‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 41 sur 108 · LE COEUR DE JÉSUS DANS SON ENFANCE · texte numérisé non relu

LE COEUR DE JÉSUS DANS SON ENFANCE

Na/arcth suffit pleinement. Vous verrez que la méditation peut bien suppléer au silence des auteurs sacrés, qui d'ailleurs n'auraient jamais pu tout dire, ainsi que saint Jean Ta positivement attesté à la fin de son Evangile.

J'indiquerai cependant ici, en peu de mots, quelques-unes de ces circonstances dans lesquelles le bon Cœur du divin Jésus et sa douceur se seront sans doute plus d'une fois révélés. Ainsi, quand ces enfants étaient réunis avec lui, si l'un d'eux, pour quelque raison que ce fût, se mettait à pleurer, la douceur de Jésus le consolait aussitôt; si un autre venait à tomber, à se blesser, la douceur &v Jésus le relevait, le guérissait même sans doute ; si un autre paraissait se fâcher un peu, la douceur de Jésus le calmait, l'apaisait à l'instant; si un de ces petits enfants était malade, Jésus allait le visiter le même jour, avec sa sainte mère, et, par quelque parole pleine de bonté, il charmait les douieurs de la maladie, consolait sa famille, et puis ordinairement il guérissait le petit enfant. S'il y avait parmi les jeunes compagnons de son âge une querelle, une simple difficulté, c'est à la douceur de Jésus qu'on recourait; il expliquait, il décidait le cas, et surtout il rapprochait les cœurs et réconciliait les esprits. Charmés de la

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douceur incomparable (]•• ce carai .écrite

extrême bonté, tOU9 l'aimaient, le bénissaient et revenaient toujours auprès de lui avec bonheur et bientôt on ne l'appela plus que La Douceur.

Enmus ad suavitâtem!... Souvenez-vous de cette parole. Elle est belle, et d'ailleurs .si conforme à notre manière chrétienne de parler; car nous aussi nous disons le Bon Dieu, et nous ne séparous jamais ces deux idées qui n'en font plus qu'une pour les cœurs vraiment fidèles. Mais, hélas! qu'ils sont rares! et dans combien d'âmes l'ennemi de Jésus n'a-t-il pas comme détruit les sentiments de confiance et d'amour que le souvenir de cette bonté infinie devrait nous inspirer! 0 vous donc qui craignez le Seigneur, aimez-le plutôt, et vos cœurs seront dans la lumière : Qui timetis Dominum, diligite illurn, et illumina buntur corda vestra. (Eccli. u, 10.) 0 mon cher lecteur, quand vous priez, souvenez-vous que vous parlez au Bon Dieu; allez donc avec confiance, Ad mavitatem.

N ' le craignez pas tant : aimez-le davantage.

Gravez ce^pefe^ere dans votre âme, et que jamais rien ne puisse l'effacer. V Vous réciterez aujourd'hui les belles litanies

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