Traité Sotah, litre I
LE TALMUD. 249 prochain, fût-il racheté par Dieu lui-même comme le patriarche Abraham, il ne pourrait pas être racheté de l'enfer, eût-il reçu en personne de Dieu même toute la Thorah '. n
Règle générale, plus une société ôle de droits naturels à la femme, plus elle est sévère contre les délits d'amour.
Ce texte est en flagrante contradiction avec le Traité Baba Mezia, quatrième livre déjà cité, où il est dit : « L'adultère meurt pendu, mais il a part au monde futur. i> Il se pourrait bien que ce rabbin, implacable pour l'autre monde, eut un rival trop heureux dans ce monde-ci.
L'enfer, selon le Talmud, a même une espèce de gouvernemeul comme le styx grec. Ou lit* : « Rab a dit : Quand Nabuchodonosor est descendu dans le Gehenom, tous les descen-
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ï. Traité Sabath, livre XXIII'.
iHO LES LIVRES DE DIEU,
danls dans l'enfer se sont recriés : « Il vient pour dominer sur nous. Quand une voix d'en haut s'est fait entendre', etc., etc. »
Il ne fallait rien moins que cette voix!
L'enfer est donc une république, à en croire le Talmud. Elle craint la domination d'un tyran comme ISabucliodonosor. Décidément, l'enfer a du bon. Mais il ne faut pas oublier que l'autre y est toujours.
Enfin on lit* : « On a demandé au rabbin Jéhuda, si votre Dieu aime les pauvres, pourquoi ne les nourrit-il pas? 11 répondit, afin que nous soyons sauvés de l'enfer, par le bien que nous leur faisons. »
A l'appui il cite un homme qui a nourri une veuve avec ses sept enfants, et à l'instant sa destinée fut déchirée*.
D'après la loi de Moïse , le pauvre a ses droits. Le premier devoir du riche est de venir à son secours. Car, dit Moïse 4 : a C'est pour-