Verset
fi2 LES LIVRES DE DIEU,
concis et si clair, commence par énumérer line cérémonie sans dire au début comme c'est son habitude : « F,t le dixième jour du septième mrjis, tu observeras, » etc., etc. Pendant tout le chapitre, il se plaît à détailler d'abord le vêlement du ponlife, puis le choix des boucs, puis l'encens, puis les moindres détails du sacrifice, puis le dévêtissement du prêtre, le bain qu'il prendra, la longue cérémonie du bouc destiné à Assasel, le tout pour arriver à dire : » Et il vous servira de loi pour le septième mois, n Puis, pour revenir au prêtre qui officiera à la place du père! Cela n'esl pas possible. Toute celle fin du chapitre est fausse, arebi-fausse. Elle est d'ailleurs intraduisible, incompréhensible. Que fait là le prêtre qui oint et qui remplit sa main jxiur l'initier à la place, du père'? C'est un non sens. Ce mol son père qui vient là, on ne sait pourquoi, est une absurdité. Je connais bien les explications duTalrnud, elles sonl encore plus absurdes. Si Moïse avait ordonné celle cérémonie et cette fête , pourquoi n'en parle-t-il pas dans
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LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 63 le Dentéronome, lui qui répète tons ses commandements les plus importants? Pourquoi n'y a-t-il pas une trace dans l'histoire des juifs, excepté une diatribe d'Isaïe'? Kncore le prophète ne fulmine-t-il que contre les faux prêtres, croyant qu'un jeûne suffit pour obtenir quelque chose de Dieu. De la ftfle de Kipour, pas un mol. Cette fête là, en effet, est en tout contraire à la véritable doctrine de Moïse. Jéhovah ne pardonne, ne peut pardonner au pécheur qu'après la réparation du tort {oblita causa tullitur effèctus). Il ne pardonne jamais un crime irréparable. Alors, à quoi bon une fête de pardon?
Cela ne pouvait être inventé que du temps des rois, David en tète, croyant qu'après son grand adultère et son petit assassinat, il suffît de faire pénitence, d'offrir des boucs expiatoires et au plus fort d'y ajouter un psaume pour être pardonné. Si Moïse avait prêche cette doctrine, il n'eût point eu besoin de créer un nouveau peuple et une nouvelle loi , tout cela existait chez les peuples monarchiques et idolâtres au-