‹ Moïse et le TalmudChapitre 60 sur 178 · Deutéronotiio, ebap. xxx · texte numérisé non relu

Deutéronotiio, ebap. xxx

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 8fi il leur fut. impossible de rassembler seulement quelques tribus. Car le Talmud est une doctrine diamétralement opposée à celle de Moïse.

Moïse s'est bien gardé de proclamer l'immortalité de lame comme dogme religieux. Il en connaissait trop les dangers sociaux et politiques; non qu'il la niât, puisqu'il appelle la mort, soit la rentrée im.r ancêtres , soit rejoindre son peuple, puisqu'il punit le criminel dans sa quatrième génération, ce qui ne lui ferait rien si le mort mourait tout à fait; mais comme législateur il ne pouvait, il ne devail pas proclamer un principe qui ne pût être historiquement, empiriquement prouvé. Nous avons déjà dit que Moïse avait devant les yeux les funestes exemples d'un dogme surnaturel en Egypte, où, grâce à la métempsycose, idée subsidiaire de l'immortalité, le peuple ignorant et abruti, adorait des oies, des bœufs et des clials. Partout où le dogme de l'immortalité est proclamé sacré, partout où

il Tait corps avec la profession fie foi religieuse, te peuple qui y compte supporte toutes les injustices, toutes les tyrannies, soit de ses propres maîtres, soil des dominateurs étrangers. Il y a plus: le dogme de l'immortalité ne va pas sans l'idée de la prédestination, idée de caste et de fatalité, qui ote à l'homme toute croyance à sa liberté d'abord, à la vertu ensuite. S'il est malheureux, c'est qu'il est prédestiné; s'il est vicieux, c'est manque de grâce; s'il est criminel, c'est un mauvais sort. Bientôt toute volonté s'enchaîne, L'homme, ne croyant plus à son propre avenir, ne travaille plus, 11 vient au monde, l'un un bât sur le dos, l'autre un fouet à la main; l'un serf, L'autre seigneur; l'un vicieux, l'autre vertueux. Ceux qui, malgré ces erreurs, sentent en eux une grande volonté, une sainte ardeur, au lieu de rayonner en dehors par le travail,' par de grandes actions, creusent en dedans pour détruire cette volonté même qui devient leur suprême bonheur. C'est le Nirmnah des bouddhistes , c'est la sainteté des rabbins et des moines chrétiens. En effet, à quoi leur sert la volonté libre, puisque l'homme, d'après ces

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 87 principes , ne contribue en rien, ni à son bonheur, ni à son malheur? Y a-t-il seulement un bonheur ou un malheur? Eh non ! puisque grâce à cette doctrine toute celte terre n'est qu'une vallée de misères, et qu'il n'y a qu'une seule béatitude décrite par le Talmud d'abord, puis par les mystagogues chrétiens : <•. Se trouver en face de Dieu , une couronne sur la tête , et le contempler sans rien faire'. »

Qu'il y ail des tyrans, des méchants, des barbares, des violateurs de tout droit, qu'importe! Prions pour leurs âmes, afin qu'elles sortent du purgatoire. Encore une idée talmudique. Quant à leurs victimes, Hieu les récompensera là-haut an ciel. Elles sont au paradis, attendant que leurs anciens tyrans les rejoignent , après l'expiation dans l'enfer, ou bien le jour de la résurrecliou des morts".

Se révolter contre la tyrannie, défendre ses droits de citoyen, niaiseries que tout cela. Puis-

1. .rcaen vvo D'fUl pisau muas D'pns (Traité Juuraa, livre II'.

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