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lour de lui. 11 n'eût surtout pas en besoin de menacer tons les jours son peuple de toutes les malédictions terrestres en cas de violation de la loi. Quelques sacrifices eussent suffi pour détourner la colère de Dieu. Il n'aurait pas dit 1 : « Et la génération qui viendra, vos fils qui viendront après vous, et l'étranger qui viendra d'un pays lointain voyant toutes ces plaies du pays et les calamités dont Dieu l'a frappé, quand tout sera soufre et sel, entièrement brûlé, où rien ne se sème ni germe, où nulle herbe ne monte plus, comme les écroulements de Sodome et d'Amorah, d'Admah et de Seboim que Dieu a bouleversés dans son courroux ; ces peuples diront : Pourquoi Jéhovab a-t-il ainsi fait à ce pays? D'où vient celte grande colère? Et ils répondront : Parce qu'ils ont abandonné le pacte de Jéhnvah, le Dieu de leurs pères, qu'il a conclu avec eux en les tirant du pays d'Egypte. Ils ont servi d'autres dieux, se sont prosternés devant des Élolitms qu'ils n'ont pas connus et que Dieu ne leur a pas départis, alors le courroux de Jéliovab s'est
t. Dell té mu rime, chap. xxix, v, 21.
LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 6S allumé pour lancer sur eux loute la malédiction décrite dans ce livre. Jéliovah les a expulsés de leur terre dans une triple colère extraordinaire, et les a jetés dans une autre terre jusqu'à ce jour. » Et, tout de suite après, pour répondre à ceux qui se consolent de l'autre monde, Moïse ajoute: « Les mystères sont h Dieu seul, mais les choses ouvertes sont à nous et à nos fi/s pour toujours. »
Cette justice divine, d'après Moïse, s'exécute dans la vie ici-bas, à la face de .Téhovah et du peuple. Moïse ne connaît pas d'autre justice. Certainement la loi est longanime, patiente. Entre le crime et le châtiment il y a un espace de temps, comme il y a une distance entre le levier et l'effet qu'il produit; mais, pour être lente, la justice n'en arrive pas moins sûrement, ni avec moins de sévérité. « Je ne laisserai pas impuni le méchant, dit Je'howh, je ne resterai pas en retard pour atteindre mes ennemis, je les payerai en face. » Pour certains crimes, la justice de
Dieu est plus rapide. Il dit' : x Tu n'ennuieras ni la veuve, ni l'orphelin (le verbe hébreu est Anêh y "). Si tu es dur pour lui et qu'il crie vers moi, j'écoulerai ses cris, j'éclaterai en colère, je vous ferai tuer par le glaive ; vos femmes alors deviendront veuves et vos enfants orphelins, m On le voit, Moïse croit même à l'égalité de la douleur dans la peine. Il ne dit pas comme certains législateurs illuminés : « Protège la veuve et l'orphelin , sois juste envers le pauvre, afin que tu entres dans le royaume de Dieu après ta mort. » Au nom de la solidarité, il menace le criminel du même mal qu'il fait à son prochain, et à son défaut, ses enfants et ses arrîère-petits-«nfants. D'après Moïse , toute mauvaise action se venge. Nous verrons plus tard quel est son critérium de morale.
La nature entière entre dans la justice vengeresse de la loi de Jéhovah. Faut-il répéter les nombreuses malédictions qu'il prédit à son peuple en cas qu'il viole cette loi? Je n'en finirais pas. Dans plus de vingt chapitres, cette idée se