Deutcronomc, chap. xm, y
le droit de l'autre est lésé. Donc, tu ne feras
pas, etc., etc. »
L'affirmative : « Ce que tu veux qu'on te fasse, fais-le à autrui . » Ta aimeras ton prochain comme toi-même'.
Et toujours, au nom de Jéhovah, la justice de la loi ne laissant pas impunies les infractions au droit du prochain , récompensera le devoir accompli. Le chapitre six du Lévitiquc, qui est une espèce de résumé rédigé sur de vieux documents, contient des commandements moraux très-élevés de ces deux genres. Ce chapitre, bien qu'il répète certaines lois déjà connues, est trèsremarquable. Le voici :
« Et Jéhovah parla à Moïse et dit : « Carie à h toute la commune d'Israël et dis-leur ce qui « suit r Soyez saints , car saint je suis , moi , ,lé- « hovah voire Dieu. Que chacun respecte son « père et sa mère; observez mes jours de repos, « je suis Jéhovah votre Dieu. Ne penche/, pas « vers les idoles, ne vous faites pas de dieux a fondus, je suis Jéhovah. Quand vous sacri-
!. Lévilique, chap. %tn, v. 18.
L'i ] r II C. Ci
LOI FOS DAM EN TALE DE MOÏSE. 101 « fiez un sacrifice de paix , voua le pouvez d'a- « près votre volonté, mais qu'il soit mangé le « jour du sacrifice et encore le lendemain ; ce a qui reste pour le troisième jour doit être u brûlé. C'est chose réprouvée qui ne peut être « accueillie à bien. Celui qui le mange portera k sa peine, car il a profané la sainteté de Dieu, « et celle ânie doit être retranchée de son a peuple. (Evidemment cette défense, comme » tant d'autres, est hygiénique; la viande de « trois jours est impure el malsaine). Quand tu « récolteras la moisson de la terre, ne coupe o pas les coins de ton champ, et ce qui reste de a ta moisson ne le recueille pas. Ne grapille pas « ta vigne et ne glane pas les grappes tombées ; a au pauvre, à l'étranger, tu abandonneras tout « cela, je suis Jéhovah votre Dieu'. Vous ne vo- « lerez pas, vous ne dénierez pas, vous ne menti tirez pas l'un contre Vautre, vous ne jurerez u pas en mon nom en menlanl, car tu profane- « rais le nom de ton Dieu, ,1e suis Jéhovah. Tu « n'opprimeras pas ton prochain, tu ne le spo-
1. J'ai déjà fait observer que la formule: Je suis Jéhovah veut dire : vous éles tous égaux devant Dieu.
« lieras pas, tu ne garderas pas une seule nuit « jusqu'au matin le salaire du mercenaire. Ne « maudis pas, n'injurie pas un sourd, ne mets ce jamais un achoppement devant un aveugle, n Crains ton Dieu, je suis Jéhovah.
« Que rien de tortueux n'entre dans votre if justice. INe ménage pas le pauvre parce qu'il h est pauvre, et n'aie nul égard pour le riche « parce qu'il est riche. Juge ton prochain avec « justice, ne vas pas rapportant contre ton pro- « chain, ne le dénonce pas, et ne reste pas debout, a (inactif), quand il s'agit du sang de ton proa chain. Je suis Jéhovah.
a Ne hais pas ton frère dans ton cœur. Tu « dois lui demander raison, mais ne porte pas « avec toi sa faute. Ne te venge pas. Tu ne dois h pas garder rancune aux fds de ton peuple. Tu
a DOIS AIMER TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME '. Je
a suis Jéhovah. »
C'est avec cet axiome qu'il clot les commandements moraux de ce chapitre. Il contient en effet, en trois mots, — car en hébreu il n'y a que
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LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 103 trois mots, — le vrai sens de toutes les autres prescriptions.
L'autre axiome : « Fais à ton prochain ce que tu voudrais qu'il te fit, » est énoncé plusieurs fois, d'abord pour les peines. Il est dit, en toutes lettres' : o Et vous lui ferez comme il a compté faire à son frère. » Le commandement « œil pour œil et dent pour dent » repose sur le même principe que Moïse applique au mal comme au bien.
Moïse ordonne' de recueillir l'animal égaré du prochain ou n'importe quel objet perdu potir le lui rendre, de relever l'animal tombé, etc., etc. C'est-à-dire : « Fais à ton prochain ce que tu espères qu'il te fera. » 11 dit* : h Ne vexe pas l'étranger, aime-le comme toi-même, car vous étiez étrangers dans le pays d'Egypte. »
Dans aucun pays actuel l'étranger n'est encore l'égal des nationaux. Dans l'État de Moïse, il l'était. Il dit en outre : « Si tu prêtes de l'argent à ton peuple, au pauvre chez toi. ne sois pas avec lui comme un usurier, ne lui impose pas d'usure.