‹ Moïse et la GenèseChapitre 4 sur 34 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

trop souvent combattu dans cette Revue en faveur du respect et de la compréhension des textes, pour ne pas saluer en M. Ed. Naville un allié précieux, d'autant plus redoutable qu'il est plus mesuré et plus fin » (Georges Radet, Revue des Etudes anciennes, igi/i, p. io3-io5).

La seconde autorité que nous voulons citer est celle de M. Victor Bérard, qui est k l'heure actuelle un des maîtres les plus justement célèbres de ce qu'on peut appeler la « critique homérique ». Voici les quelques lignes, dans lesquelles, sur notre demande, il a bien voulu formuler son opinion sur l'œuvre de M. Ed. Naville :

(( Je ne doute pas que l'ouvrage de M. Naville n'amène dans les études bibliques la même révolution féconde qu'ont amenée dans nos études homériques les fouilles des Schliemann et des Evans et les découvertes de papyrus.

(( Les résultats ne sont pas de ma compétence. Mais la méthode apparaîtra à tous les travailleurs sans préjugé comme la plus sûre et la plus nouvelle tout ensemble.

(( Pour le grand public, M. Naville vient de réunir et de compléter sa thèse dans un article de la Revue de r histoire des religions. Il termine par cette citation de Fustel de Coulanges :

(( Ce qu'on a appelé l'esprit critique depuis iBoans (( a été trop souvent une habitude de juger les faits <( anciens au point de vue de la probabilité, c'est-à-

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<( dire au point de vue de leur concordance avec ce que (( nous jugeons possible ou invraisemblable. Conçu de (( cette façon l'esprit critique n'était guère autre chose (( que le point de vue personnel et moderne substitué (( à la vue réelle du passé. On a appliqué ainsi à l'his • (( toire la méthode qui convient à la philosophie ; on (( a jugé d'après la conscience et la logique des choses (( qui ne s'étaient faites ni suivant la logique absolue, <( ni suivant les habitudes de la conscience moderne. »

«M. Ed. Naville veut introduire dans les études bibliques l'esprit de Fustel de Coulanges : il ne pouvait pas leur rendre de plus grand service. »

Avant de livrer ces pages au public, il ne me reste plus qu'à remercier M. E. Naville, pour la grande amabilité qu'il a eue d'en revoir lui-même une épreuve. Le lecteur est ainsi assuré d'avoir la pensée de l'auteur sinon complète au moins authentique.

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