Exode, chap. n, v
1-01 FONDAMENTALE DE MOÏSE. 145 laieul la couche paternelle avec une des concubines.
L'aventure malencontreuse de Dinah est encore une suite de ces désordres, ainsi que la vente de Joseph aux Egyptiens. Tous ces malheurs ne jaillissent que de la même cause : la polygamie. Ces histoires , au lieu d'être expurgées, devraient être lues et connues par toute honnête femme, voire par toute jeune fille. Elle n'y apprendra jamais un mauvais principe, elle ne sera jamais tentée d'imiter ce mal, qui, nulle part, dans le l'enlateuque, ne se manifeste que pour traîner à sa suite un châtiment exemplaire. N'est-il pas curieux qu'après l'enlèvement de Dinah son nom ne soit plus jamais prononcé ? A ce sujet, je dois faire observer que, s'il y avait quelque part, dans un pays païen, musulman ou juif, une famille catholique dont la fille eût été enlevée par le prince de la nation, et que ce prince déclarât vouloir épouser la jeune fille et se convertir lui et tous ses sujets à la religion. </c lu bien - aimée , tous les catholiques, non - seulement accepteraient d'emblée cette proposition , mais encore jubileraient de joie
eu criant au miracle. Ils auraient peut-être
raison.
Mais les fils de Jacob s'écrièrent : « Notre sœur est-elle une courtisane'? » Loin d'accepter l'offre, ils massacrèrent le prince , ses amis avec lui et Dinah avec eux. Je le répète, l'action est cruelle, mais elle prouve que les Hébreux n'ont jamais été des faiseurs de prosélytes. Ils n'admettaient pas qu'on changeât de dieu pour une jeune fille manquant à son devoir. Et quant à Dinab, son sort était mérité.
Joseph était également monogame.
Dans tout le paganisme, il ne se trouve pas une histoire pareille à celle de Joseph. Si Hippolyte recule devant l'amour de l'hèdre, c'est qu'elle est la femme de Thésée, son père. Il n'était d'ailleurs pas esclave.
En France, on a l'habitude de rire au récit de celle histoire, qui est tout simplement admirable. Pour un Hébreu , la femme mariée était chose sacrée. Légende ou non, l'Écriture la ra-