Nin mn'w'j IBBfflOn '3 Deutéroname, chap. r, v
3, LévitUiuc, chap. xts, v. 2.
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LOI FONDAMENTALE DR MOÏSE, 93 rôles. Celui qui n'aime pas Dieu dans son cœur et dans son âme est fortement soupçonné de devenir immoral, c'est-à-dire, impur et injuste. Moïse, en effet, ne déduit le principe de moralité ni de l' Utilité, ni du Droit social, ni d'aucun autre axiome. Il le trouve dans l'idéal du cœur, et cet idéal c'est l'aspiratiow de la créature a imiter le Créateur.
L'homme, avant tout, est le serviteur de Dieu.
Plus de dix fois le Petitateuque répète cette phrase : « Car vous êtes mes serviteurs. Vous étiez esclaves en Égypte. » Tous les hommes, n'étant que les serviteurs de Jéhovah, doivent se traiter en frères. Moïse nie presque le moi au nom de ce principe. Sans entrer dans des considérations philosophiques il paraît nier que \enonmoi fût autre chose qu'un autre soi-même. Toute sa morale repose sur cette égalité absolue des hommes devant Jéhovah. En vertu de celte égalité il défend même d'aliéner la terre à perpétuité. Il dit : « .4 moi est In terre; vous n'êtes que mes serviteurs 1 . » Souvent, sans dire : « Vous
l. Lévitiqae, chip, xxv, v. 23. ans »s yinn >S
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êtes tues serviteurs, » il se contente, connue pour lu défense de prendre un intérêt, d'ajouter : a .le suis Jéliovaliqui vous ai tirés d'Égyple'. » C'eslà-diro. vous n'êtes tous que des esclaves affranchis par ma loi.
Pour tous les cas de la vie ordinaire Moïse commande au fort de se mettre à la place du faible, et de le traiter comme il voudrait être traité lui-même s'il était dans le même cas.
« Car, dit-il, lu étais comme lui esclave en Egypte; moi seul, .léliovali, je t'en ai tiré. Que, si tu manques à cette loi', il suffit que le salarié, l'étranger, l'esclave crie contre loi pour que je l'écoute; loi alors et tes enfants, vous deviendrez comme l'opprimé, et je te ferai comme lu as Tait à ton frère. »
C'est an nom de cette même loi que Moïse ordonne la charité' dans un langage divin : a Tu donneras an pauvre, lu ne rétréciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas la main en présence du pauvre, ton frère. Tu lui ouvriras ta main,