‹ Moïse et le TalmudChapitre 131 sur 178 · Deuléronome, chap. n, v · texte numérisé non relu

Deuléronome, chap. n, v

LE TALML'D. Ï33 q il résulte de ces mots, » selon les paroles, etc., a que Jéliovah a démontré à Moi se toutes les déductions 1 de la Thorah , (ouïes celles des écrivains et tout ce que les docteurs plus tard ont inventé. Entre autres, l'iiîstoire d'Estlier, la MegUab. »

Presque toutes les preuves du Talmud sont de cette force et de cette gaieté. Parfois elles touchent au sublime du ridicule.

On lit * : « Rabbi Oschia a dit : il est écrit 1 : « Trois choses ne sont jamais rassasiées, le Sclieol (l'enfer) et la Rechem { Rechem veut dire malrix, de là le mot Rechamah, pitié, miséricorde). Qu'a de commun le Scheol avec la Rechem? Voici! De même que la Rechem prend et rend (littéralement fait entrer et sortir), de même le Scheol. (C'est un à fortiori. Voici comment). Puis donc la Rechem prenant avec douceur rend avec des cris, à plus forte raison, le Scheol prenant avec bruit rendra avec fracas. »

i. .ipnpi

î. Traité Berachoth, livre H', 3, Proverbes, chap. xxx, v. 1S.

« De là la réponse à ceux qui disent que la résurrection des morts n'est pas une loi de la Thtirnh de Muise. »

11 faut convenir que ces curieux questionneurs et douteurs, niant que Moïse ait proclamé la résurrection, sont des gens de bonne composition et se contentent de peu. Après tout, une fois que le Talmud a lancé une de ces preuves péremptoires, il se tire d'affaires avec la prestesse et la nonchalance juvénile de Jupiter : ■ Sic volo, sic juheo. a Seulement Jupiter est plus poli. 11 vous épargne la citation de la preuve motivée.

Le Talmud, au contraire, grand bavard, n'admet rien sans preuve.

Il lui faut absolument un argument motivaleur, prouvant que tout ce que l'Eglise a dit est parole de Moïse et de Jébovah. Autrement il n'y croirait pas. Il ne dit pas : « Je te défends de nier ce que j'affirme : de douter, par exemple, de la résurrection des morts; » mais il dit : o Je vais te prouver que Moïse ou la Thorah a énoncé cet axiome ou cette vérité : Donc, si tu nies Moïse, tu es un impie. «

LE TÀLMUD. . 237

Quant à lit preuve, il ne s'en occupe plus.

(Tarte à la crème.)

Voyons plutôt, car il faut citer les textes, autrement on ne me croirait pas.

On lit 1 : « Il est écrit * : Jéhovah a dit à Moise : Monte vers moi à la montagne et restes-y, je te donnerai les tables de pierre, et la Tliorah, et la Milzvah (commandements), que j'ai écrits pour les enseigner. « Les tables, » cela veut dire le Décalogue; « Thorak, n cela veut dire le Penlateuque ; a Mitzoah, » c'est la Misclmah ; a que foi écrits, » ce sont les prophètes et les hagîographes ; « ]>our les enseigner, » c'est la Gemarah (Talmud). a De là on conclut que tout cela a été donné à Moïse sur le mont Si- Après cela si quelqu'un, malgré ces preuves irréfragables, élève encore l'ombre d'un doute, le Talmud, le livre princeps des jésuites, n'est pas en peine pour répondre, .lainais on ne le trouvera sans vert.

i. Traité Berachoth, livre I".

î. Exode, chap. mv, v. 12.

Il dit 1 : « Il est écrit : <i Vous observerez mes n fonde me ut s de loi , je suis Jéhovah! n choses* que Satan pourrait railler, auxquelles les peuples idolâtres pourraient répondre (pour les nier), disant : ce sont là des choses vaines; c'est pourquoi il y ajoute : Je suis moi, Jéhovah, c'est-àdire, moi, moi Jéhovah, je les ai établies comme fondements et vous n'avez même pas la permission de les méditer, ni d'en rechercher [explication 1 .

Cela ressemble furieusement à ce que d'autres rabbins moins barbus ont dit durant des siècles et disent encore à l'occasion : « Monsieur l'impie, c'est un mystère qui dépasse la force de votre raison. C'est Jéhovah ou son fils qui a établi cela. Tout ce que l'Église dans l'avenir inventera, Dieu l'a prévu, présu, prélu et préétabli. Ou a montré cela à Moïse au Sinaï, à d'autres sur une autre hauteur, »

« H ne vous est donc pas permis de discuter

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