LE COFTR DE JÉSUS. — SES MIRACLES
on ne peut s'empêcher d'admirer une sorti délicatesse infinie, s'il est permis de se servir d'une pareille expression, [mur rendre les sentiments du Cœur d'un Dieu. — Ainsi, aussitôt qu'il est entre dans la maison où venait d'expirer cette jeune fille, Jésus, qui ne peut voir pleurer sans en être touché, commence par consoler ses parents : Ne pleurez pas, dit-il, Qaid turbamini etploratit? nolite flere. (Marc, v, 29. Pourquoi ce trouble et ces larmes?... Elle nV.-t. pas morte, cette petite, mais elle dort. C'était comme pour les préparer à la joie immensr qu'ils allaient éprouver, en la retrouvant pleine de vie; et aussitôt, la prenant par la main, il lui dit: — Jeune fille, levez-vous... Et son esprit revint, elle le leva et marcha. La puissance est dans le fait même de la résurrection, mais la bonté, Ja sensibilité extrême du Cœur de Jésus éclate (lès le premier mot : Ne pleurez pas... et le sentiment de délicatesse, dan- cette parole : Elle ri est pas morte, cette enfant, mais elle dort. — Vous \oyez bien que c'est seulement à la honte de son Cœur qu'il faut attribuer le prodige de cette première résurrection.
2° La résurrection du fils de la veuve, dans la cité de INaïm. — 11 ne peut y avoir l'ombre d'un doute sur la cause mêmi qui a déterminé