Chap.m, t
H. Chap.u,v. 14.
lesœuvres. La foi pour ra-t-ellt le sauver? » Et 1 : « yous voyez dont- que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seule, u
Mieux vaut, sans contredit, la réduction de la loi du vieux Hillel, a i\e fais pas à Ion prochain, ce que tu ne veux pas qu'il te fasse, u que celle de Habakuk, c< et le juste vivra par sa foi. »
II est. vrai que le prophète n'a pas dit ce q»e le Talmud lui met dans la bouche. Il fait dire à l'esprit de Dieu, " ce qui est obscur, mou âme ne s'y plaît pas, mais le juste vivra par sa foi » (EmuDah, qui vient d'Amen), c'est-àdire, de ce qui est affirmé. En d'autres termes : dans ces mauvais temps qui vont venir, le juste sera sauvé parce qu'il croit et qu'il est juste. » Le prophète n'a nullement voulu dire qu'il suffit d'avoir la foi et de se croiser les bras. Il a dit d'ailleurs le juste et non l'homme; or nul n'est juste s'il n'agit pas d'après les lois de la justice.
Tout cela n'empêche pas le Talmud dédire" ;
t. Même chap., v. 24.
S. Traité Berachoth, livre I".
LE TALMUD. 333 que le faire est plus grand que l'apprendre', en termes plus précis, l'œuvre vaut mieux que îa foi.
C'est le cas de dire, devine si tu peux et choisis si lu l'oses.
Eh bien, les rabbins lalmudiques et catholiques ont cru deviner et ont osé se prononcer pour la foi, non pas précisément contre l'œuvre, mais en la proclamant par elle seule comme œuvre de salut.
On n'a, d'ailleurs, qu'à citer les textes du Talmud si peu connus, surtout des Juifs, sur la même question, traitée toujours d'une manière incidente, sans avoir besoin de relever les contradictions.
Chose triste, mais pas unique! l.e Talmud tend à prouver que ses résolutions sont divines; que Dieu les a toutes révélées a Moïse, et que quiconque transgresse un de ces règlemenls,
mérite la mort. Heureusement MM. les talmudistes, depuis la destruclion de Jérusalem, n'ont jamais eu de pouvoir séculier. Ils l'ont abandonné à leurs confrères et coreligionnaires, messieurs les inquisiteurs. On lit': « Quiconque transgresse une parole des sages a mérité la mort'. » Et pour qu'on ne se trompe pas sur le mot sage (Hakam), il répète la même loi en disant* : « Quiconque transgresse une parole des écrivains' (Sophrim), a mérité la mort.» Tout ce qui a été dit par les sages du Talmud, ainsi que par les écrivains, doit être considéré comme parole de Moïse. Quant à la preuve, la voici' :
« Il est écrit* : Et Jéliovah me donna les deux labiés de pierre écrites du doigt de Dieu, selon les paroles que Jehovah vous a dites sur la montagne, au milieu du feu, le jour de la grande assemblée. »