‹ Moïse et le TalmudChapitre 61 sur 178 · avicn rvmn · texte numérisé non relu

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que l'homme est né esclave de sa caste , de son métier, de su destinée, puisqu'il ne sera d'aucune manière ni plus heureux, ni plus malheureux, puisqu'il n'jr a pas de bonheur sur la terre, puisque pour être béat il faut mourir, mieux vaut mille fois être lâche , prier et ne compter que sur l'immortalité, la seule vie de l'homme.

Mais on égorge le frère, le faible, on vole la veuve, ou spolie l'orphelin! Dieu punira ces misérables, non pas dans cette vie où le juste est voué au malheur, mais là-haut, quand ils seront morts. Encore ne leur faut-il qu'un peu d'humilité; il suffit que vieux et impuissants ils confessent leurs torts commis envers les frères plus faibles, qu'ils fassent pénitence pour que Dieu leur pardonne. Encore une idée talmudique, comme nous allons le prouver dans le chapitre sur le Talmud. Quant aux volés et aux assassinés que l'on ne consulte pas, Dieu, qui sait tout, leur a déjà assigné une place d'honneur. 11 reconnaît les siens; seulement les repentis ont encore plus de mérite qu'eux, et le Talmud dit en toutes lettres : « Là où sont les repentis, les

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 89 parfaits justes ne peuvent pas rester, ni y atteindre 1 . »

Aussi partout où celte doctrine a pris racine, le peuple, depuis des milliers d'années, croupitil dans un honteux esclavage. Témoins l'Inde et une partie de la Chine; témoins les juifs sous la domination des Pharisiens et du Talmud; témoins les chrétiens du moyen âge jusqu'à la renaissance du Pentaleuque de Moïse et de la philosophie moderne.

Les soi-disant penseurs chrétiens et juils qui reprochent à Moïse de n'avoir pas proclamé l'immortalité de lame comme dogme philosophique et national , oublient que Moïse n'avait qu'un but : créer une nation libre au nom de la loi de Jéhovah , n'étant autre que la loi de la Raison !

Moïse, d'ailleurs, nie formellement toute fatai. onina o'pnï yn an&tt naiOTi 'Sîtsuj Dipca

(Tiailé Berachoth, livre V e ). OHDiy

!tO LES LIVRES DE DIEU,

lin', lout destin, par conséquent le principe de la ^rârc. Il dil 1 : « Et Jehovab dit ;i Moïse : Tu te coucheras avec les aïeux, et ce peuple, en se levant , se prostituera à des dieux étrangers du pays où tu le feras entrer. Il m'abandonnera et détruira le pacte que j'ai tracé avec lui; et ma colère éclatera en ce jour, je les abandonnerai et détournerai ma Face d'eux; il deviendra* une proie à dévorer, des maux bien amers le frapperont. En ce jour il dira : Vraiment, c'est que Dieu n'est plus avec moi, ces/ pourquoi tous ces maux m'ont atteint*. Mais moi je ne détournerai en ce jour rua face fie lui que pour tout le mal qu'il a fait, et parce qu'il s'est tourne vers itautres dieux*. Et maintenant notez-vous toute celte Schirak (doctrine), enseigne-la aux fils d'Israël, luels-la dans leur bouche, afin que cette Schiruh me serve de témoin auprès des fils d'Israël. »

Ainsi donc Moïse prévoit et anéantit le prétexte du destin et de la grâce; prétexte mis en

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