'empressait d'obéir au premier signe de la volonté de Joseph, et il prévenait ses désirs en toutes circonstances. C'était comme pour Marie, le Cœur du dieu-enfant qui inspirait et dirigeait tous les mouvements du jeune apprenti, que ce saint Patriarche pouvait appeler son fils. /

Pour entrer dans le sujet de cette contemplation, le lecteur fera bien de se représenter une foule de ces petites scènes de la sainte famille, dont la piété des artistes chrétiens des âges de i, foi a su trouver et rendre la douce inspiration Soit que l'on considère le divin Enfant dans les bras de Joseph, souriant à son père, ou lui prodiguant les plus tendres caresses, soit qu'on l'étudié pendant les heures du travail ou de la prière, on ne pourra s'empêcher d'admirer ces relations intimes d'amour filial et d'affection paternelle, principe de la gloire de ce grand saint, mais surtout la cause de son bonheur. Et tous ces biens découlaient du Cœur de Jésus dans les Cœurs de Marie et de Joseph! V

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à entrer dans l'exposition de la seconde partie ! de cette méditation. K II y a dans la Tradition nn mot qui seul pourrait, pendant bien des années, nourrir l'esprit et le cœur des enfants de Dieu. C'est saint Jérôme, cet homme si dur et si austère , qui nous a révélé cette douce parole ; écho fidèle, il la répète comme il l'avait entendue à Nazareth mêrae et dans les campagnes voisines. Il nous dit donc, et ce souvenir était encore vivant dans ces contrées heureuses que Jésus avait, parcourues en faisant le bien, il nous dit que Jésus était si bon, si doux envers les petits enfants de son âge; ils étaient euxmêmes si heureux de pouvoir lui parler, qu'entre eux ils lui avaient donné une sorte de surnom. Ces enfants-là ne l'appelaient pas Jésus, bien que ce nom fût rempli de charmes, mais ils ne l'appelaient pas autrement que la douceur, la suavité même, et entre eux ils disaient : Eamns ad suavitatem, quand ils se réunissaient pour aller voir l'enfant de Marie. ^

Eamus ad suavitatem ! allons à la douceur I. . . Nous verrons dans le sujet de la méditation de demain, que, même dans le cour» de sa vie pubiique,vles petits enfants auraient bien pu continuera lui donner ce nom, car il »'a jamais

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cessé d'être au>-i bon pour eux. Mais il nous semble que ce mot suffit pour non- faire com prendre quels trésors de honte ces en fan' avaient trouvés dans le Cœur de ce Dieu Sauveur, s/

Maintenant tout ce que nous pouvons faire, c'est d'inviter le lecteur à méditer, à prier, et son cœur lui suggérera mille et mille pensée-, plus touchantes les unes que les autres : il imaginera une foule de circonstances dans lesquelles la douceur infinie du Cœur de Jésus se sera révélée auprès des petits enfants, heureux / témoins de ses vertus.'ll est évident qu'on ne lui a donné ce surnom qu'après avoir eu bien des preuves de l'extrême bonté de son caractère, et la méditation seule pourra nous mettre sur la voie de ces faits touchants, puisque l'Evangile n'en parle pas. Je ne regrette plus que les saintes Ecritures n'aient pas raconté ces merveilles, et je n'ai plus même la pensée d'aller puiser dans les livres qu'on appelle justement apocryphes, mais dans lesquels aussi peut-être on a conservé quelques traits de la première enfance de Jésus ; sans doute on y trouverait la matière de plusieurs contemplations sur ce sujet. Mais il nous semble que la parole fidèle de saint Jérôme en dit assez, et que cet écho de

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